‹ L'Intervention Du Médecin Légiste Dans Les Cas De Séparation De Corps Et De Divorce: Précedé De Notions Très Succinctes Sur La Séparation De Corps Au Point De Vue De La LoiChapitre 25 sur 31 · ER TE · texte numérisé non relu

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d'une suppuration abondante et ne peut en aucune façon passer inaperçue. Le chancre vrai peut passer inaperçu. Il donne lieu à une infection lyu.phatique, à une pléiade ganglionnaire à la troisième période. Cette pléiade ganglionnaire est dure et indolente.

S'agit-il au contraire d’un chancre mou, l'engorgement ganglionnaire l’accompagne et est plus considérable ; de plus, il et douloureux à la pression, il tend à la suppuration, et l’on voit souvent des abcès se former et produire un pus semblable à celui du chancre mou lui-même et, comme lui, auto-inoculable.

Nous avons cru utile et opportun de donner tous ces caractères différentiels afin de ne pas laisser de lacune pour ce qui a trail au diagnostic et à l'expertise médico-légale.

Le médecin expert, qui devra toujours, nous ne saurions trop le répéter, procéder avec réserve et prudence, examinera la gorge, la tête, la surface du corps et toutes les parties où les affections virulentes et syphilitiques peuvent avoir un retentissement.

2° QuEsTION. — La lésion est-elle contagieuse, ou le conjoin contre lequel l'instance est dirigée peut-il avoir communiqué la maladie à l’autre ?

Supposons qu’une femme ait des écoulements de nature blennorrhagique : elle pourra très bien communiquer la maladie à son mari. Néanmoins elle peut lui donner la blennorrhagie sans l'avoir elle-même. Une inflammation, en effet, vulvite, vaginite spontanée ou traumatique, le coït trop souvent répélé, l'écoulement menstruel, peuvent donner lieu,chez l’homme, à un écoulement qui sera en tout justiciable du même traitement que la blennorrhagie.

Fréquemment, dit Ricord, les femmes donnent la blennorrhagie sans l'avoir, et je ne crois pas trop m’avancer en disant qu’elles en donnent vingt contre une qu’on leur rend : D’après Fournier, «ce serait le plus fréquemment » qu'il faudrait dire. Les excès vénériens, venant surtout après des excès alcooliques et

LOUE pratiqués avec des femmes de flux leucorrhéique ou avec leurs règles, peuvent faire éclater une blenncrrhagie.

Il y aurait en outre des gens doués à cet égard d'une fâcheuse prédisposilion : les gens blonds, lymphatiques, scrofuleux, et surtout ceux qui ont été déjà atteints une première fois, à tel point qu’il y en a qui ne peuvent s'approcher d’une femme ou commettre le moindre excès sans voir reparaître leur écoulement.

Ricord à exposé son opinion à ce sujet sous une forme plaisante : «Recette pour attraper la chrudepisse : Prenez une femm> lymphatique, pâle et blonde, qu'elle soit leucorrhéique. Dînez de compagnie; commencez par les huîtres et continuez par les asperges ; buvez sec et beaucoup : vin blanc, champagne, café et liqueurs, tout est bon. Dansez après votre repas. Buvez force bière dans la soirée. La nuit venue, conduisez-vous vaillamment.Deux ou trois rapports ne sont pas de trop, et mieux vaut davantage. Au réveil, n'oubliez pas de prendre un bain chaud et prolongé. Ne négligez pas non plus de prendre une injection.Ce programme rempli, si vous n'avez pas la chaudepisse, c’est qu'un dieu vous protège. »

3e QUESTION. — Les accidents constatés sur l'un et l’autre époux sont-ils correspondants ? |

Supposons d’abord qu'ils ne soient pas correspondants.

Le médecin expert constate chez ia femme un écoulement qu’il croit être une blennorrhagie, et chez l’homme l'existence d'un chancre infectant; les deux conjoints auraient donc pris leur affection chacun de son côté dans des endroits différents; mais, d'autre part, est-on absolument certain qu’il n’y ait pas de blennorrhagies syphilitiques ? — Comment se décider * ?

Les dualistes refusent au chancre simple la propriété infec-

1 Leçons de M, le pro‘esseur Jaumes.

OT tante, les unicistes disent au contraire que l’un et l’autre sont la manifestation d’une mêmeaffection.

Le mari sera porteur, par exemple, d’un chancre simple avec un bubon suppurant; la femme, d’un chancre infectant avec une pléiade ganglionnaire. Les unicistes et les dualistes ne seront pas d'accord dans l’expertise. Viendra alors un expert qui admettra la théorie d’un chancre mixte, et il dira : Un même chancre peut avoir les qualités du chancre simple et du chancre induré.

