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CHAPITRE II

L'Académie nationale de musique.

Depuis sa fondation, l’Académie nationale de musique est passée par divers régimes : Liberté, régie de l'État, régie de la ville et subvention.

Au début, ce fut une entreprise privée, mais en fait rattachée à la Cour; la cassette royale faisant face aux pertes.

En 1749, la Cour passe l'Opéra à la ville de Paris qui le garde jusqu’en 1780. Pendant cette période, la ville, tantôt l’exploite directement, tantôt cède le privilège à des concessionnaires.

Le 17 mars 1780, l'Opéra passe dans le domaine privé de l’État : les arrêts de la Cour des 3 janvier et 19 mars de cette année réglementent les détails de son administration.

Le régime de la liberté des spectacles entraîne sa ruine en 1791.

En 1793, la Commune de Paris le prend à son

compte. À cette époque, on note un essai infructueux de gestion du théâtre par un comité d'artistes.

Le Conservatoire fait passer l'Opéra sous sa surveillance et le rattache aux comités d’instruction publique et des finances.

Les décrets de 1806 et de 1811 replacent l'Opéra sous le même régime que sous l’ancienne monarchie.

Le gouvernement de Juillet reprend le système de la subvention avec adjudication publique et cahier des charges ; l'administration du théâtre placée sous le contrôle d’une commission spéciale.

Le second Empire revient à la régie directe. En 1853, l’Opéra est placé sous la dépendance du ministre d’État et en 1854 sous celle du ministre de la maison de l'Empereur.

Le décret du 22 mars 1866 établit à peu de chose près le régime actuel.

En somme, des diverses phases par lesquelles est passé notre premier théâtre de musique, le régime de la liberté est celui qui lui a été le plus néfaste ; l’essai qu'on en a fait de 1791 à 1793 a suffi pour le prouver.

Si l’Administration de l'Opéra changea fréquemment de régime, les crédits qui lui ont été alloués ne furent pas plus stables.

Au début du siècle dernier, Napoléon le dotait d’une subvention de 750.000 francs,augmentée de 200.000 fr. par un décret de 1811.

De 13816 à 1829, les crédits alloués varient de

590.000 à 850.000 francs. En 1820, l'Opéra reçoit 876.000 francs. Mais le théâtre accuse, certaines années, de gros déficits et,en 1831, le Gouvernement confie pour six années à un directeur entrepreneur, à ses « risques, périls et fortune », l'administration de l'Opéra avec une subvention de 810.000 francs.

La combinaison ne réussit pas et en 1835 nous re: trouvons l'Opéra doté d’un crédit de 682.500 francs, puis :

GP IGIO AMIS ER, ZEND 020 000. Go1B0 341890, 0. 017220 080:000 dex18571à 1861.5420 NW) ::5820:000 de 1802218707 "20e, K1:%1920:000

Enfin, en 1871, l’Opéra reçoit une subvention de 800.000 francs qui n’a pas varié jusqu’à nos jours.

L'histoire financière de l’Académie nationale de musique nous offre également le spectacle d’importantes fluctuations.

Au lendemain de la guerre, une subvention de 800.000 francs par an accordée à un directeur responsable, lui permet de réaliser de 1871 jusqu’à l’incendie de 1873 un bénéfice de 670.300 francs environ.

Après le sinistre, l'Opéra dut alterner ses représentations avec celles du théâtre italien salle Ventadour : il reçut de l'État une somme totale de

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