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Elle veut avant tout l'abolition définitive et entière

(1) Michel Bakounine, connu sous le nom de roi de Saxe pour avoir tenu pendant deux jours la ville de Dresde sous sa dictature, a été interné pendant quelque temps à Ircouisch (Sibérie). On l'accuse d'avoir volé dans cette ville des sommes énormes à différents marchands et employés du gouvernement, et d'avoir même trempé dans l'assassinat d'un jeune homme nommé S'ékludoff. Réfugié plus tard en Angleterre et en Suisse, il a pris part au mouvement insurrectionnel qui a éclaté à Lyon le 28 septembre 1870. Dans une lettre écrite de Marseille à ses amis de Lyon, au commencement d'octobre, il dit que pour la résolution de vengeance et de désespoir il sera toujours temps jusqu'à ce que les Prussiens entrent à Lyon. Nous re- . produirons cet'.e lettre ç\.\' alphabet secret ({v^ elle contient dans notre

nouvel ouvrage sur V Internationale.

(2) L'admission de cette section au Congrès romand, du 4 avril 1870, tenu à la Chaux- de-Fonds, sous la présidence de Dupleix, souleva une véritable tempête : 21 délégués votèrent pour son admission, 18 se déclarèrent contre : aussitôt que le résultat du vole fut connu, les délégués qui avaient voté non se retirèrent du Congrès. Une scission se produisit entre les sections de Genève, du Locle et la section centrale de la Chaux-de-Fonds : scission qui dure encore. {Solidarité, 11 avril 1870.)

« des classes et l'égalisation politique, économique et soa ciale des individus des deux sexes, et poui* arriver à ce a but, elle demande avant XontVabolitiondn droit de Vhé- « ritage, afin qu'à l'avenir la jouissance soit égale à la pro- « duction de cliacun, et que, conformément à la décision « prise par le dernier Coiigrès des ouvriers à Bruxelles, la « terre, les instiunienfs de travail, comme tout autre ca- « pital, deven.ant la propriété collective de la société tout « entière, ne puissent être utilisés que par les travailleurs, « c'est-à-dire par lesassocialions agricoles et industrielles.

3. « Elle veut pour tous les enfants des deux sexes, dès K leur naissance à la vie, l'égaliîé des moyens de dévelop- « pement, c'est-à-dire d'entretien, d'éducation etd'instruc- « lion à tous les degrés de la science, de l'industrie et des « arts, convaincue que cette égalité, d'abord seulement Œ économique et sociale , aura pour résultat d'amener de « plus en plus une plus gi'ande égalité naturelle des indice vidus, en faisant disparaître toutes les inégalités factices, «■ produits bistoriques d'une organisation sociale aussi « fausse qu'inique.

4. « Ennemie de tout despotisme , ne reconnaissant « d'autre forme politique que la forme républicaine, et « rejetant absolument toute alliance réactionnaire, eilere- « pousse aussi toute action politique qui n'aurait point a pour but immédiat et direct le triomphe de la cause des « travailleurs contre le Capital.

5. K Elle reconnaît que tous les Etats politiques et au- « toritaires actuellement existants, se réduisant de plus en « plus aux simples fonctions administratives des services a publics dans leurs pays respectifs, devront disparaître « dans l'union universelle des libres Associations, tant « agricoles qu'industrielles.

6. « La question sociale ne pouvant trouver sa solution a définitive et réelle que sur la base de la solidarité uni- « versclle et internationale des travailleurs de tous les a pays, rAlli;ince repousse toute politique fondée sur le « soi-disant patriotisme et sur la rivalité des nations.

7. « Elle veut l'Association universelle de toutes les as- « sociations locales par la Liberté. »

Nous exposerons tout à l'heure la manière dont les mem-

bres de l'Internationale apprécient l'armée, le clergé, la magistrature, la religion, etc., etc.; mais qu'on nous permelte encore quelques citations. En pareille matière, on ne saurait assez les multiplier; elles sont aussi instructives qu'intéressantes.