Le mari aurait pu donc,d’après ce dernier, avoir communiqué l’un des deux chancres à sa femme, et réciproquement.

À quelle op'nion s’arrêtera le magistral ?

Le mari peut être porteur de plaques muqueuses (accidents secondaires) et la femme d’un chancre induré. Pourra-t-on dire queles conjoints ont contracté leur affection loin du lit conjugal, alors qu'onsait que les accidents secondaires peuvent donner lieu à un accident primitif ‘?

Les accidents tertiaires (périostoses, adœænites syphilitiques) ne sont pas reconnus jusqu'à présent comme transmissibles.

La question est, comme on le voit, difficile à élucider, et les juges, devant des théories aussi opposées, se trouveront dans l'impossibilité de prendre une décision.

Supposons maintenant que les accidents soient de même ordre ; quel sera celui des deux conjoints qni aura commuaiqué la maladie à l’autre? « Les époux, dit Lesrand du Saulle, s’accusent généralement l’un l’autre; leur témoignage est souvent très équivoque. Ils essayent d’induire le médecin en erreur, et il importe de n’accorder aucune créance à leurs récriminations fausses et intéressées. — On procède, ajoute-t-il, à l’examen de ce que l'on trouve chez les deux époux; se croira-t on en droitde conclure à l'infection de la femme par le mari ou du mari parla femme? En aucune façon; et alors même que lechancre paraîtrait

1 Leçons de M. le professeur Jaumes.

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ancien chez l’un des époux et récent chez l’autre, on ne pourra conclure qu’à l'identité des deux maladies. Il faut laisser à l’enquête et aux débats le soin d’élablir la priorité, se tenir sur la

réserve et imiler la circonspection de Ricord,qui, malgré sa haute

compétence, déclare qu'il est à peu près impossible de déterminer auquel des deux époux doit être attribuée la priorité, chacun d’eux ayant pu contracter isolément la vérole!.

Consulté par Legrand du Saulle, Ricord s'exprime ainsi au sujet de la syphilis conjugale : « Je refuse à peu près toujours de certifier que M. X... est atteint d’accidents syphilitiques. Si j'ai soigné le malade, je me contente de dire qu’il fasse de mes ordonnances tel usage qu’il croira bon; lorsqu'un magistrat m'interroge dans une enquête civile, je ne réponds que lorsque j'y suis autorisé par l'individu qui m'a consulté; quand il s’agit d’un procès en séparation de corps, je fais tous mes efforts pour que l'instance s’appuie sur un tout autre motif que la maladie vénérienne, d’abord parce que ce motif n’est pas toujours admis et ensuite parce qu’il est à peu près impossible d'établir auquel des époux doit être imputée la priorité de l'infection. »

Le médecin expert aura soin de se rappeler et de faire remarquer que la blennorrhagie peut se prendre dans une baïgnoire, par exemple, qui n’a pas été bien nettoyée, ou bien au moyen d’éponges qui ont servi à un baigneur infecté et qui n’ont pas élé bien lavées ; il se souviendra quela syphilis peut se communiquer en dehors de tout contact vénérien et qu’elle peut, dans des cas, rares, il est vrai, exister à l'insu de la personne qui en est atteinte.

Deux cas feront mieux comprendre la chose et nous prouveront que la communication du virus vénérien aux parties génitales peut avoir lieu sans coit.

1°" Cas.— Kyan ? rapporte que deux sœurs ont été atteintes d'une

! Legrand du Saulle : Médecine légale, pag. 45. 2 Taylor; loc. cit., II, 450.

blennhorrhagie dans un bain par une éponge avec laquelle un individu affecté d’une blennorrhagie s'était lavé les parties génitales,

2e Cas.— Observation du D' RozLer !.— Malade âgée de 22 ans, d'un tempérament lymphatique. Mariée depuis huit ans, n'a jamais eu d’enfants ; elle vient me consulter avec sa mère en 1857.

Cette dame a eu, il y a trois mois, à la partie moyenne du bord libre de la lèvre inférieure, une ulcération, qu’elle à d'abord prise pour une gerçure, qui s’est ensuite agrandie peu à peu ; il y aurait eu en même temps engorgement des ganglions sous-maxillaires.

Il y aun mois, sont survenues des croûtes dans la tête avec alopécie, enrousment très marqué et éruption géuérale qui persiste encore. Aucun traitement antisyphilitique n’a été fait.

Actuellement on trouve àla partie moyenne de la lèvre inférieure, une induration élastique très marquée ;.les ganglions sous-maxillaires sont encore tuméfiés et un peu douloureux ; tout le corps est couvert d'une éruption papulo-vésiculeuse, confluente au front et autour des ailes du nez, disséminée sur les autres points.

Angine érythémateuse, douieurs dans la déglutition, engorgement des ganglions sous-occipitaux, enrouement et alopécie. Rien aux parties génitales.

