CHAPITRE PREMIER
De l'intervention de l'État.
Aujourd’hui que la question de l’exploitation directe, par l’État ou par les villes, d’un nombre de plus en plus grand de services est sans cesse agitée, on peut se demander, s’il est bon que l’administration intervienne dans cette matière où l’effort individuel est et doit rester tout. — Quelle devra donc être l'attitude de l’État vis-à-vis de l’Art, et l’Art musical en particulier? — Laissera-t-il ses manifestations soumises au droit commun, assimilées aux industries non protégées, sans réglementation spéciale mais aussi sans protection particulière ;ou bien, l'Etat ferat-il de l’Art musical une branche de l’enseignement national? Nous nous trouvons ici en présence d’une
question des plus complexes et des plus controver-