Nous empruntons la première au Vulksstimme , organe du socialisme, à Vienne (Autriche).

a L'égoïsme le plus aveugle, nous dit cette feuille, peut « seul méconnaître qu'il n'y a plus que le triomphe et la « réalisation de la révolution sociale qui puissent mettre fin a à la pourriture effrayante qui a envahi toutes les couches a de la société, et fonder à la place de l'anarchie actuelle un a ordre social conforme à la justice et au bien-être social, tt Vraiment, il n'est pas besoin de dissertations scientifi- « ques pour prouver la nécessité de profondes réformes so- <t cialcs. Aujourd'hui, le socialisme s'empare fatalement de a tous les esprits : l'avenir est à lui. Le doute n'est plus a permis sur ce point, car toujours plus menaçantes et plus « hautes montent les vagues du mouvement ouvrier dans a tous les pays. La force principale des masses ouvrières « se concentre surtout dans les capitales et dans les autres « grandes villes de l'Europe ; partout nos bataillons orga- « nisés poussent en avant. Déjà, en Espagne , le drapeau ce rouge a reçu le baptême du sang.

a Les agitations électorales, en France, prouvent que K partout on est décidé à opposer aux réclamations légi- « times des travailleurs la force brutale et l'éloquence des « baïonnettes.

« Pour nous, le drapeau ronge est le symbole de l'amour « humain universel. Que nos ennemis songent donc à ne a pas le transformer contre eux-mêmes en drapeau de la « terreur. »

(Reproduit flans YEqallté, numéro du 22 mai 1869.)

Le passage suivant est aussi significatif :

« Ce que nous saluons avec bonheur, c'est la renais- ': sance du socialisme en Pi-ance, aussi croyant, mais plus « scientitique et plus expérimenté qu'en 1848. Voilà pour-

« tant ces idées en haine desquelles on a fusillé et déporté « tant de républicains. Juste une génération, vingt ans a après, elles reviennent, avec la même ténacité, se poser « en face de l'ordre épouvanté.

a Ordre menteur, lui disont-cllcs, qui n'as pour te sanc- « tifier que le goupillon d'un prêtre mercenaire, et pour o: t' appuyer que le sabre du soldat impopulaire, tes.jours « sont comptés. Pour consacrer les iniquités de quelques a coupables et conserver les avantages de quelques privi- « légiés, tu courbes le plus grand nombre dans l'opprobre « de l'ignorance, de la misère, de l'exténuation, des soufre frances de tous genres et de leurs conséquences !

« Ordre exécrable ! les soupirs de tes victimes s'élèvent « contre toi, et ceux qui souffi-ent appellent le jour de jus- « tice qui point de tous côtés !

« Le canon de l'ordre ajournera-t-il encore, et l'idée « sera-t-elle, encore une fois, noyée dans le sang de ses a martyrs?. . .

« Les massacres de Belgique (1) nous ont soulevés d'in- « dignalion. L'assemblée de Belleville a flétri les assassins a de nos frères. Une protestation se signe dans les ateliers, a et de nombreuses listes de souscriptions sont en cours. a Plus lard je vous ferai part des résultats. Si l'Association K internationale est légalement morte en France, jamais, a par l'esprit, elle n'a été si vivace et si grandissante. »

{E(jalilé, numéro du 8 mai 1869.

Correspondance de Paris.)

Nous lisons encore dans VEfialité, sous la signature de Virginie Barbet :

<c Quant à nous, partisans des situations nettes, ennemis « du vague, de l'incertain, quand nous exposons nos prin- « cipcs, nous ie faisons catégoriquement. Ainsi, égalitaires

