M“ DURAND, MAURICE
Maurice. Certainement . elle dira la mtinherr, ou j’y perdrai mon allemand...
Ali l ça, ma chère madame Durand, quel est ce George dont vous parlez t nijonrs ?
sud. di'ra!id. Un lion garçon, franc, honnête, et que j’aime presqil’aülant «pie ma Loni-c, malgré le chagrin qn’il m’a causé... Dam! vovez-vons. quand on a nourri un enfant, il vous ticiit toujours au cœur., .c’est comme un HD... ta mère qu’était une paysanne de Yerdgny, un village àquati e lieues d'ici, oh nous demeurions, îl y a trois mois, est morte en le incitant au inonde. . . quant à son père . .
ni vu , ni connu.
MAVUicE. 11 y a dans mon pays, des romans qui commencent comme ça.
mad. dvrard. Alors, je me suis chargée de l'enfant. .. il a gr.rndi dans l'école de mon mari; et v'iâ qu'il s’est mis ?i aimer ina Louise... je le laissais faire ; car il était gentil lui... il avait du cœur, ce n'était pas comme. . .
Maurice. Ailes toujours.
mad. durakd. C’est alors, que , pour son malheur, il a fait la connaissance d’un monsieur comme il faut. . . l'homme d’affaiies d’un grand seigneur, qui avait des terres dans les environs. .. et puis, tout d’un coup, il était devenu taciturne. . .
enfin, un soir, le lendemain des fi utçailles, il parait qu'il a pris son parti. . . il a passé les avant-postes.
Maurice. Envéïitél
mad. durvrd. On i’u tu..', mais je suis sûre qu'il n'a pas eu de vilain motif.
mavmce. N’importe; émigrer , c’est affreux.
MAI». DURAND. Mll : S VOUS ?
Maurice &]oi,c*C!>t bien différent, j’ai déferlé.
mad. dur a *d. Si Loui-e savait ça, elle l’attendrait toujours... moi aussi, je voudrais bien le revoir, et t'embrasser ; mais quand je pense ou danger..*. (Voyant les militaire s gui (irritent, par le fond à gauche.) Ah ! voilà nos militaires.
MAURICE. De quel coté?
MAD. durand. Par ici.
Maurice, faisant quelques pas vers le fond Adroite. J’ai a flaire par là; je vous souhaite le bonjour. «