Mon diagnostic ne pouvait être douteux ; mais, avant de rien dire, je fis retirer la mère, et resté seul avec la malade, je lui nommai le mal dont elle était affectée, lui demandant si elle voulait qu’il restât un secret entre elle et moi. Elle n’eut pas un instant d’hésitation ; elle voulut que sa mère fût avertie, et c’est avec elle que fut examinée la question de savoir d'où pouvait provenir l'infection.

On n’accusa pas le mari, homme d’habitudes régulières, et on voulut qu'il fût présent à la deuxième visite.

Celui-ci, âgé de 35 ans, d'une bonne constitution, ancien militaire, avoua qu’il avait eu la vérole à l’âge de 22 ans, et qu’il en avait été guéri à l'hôpital de Strasbourg. Il n'avait rien eu depuis, il n’avait absolument rien au moment de mon examen.

Vcyart que le mari n’accusait pas la femme, que la femme n’accusait pas le mari, que tout se faisait avec la plus entière bonne foi; considérant que le premier symptôme chez la femme avait été un chancre de la bou-

4 Rollet: Traité des maladies vénériennes.

(0% che, je la soumis à un long interrogatoire, d’où il résulta pour moi la | ccnviction qu’elle avait reçu la maladie de sa cuisinière.

En effet, cette jeune dame, bonne ménagère, avait l'habitude de goûter tous les mets que lui préparait cette domestique, avec la même cuillère et immédiatement après elle.

Cette domestique, âgée de 30 ans, avait eu mal au gosier à plusieurs reprises et avait perdu tous ses cheveux; toutefois, avant de me prononcer, je voulus la voir. Cette pauvre fille avait, au moment de mon examen, l’isthne du gosier envahi par une éruption de plaques muqueuses la plus confluente que j'ai vue ; elle me raconta qu’elle était malade depuis

huit ou dix mois.

Elle avait eu des accidents aux parties génitales, des croûtes dans les

cheveux, avec chute complète de ceux-ci, etun mal de gorge récidivé. Elle n'avait pris pour tout traitement que des gargarismes et acheté une perruque.

Les deux malades ont guéri par un traitement très prolongé; cette dernière surtout a eu plusieurs récidives qui ont fini par céder à l’iodure de potassium.

Il faudra donc avoir présent à l’esprit, dans l’expertise médicolégale, la possibilité que le mal vénérien peut exister sans coït; mais il est clair qu'on n’aura que très rarement, et seulement dans des circonstances parüculières, l’occasion de s’assurer de celte possibilité.

Nous donnerons maintenant en résumé les conclusions du Rapport de M. Gustave Lagneau ‘ dans un cas d’instance en séparation de corps présenté par M°° X... contra son mari. Nous apporterons ainsi une preuve de plus que l'affection dont l’un des conjoints est atteint peut résulter d’une autre cause que d’un rapport conjugal. Nous verrons de même que l'écoulement dont les conjoints sont affectés peut être correspondant sans résuller d’un coit impur.

! Bulletin de la Société de Médecine légale, tom. IT, pag. 84.

| dès

Résumé du Rapport. — Question médico-légale. Une vaginite a-t-elle été contractée dans les relations conjugales ?

M°°X..., dès l’âge de 12 ans, avait les pâles couleurs et souffrait d'abondantes pertes blanches.

En 1864, lors de son voyage de noces, M"° X... remarquait que ses pertes blanches étaient des pertes vertes, résultat, suivant elle, des fatigues du mariage.

A la suite de couches, elle souffrait d’une maladie de matrice.

En février 1866, M. le D' Thonion (d'Annecy) visite M"° X..., qui se plaignait de douleurs hypogastriques, de cuissons aux organes génitaux, qui étaient habituellement le siège d'écoulement leuccorrhéique de colorations diverses. M. Thonion, vu les conditions de santé habituelle de madame (leucorrhée, etc.}, n'eut pas le moindre soupcon d’une maladie spécifique et vénérienne.

En avril 1867, M" X... consulta M. le D' Bonary (de Lyon), qui conclut à une maladie vénérienne.

M. le D' Chabalier {de Lyon) conclut à une maladie vénérienne non syphilitique qui s'était déclarée sous l'influence d’une contagion.

À la fin de 1867 et en 1868, cette dame vint à Paris consulter M. le D' Richard, qui pense que la maladie était le résultat d’un coït infectant.

Pendant l’année 1868, M. le D' Palmier (d Uriage) constata que la membrane vaginale était encore le siège d’une irflammation, avec rougeur et éparchement, et que les follicules étaient très développées ; la sécrétion était très peu abondante. Ces accidents lui ont paru être le rérésultat d’une blennorrhagie encore existante.