(I) Ces massacres se réforent à l'émeute qui éclata au mois d'avril 18G9, lors de la grève des ouvriers puddleurs et chauffeurs de la fabrique de fer de la Société Cockerill. à Serain?. Un manifeste a été publié le 4 mai 18G9, à Toccasion de ces prétendus massacres, par le conseil général de Londres, dans VEnalité (numéro du •il mai 1869\

a convaincus, nous voulons arriver à l'égalité non par la « liberté politique, liberté ridicule qui laisserait subsister a cet esclavage civilisé qu'on appelle le prolétariat, mais a par l'abolition du droit (F hérédité, moyen sûr et décisif « dans ce temps où l'on a si grand besoin de moyens sûrs, a décisifs. Oui, mais pour le parti mixte on est beaucoup a trop concluant ; aussi nous traitc-t-on de révolulionnai- « res, d'ennemis de l'ordre, d'excitateurs à la guerre ci- « vile, etc., etc. Eh bien, l'épilhètc de révolutionnaires, « nous nous en glorifions ; car gi'âce aux vainqucui's de la « Bastille, aux martyrs de juin et à tant d'autres, elle com- « porte l'idée de la justice et le sentiment de l'abnégation « poussé jusqu'à ces hauteurs sublimes, la prison, l'exil et « la mort. Oui, nous nous avouons ennemis de l'ordre, de X cet ordre qui ne profite qu'à ceux qui, à force d'exploi- « tation et de rouerie, sont parvenus à empiler des mil- « lions dans leur coffre-fort. Quant à la guerre civile, ni « nous ne la vouions, ni nous ne la provoquons; toute- « fois, nous n'hésitons pas à déclarer avec notre franchise « habituelle que, pour l'éviter, nous ne voulons plus faire « de ces lâches Iransaclions qui compliquent les situations a au lieu de les débrouiller ; estimant que mieux vaut une tf lutte avec toutes ses conséquences, lutte d'où sortira, tf nous l'espérons, le triomphe du principe d'égalité, qu'un « ordre social inique, oppressif, abrutissant; qui, si nous (f devions le subir longtemps encore, obligerait à l'érnigra- « tion tout ce qu'il y a de vivace et d'intelligent, et con- « duirait ainsi l'Europe fatalement à la décadence. Du '<■ reste, au fond, personne ne s'y trompe : si nous sommes « appelés à voir les horreurs de la guerre civile, ce ne sont Œ point les classes laboi-ieuses qui l'auront voulue, mais « bien les classes possédantes ; que ces dernières se rcn- « dent à la première sommation de ceux qu'elles ont si in- « dignement exploités, qu'elles consentent sagement à leur a faire une restitution justement exigée, et celte grande « transformation sociale s'accomplira sans qu'on ait à con-

stater d'actes regrettables.

Virginie Barbet.

Correspondance de Lyon, 13 mars 1869.

(Extrail de VEgalité, 10 avril 1869.)

• Et encore :

a Ce qui nous sépare radicalement et irrémédiablement, « nous autres socialistes, des hommes politiques les plus « radicaux, c'est que pour ces derniers, la liberté est tout, « absolument tout. Ils disent : la Liberté (labord, la soli- « darité après..

« Devise profondément illogique. . . . nous disons, nous, c( et nous ne nous lasserons pas de le répéter : la solida- <i rite d'abord, la Liberté après.

(Progrès du Locle, 29 janvier 1870.)

« Je ne suis point de l'avis de ceux qui voudraient que

K l'on renversât un système politique seulement pour con-

« quérir les libertés de la presse, de la parole et du droit

« de réunion ; je suis de l'avis de ceux qui pensent que

« quand on démolit un vieil édifice pour en construire un

œ nouveau, il ne faut pas laisser les fondations lézardées

a du vieux pour asseoir le nouveau. En matière d'instruc-

« tion, il faut opposer à l'étude immorale de la Bible, celle

« des hommes utiles.

(Extrait d'un discours prononcé par Richard au congrès do Bruxelles sur la 4^ queslion de YinslrHCtioii intéijvale.)

« La Bible est le code de l'immoralité, ajoutait 31urat. »

i( L'Internationale, noufi dit-on, est le moyen le plus ac- « tif mis à la disposition des travailleurs pour abattre le a despotisme et ouvrir l'ère sociale

« Nous entrons dans une période où chacun a besoin de

« s'affirmer C'est pourquoi, si nous ne voulons pas

« relouîber à la démoralisation du bas empire, moulrons- « nous les dignes lils de ceux qui ont amené 1789, 18o0 « et 1848.

a 11 faut préparer la Révolution Sociale. Car, sachons-le « bien, nous producteurs, nous devons être l'Etat, et « quand nous le voudi'onss nous le pourrons

« L'Internationale, disait le citoyen Ilins au congrès de « Bâle, est aujourd'hui a?sez forte pour se faire craindre

« et respecter. Il faut que désormais elle ait pour devise le « mot de Danton : De l'audace, encore de l'audace, et tonet jours de l'audace !

