‹ L'Intervention Du Médecin Légiste Dans Les Cas De Séparation De Corps Et De Divorce: Précedé De Notions Très Succinctes Sur La Séparation De Corps Au Point De Vue De La LoiChapitre 17 sur 31 · A RO · texte numérisé non relu

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des tubercules; ils peuvent être syphilitiques (atrophie syphilitique), etc. — L’individu porteur d’une de ces infirmités peut-il être considéré comme impuissant et inapte à la procréation ? Non, car il peut y avoir encore des parties saines, elle médecin expert ne peut pas déterminer jusqu'où va l’action morbide.

On peut avoir inaptilude par absence ou malformation de la verge.

La malformation (hypospadias) n’entraîne pas toujours avec elle l’inaptitude au coïit, à moins que l'ouverture de l’urêthre ne soit placée à une distance considérable du gland. L'absence. de la verge entraînerait, cela va s’en dire, l’inaptitude absolue au coïl.

Une malformation ne peut pas faire juger un individu comme impuissant, attendu qu'on a constaté des rapprochements sexu:ls en dépit des malformations les plus grandes *.

On a vu cependant des cas, une verge bifide par exemple, où le rapprochement peut rencontrer de sérieuses difficultés ?.

Impuissance ou inaptitude aw coùl chez la fenime, — On ne peut pas conclure à l’impnissance de la femme par l'absence des ovaires, attendu que ces derniers échappent à la palpation, même à l'etat naturel.

Si on a affaire à des vices organiques d'un autre ordre, tels qu'imperforation de la vulve, du vagin, cloisonnement absolu de l’hymen, absence du cloisonaement recto-vaginal, rapprochement exagéré des branches du pubis, le médecin expert pourra les constater et se prononcer en conséquence. Néanmoins, malgré l’existence de pareilles malformations, on a observé bien des cas de rapprochement suivis de fécondation. Nous avons rapporté plus haut les cas relatés par MM. Giraldés, Guérard et Rothschild, où il y avait eu grossesse malgré le cloisonnement

! Leçons de M, le professeur Jaumes.

2 Ibid.

absolu de l'hymen. — Nous rapporlons ici une observation de Devergie dans un cas de grossesse avec imperforation du vagin !.

OBSÆRVATION. — Une jeune Piémontaise qui avait épousé un caporal français se présenta à l'hôpital de Turin pendant les douleurs de la parturition. Les sages-femmes, ne trouvant pas de vagin et étant fort embarrassées, font appeler le professeur Rossi. Celui-ci découvre une énorme tumeur à l'emplacement correspondant à l’orifice vaginal. Il restait à savoir comment la conception avait eu lieu. La femme avoua que son mari, n'ayant pas trouvé ce qu’il cherchait, avait pris une autre route. Il existait en effet une communication congénitale et directe entre le vagin et le rectum.

Décisions et arrêts des Tribunaux.

PREMIÈRE OBSERVATION

On trouve dans le Journal de Kopp ? la relation d’un cas qui donna lieu à une expertise médico-légale : il s'agissait d’une bossue, contrainte au mariage par l’avarice de ses parents et demandant une séparation parce qu’elle était forcée, depuis deux ans, de subir les tentatives brutales de son mari pour accomplir le coït. Les médecins trouvèrent une personne de 31 ans, pâle, très amaigrie, cyphoscoliotique ; pas de traces de seins; le bassin était rétréci au point que le diamètre antéro-postérieur comptait à peine un pouce ; le vagin était excessivement étroit et permettait à peine l'introduction du doigt. Les médecins légistes déclarèrent la femme impropre au coït et publièrent ce cas, afin, disaient-ils, que l'État prenne en considération des cas de ce genre par amour de l'humanité et par respect de la sainteté du mariage. Souhait pieux, qui paraît encore justifié en ce moment.

OBSERVATION II

(Cas rapporté par Mexeri.)

Il s'agissait d'élucider si un homme qui, après le contrat du mariage, mais avant le mariage civil, voulut accomplir le coït pour la première

1 Devergie; tom. I, pag. 81, 3e édit.

2 Kopp's Jahrb. der Staatsarznk, 8° année, (Hoffmann ; Méd. Iég., pag. 28.) * Meyer; Friedreich's Blatter, 1877, 26. (Hoffmann; Méd, lég.)

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