Les renseignements relatifs à M. X..., qui avait eu un écoulement, sont peu précis et peu nombreux; il avait pris seulement du copahu et du cubèbe. Ces médicaments n’ont pas de rapport avec la syphilis.

Plus tard, quatre médecins, M.le D' Gailleton, chirurgien-major de l’Antiquaille, M.le D' Chavanne, M. le D‘'Duparc et Cellier, chirurgiens de l'hôpital d'Annecy, examinent la malade et déclarent qu’elle ne présente aucune trace de maladie récente ou ancienne; les membres de la Commission l'examinent à leur tour et donnent le même avis. M. Ricord prend connaissance de la consultation donnée par M. Gailleton et accepte d'une marière absolue son argumentation.

M. Gailleton considère Me X... atteinte d’une métrite avec vaginite

Lse6a des

consécutive et se refuse de reconnaître dans cette affection une blenncrrhagie vénérienne, pour trois motifs principaux : 1° l’absence d’écoulement uréthral ; 2° la persistence de l’état aigu de l'affection ; 3° sa forme granuleuse.

Il cite à l'appui de son opinion MM. Ricsrd, Rollet, Cullerier, Langlebert, et fait observer qu'un symptôme des plus importants, caractéristique de la blennorrhagie, est l'écoulement uréthral.

La vaginite vénérienne (Gailleton, Ricord) ne dure pas deux ans à l’état aigu ou subaigu ; il n’en est pas de même de la vaginite granuleuse (Rollet, de Lyon), qui, sans se prolonger aussi longtemps, est plus rebelle que la vaginite non granuleuse.

M. Gailleton s'appuie sur les descriptions données par M. Alfred Fournier et surtout par Amédée Deville, de la vaginite granuleuse.

La vaginite granuleuse se montre surtout chez les femmes enceintes ou ayant été enceintes, rarement à la suite de relations affectées de maladies vénériennes, et surtout chez des femmes ayant eu antérieurement d’abondantes flueurs blanches. La grossesse est la cause la plus active de la vaginite granuleuse; la leucorrhée tient le second rang.

M. le professeur Courty (de Montpellier) dit également que la vaginite granuleuse peut se rattacher à un coït suspect et résulter de la contagion ; mais elle dépend plutôt d’une disposition AE des papilles favorisée par la grossesse.

Le cas de Me X... doit donc être plutôt attribué à son état leucorrhéique et surtout à son état degrossesse, qu’à une contagion vénérienne.

MM. les D'“ Gailleton et Thonion (d'Annecy), s'appuyant de l'opinion de MM. Ricord et Langlebert, font remarquer que parfois des rapports sexuels avec une femme atteinte de catarrhe utérin, de flueurs blanches, sont suivis d’uréthrite ; que le mari peut contracter un écoulement avec sa femme affectée de flueurs blanches, de catarrhe utéro-vaginal, surtout après l’époque menstruelle.

Bon nombre de médecins ont observé de ces écoulements contractés par des hommes sains présentant des écoulements non vénériens.

Fréquemment les femmes donnent la blennorrhagie sans l'avoir : cela se comprend ; car les femmes, si sujettes aux écoulements non syphilitiques des organes génitaux, sont la source des écoulements qui, chez l’homme, peuvent être considérés comme un effet de la contagion viru- Jente.

Toutefois le mari d’une femme affectée d'écoulement non vénérien :

RCE jouirait d’une immunité relative par une sorte d'habitude (Ricord, Lettres sur la Syphilis). M. X... n’aurait alors joui nullement de cette immunité.

On voit que dans cette discussion, des faits non contradictoires, mais différents par leur étiologie, peuvent être tour à tour invoqués comme exemple à l'appui, soit de la transmission d’une affection vénérienne de M. à M®X..., soit de l'écoulement uréthral de M. X... par l'abondante sécrétion génitale de sa femme.

La Commission est d'avis que l'affection de Me X... paraît avoir consisté en une vaginite granuleuse compliquée de métrite, vraisemblablement de prédispositions morbides, leucorrhée, gestation, et non d’une contagion vénérienne.

L'instance fut rejetée.

L'expertise médico-légale, dans les cas de maladies communiquées, est, comme on le voit, difficile et délicate ; il faut user de prudence et s'appuyer autant que possible surles renseignements cliniques. Lorsqueles faits ne sont pasévidents, le médecin expert ne doit pas hésiter à avouer son incertitude.

« Lorsque les médecins n’apportent à la Justice qu’un tribut de connaissances indécises et imparfaites, ils doivent faire toujours le loyal aveu de leur faiblesse et de leur insuffisance. Personne ne songera à leur garder rancune de cetle prudente réserve et chacun honorera leur probité 1.»

1 Legrand du Saulle ; Médecine légale.

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