11 y a quelques jours à peine, dans une assem])lée généi.ile des sections parisiennes tenue sous la présidence de \ arlin, ce dernier a terminé son discours par ces mots : a // faut dire tout haut, nue fois pour toutes, que nous « voulons la République sociale avec toutes ses conséquen- « ces. {Internati07iale, numéro du 24 avril 1870.)

Les membres de l'Internationale proclament encore que l'égalité devant la loi n'est ni réelle ni exacte.

a Comment serions-nous égaux devant la loi, lorsque la Œ loi est formulée et appliquée par une caste qui ne con- « naît le travail et les travailleurs que par des rapports iu- « complets; lorsque la loi a pour but de maintenir en face veur des possesseurs tous les avantages sociaux ? »

Ils veulent la liberté, l'égalité, la civilisation, qu'ils définissent la plus grande somme de bonheur et de bien-être possible : ils ne voient d'autres moyens d'arriver à ces biens suprêmes, liberté, égalité, civilisation, que par la direction sociale, par la loi, par ce qu'on appelle la politique.

Ils définissent ainsi leur socialisme :

« Le socialisme que professe l'Internationale, doit avoir <-<■ un caractère à la fois scientifique et révolutionnaire, -o (Ex^lrait du Progrès du Locle, 2 avril 1870.)

Nous lisons dans VEgalité de Genève (numéro du 27 mai 18(39), au sujet des armées permanentes :

« Les armées permanentes sont filles du despotisme le « plus abject. Elles doivent leur fondation à ce roi de « France qui se vautrait dans l'orgie à Bourges, tandis que « les Diinois, les Xaintraillcs et les autres représentants ,« du patriotisme français combattaient bravement contre « les ennemis de l'indépendance nationale, et qui paradait

« dans ses fêtes somptueuses, tandis que Jeanne d'Arc ex- (f piait sur le bûchei' de la noblesse anglaise et du clergé « français le crime d'avoir délivré la patrie de ses envahisa seurs.

« Le principe des armées permanentes ne se discute « plus, c'est la pierre angulaire du despotisme ; c'est l'école « de la servilité et de la dépravation ; c'est la source pre- « mière de la prostitution ; c'est l'épouvantail du progrès ; « c'est le poignard dirigé contre la poitrine de l'humanité; a c'est la hache suspendue, en permanence, sur la tête de' « la liberté ; c'est le principe du parasitisme et de la mi- « sère, c'est l'éternel obstacle à la fraternité des peuples.

« A bas les années permanentes (1) !

Le même journal constate que la tenrlance générale, en" a ce moment, est la destruction morale de toute autorité a et de toute loi ; les cultes s'en vont, il n'y a plus ue reste pect ni pour les dieux, ni pour les rois, ni pour les puis- « sants quels qu'ils soient : c'est un des signes du temps.» (Même numéro du 27 mai 1869. — Correspondance parisienne.)

La magistrature elle-même n'est pas à Vabrl de leurs attaques, ou plutôt de leurs calomnies : on en devine aisément le motif.

Ils sont impatients de saluer le rêgae de la justice du peuple par le peuple. Leur impatience se traduit en injures et en grossières invectives que reproduisent leurs feuilles officielles. Depuis longtemps, s'écrie V Internationale, « on « sait à quoi s'en tenir sur la moralité des maçristraturcs^ « que V inviolabilité ne défend pas plus de la corruption « qu'un couvercle de cristal ne défend notre nez- contre « les exhalaisons du fromage. La magistrature française « est totalement corrompue. La magistrature belge est

(l) Un autre article aussi violent, sur lus milices et les arméeè permanentes, a été publié dans le Prngirs iJu Locle (15 mai 1869) : « L'armée, qu'elle s'appelle milice nationale, ou garde impériale, « est incompatible avec la liberté, tout comme l'Etat, qu'il s'ap- « pelle monarchie ou république, est incompatible avec la liberté.»

