Buckle : Civüization in England, I, p
DÉBUTS DE LA PHILOSOPHIE DE l’hISTOIRE
Sa tentative suggestive, sinon très heureuse, pour prouver ce point qui repose sur Tacceptation de Tune des erreurs fondamentales des économistes classiques — la théorie du fonds des salaires — ne peut être que mentionnée ici (1). Il est cependant important d insister sur ce fait, qu’à cette seule exception, Buckle ne fait aucun effort pour éclaircir le rapport entre le milieu physique et la distribution de la richesse; car la distribution, nous dit-il, dépend « de circonstances d’une grande complexité qu’il n’est pas nécessaire d’examiner ici et dont, comme il l’ajoute dans une note, « beaucoup sont encore inconnues » (2).
1. — Brièvement résumé, le raisonnement est le suivant : Les deux principaux éléments de la nourriture sont la carbone et Loxygène; plus le pays est froid, plus la nourriture doit être riche en carbone; les aliments azotés sont moins coûteux que les aliments carboniques. Les salaires dépendent de la population, la population de la quantité des éléments, d^où la tendance pour les salaires à être bas dans les pays chauds, et à être élevés dans les pays froids. Finalement, les salaires et les profits varient dans des proportions inverses, ou conune il le dit partout, si la rente et Pintérêt sont hauts, les salaires sont bas. D ^où la grande différenciation des classes rurales dans les pays chauds.
2. — Buckle ; Civüization in Bngland, I, p. 51. Il est amusant de noter que la seule loi que Buckle accepte, « la grande loi du rapport entre le coût du travail et les profits du capital », est précisément celle qui, dans sa forme originale, a été discréditée par la recherche économique moderne. En dépit de ce fait, M. Eobertson est si fidèle à son héros, qufil appelle cette loi « une de ces généralisations par lesquelles Buckle illumine réellement Phistoire ». (Eobertson . Buckle and his Critics, p. 49.)