‹ L'Interprète, comédie-vaudeville en 1 acteChapitre 3 sur 22 · M“ DURAND, MAURICE · texte numérisé non relu

M“ DURAND, MAURICE

Maurice. Certainement . elle dira la mtinherr, ou j’y perdrai mon allemand...

Ali l ça, ma chère madame Durand, quel est ce George dont vous parlez t nijonrs ?

sud. di'ra!id. Un lion garçon, franc, honnête, et que j’aime presqil’aülant «pie ma Loni-c, malgré le chagrin qn’il m’a causé... Dam! vovez-vons. quand on a nourri un enfant, il vous ticiit toujours au cœur., .c’est comme un HD... ta mère qu’était une paysanne de Yerdgny, un village àquati e lieues d'ici, oh nous demeurions, îl y a trois mois, est morte en le incitant au inonde. . . quant à son père . .

ni vu , ni connu.

MAVUicE. 11 y a dans mon pays, des romans qui commencent comme ça.

mad. dvrard. Alors, je me suis chargée de l'enfant. .. il a gr.rndi dans l'école de mon mari; et v'iâ qu'il s’est mis ?i aimer ina Louise... je le laissais faire ; car il était gentil lui... il avait du cœur, ce n'était pas comme. . .

Maurice. Ailes toujours.

mad. durakd. C’est alors, que , pour son malheur, il a fait la connaissance d’un monsieur comme il faut. . . l'homme d’affaiies d’un grand seigneur, qui avait des terres dans les environs. .. et puis, tout d’un coup, il était devenu taciturne. . .

enfin, un soir, le lendemain des fi utçailles, il parait qu'il a pris son parti. . . il a passé les avant-postes.

Maurice. Envéïitél

mad. durvrd. On i’u tu..', mais je suis sûre qu'il n'a pas eu de vilain motif.

mavmce. N’importe; émigrer , c’est affreux.

MAI». DURAND. Mll : S VOUS ?

Maurice &]oi,c*C!>t bien différent, j’ai déferlé.

mad. dur a *d. Si Loui-e savait ça, elle l’attendrait toujours... moi aussi, je voudrais bien le revoir, et t'embrasser ; mais quand je pense ou danger..*. (Voyant les militaire s gui (irritent, par le fond à gauche.) Ah ! voilà nos militaires.

MAURICE. De quel coté?

MAD. durand. Par ici.

Maurice, faisant quelques pas vers le fond Adroite. J’ai a flaire par là; je vous souhaite le bonjour. «

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