« tellement avancée qu'elle marche toute seule. La ma- « gistrature allemande est à la hauteur de ses deux sœurs, « et un trio d'Euménides a remplacé dans ces trois pays « la divine Astrée que les anciens disaient remontée au a ciel.

(( Le citoyen Bornhorst, de Magdebourg, après vingta huit jours de prévention, vient de comparaître devant ce

« tas de gredins qu'on appelle des juges

« Les juges sont inamovibles et inviolables, il est

« vrai, mais malgré cela, ils pourraient bien, un jour, être « suspendus. ... à une corde. »

(Extrait du journal V Internationale, numéro du 12 décembre 1869, p. 4. Nouvelles de l'extérieur. Allemague.)

Les internationaux sont naturellement des libres-penseurs ; leurs professions de foi sont édifiantes. Ils partent de ce principe : « Que trois fléaux continuellement en per- « manence existent pour ronger les productions de l'hu- « manité; ce sont : le prêtre, le soldat, le rentier, et que, « pour se soustraire aux influences malsaines de ces trois a classes, il faut les combattre les unes par les autres, en « commençant par la dernière. y> Ce programme est assez net et assez significatif ; mais la déclaration suivante est encore plus explicite et plus caractérisée. Nous l'empruntoas au Mirabeau, de Verviers (numéro du 17 avril 1870) :

a Regardez le paillasse qui se démène dans un tonneau, « comme le diable dans un bénitier, pour insinuer à l'ai- « niable troupeau rassemblé que son baragouin est de la (f pure et saine morale émanant d'une puissance surnatu- « relie. Ce paillasse aux allures lugubres tonne dans son « tonneau comme la foudre, grimace et se contorsionne « comme un épileptique ; trépigne de fureur et s'élève a comme un cacafougua tragique prêt à sauter à pieds « joints sur ses auditeurs ahuris, qui écoutent sans sour- « ciller les platitudes et les tirades ennuyeuses de son ré- « pertoire tragi-comique. Cette espèce de charlatan a usé a ses fonds de culottes sur les bancs universitaires, pour « nous chanter des pasquils en langue morte et nous citer

« des textes latinisés que nous ne comprenons pas plus « que la langue de Vidocq, fameux argotier que Mercure a ait en sa sainte et digue garde, s'il ne le porte en son a giron. Quand ces boulions habillés en momons parcou- « rent les rues en braillant comme des ânons, flairant les « pièces de cent sous comme l'hyène flaire la chair en a putréfaction, expédiant les âmes à Caron par différentes « portes, ils fout tout l'effet des maniaques échappés des « petites maisons. De pareils hélîlres vous soulèvent l'âme <i d'indignation. Tous leurs actes sont arbitraires, em- « preints de perfidie et de scélératesse. Ils sont nos très- « chers frères en Jésus-Christ : nous sommes les Abel de « nos trL'S-chers Caïn. Dansez, marionnettes, pantins, mes

« amours, de vos momeries on se f toujours. » H.

Voici comment s'exprime V Internationale {nmnéro du 19 décembre 1869) au sujet de la dissolution de l'anticoncile de Naples, par les soldats de Victor-Emmanuel, ce roi-caporal... « Et ces pauvres Italiens qui ont versé leur snng, « croyant délivrer V Italie, et qui n'ont fait que charnier a de maître. Au lieu de l'Autrichien, fier et cruel, ils ont a le Victor-Emmanuel, paillard et dévot, qui honore à la « fois le cotillon, le goupillon et le sabre. »

Et nunc erudimini...

Examinons maintenant l'organisation, les ressources et les moyens d'action de l'Internalionale.

Organisation de l'Internationale.

Il importe de donner d'abord une idée générale de l'organisation de rinteniationale; elle se résume dans ces trois termes : Conseil général ou central, Conseil fédéral, Section.

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