NAPOLÉON. D
Le 30 août^ le géûél'al en fehef adressait, de làMàN tinique, une proclamation aux troupes qui étaiëùt à Orizaba^ pour leur faire connaître les décisions de TEmpereur et Tarrivée de renforts.
Peu de jours après^ le yaisseau le Turenne mouillait en rade de Yera-Cruz, et le général débarquait^ avec le 18** bataillon dts chasseurs à pied.
Le 24 septembre^ le nouveau commandant en chef faisait publier à Yera^Crus le manifeste suivant^ adressé à la nation mexicaine :
« Mexicains^ a L*emperetir Napoléon, en me confiant le commandement de la nouTelle armée qui va bientôt me suivre, m*a chargé de vous faire connaître s^6s intentions.
a Ge n'est pas au peuple mexicain qile je viens faire la guerre, mais à une poignée d'hommes sans scrupule et sans conscience, qui ont foulé aux pieds
172 L'INTERVENTION FRANÇAJSB
le droit drs gens, gouvernent par une terreur sanguinaire.
n Sou venez- vous que partout où flotte son drqieaa (celui de la France), en Amérique comme en Eu* rope, il représente la cause des peuples et de la civilisation.
«f Foret. »
Nous avons parlé de la faute qu'avaient commise M. de Saligny et le général Lorencez en laissant le général Almonte prendre le titre de < chef suprême de la nation . »
Qu'on lise^ en quels termes, le commandant en chef la réparait, dès son arrivée à Vera-Craz :
a Le général en chef^ investi de tous les pouvoirs politiques et militaires, fait savoir au peuple mexicain en général^ et aux habitants de Yera-Cruz en particulier, que le gouvernement établi par M. le général Almonte, sans le concours de la nation, n'a reçu en aucune manière Tapprobation de Tintervention française^ et qu'en conséquence, le général Almonte est tenu :
c< 1^ De dissoudre le ministère qu'il a créé;
<c 2* De s'abstenir de porter aucune loi ou décret ;
((•3'' De renoncer au titre de chef suprême de la nation qu'il a usurpé^ et de se borner désormais à exécuter, de la manière la plus péremptoire, les instructions données par l'Empereur pour procéder autant que possible^ conjointement avec les autres généraux mexicains qui ont été accueillis par le drapeau français^ à l'organisation de l'armée mexicainci qui n'agira que sous nos ordres.
a FOREY. »
Devant un pareil ordre^Âlmontedutcourber la tête.
Le 20 octobre, le général Lorencez faisait ses adieux à ses troupes.
Pendant son séjour à Vei-a-Cruz, le général Forey avait bien vite compris que toutes les i*essources du pays I celles dont il pouvait disposer s'entend , étaient insuffisantes pour une armée de quarante mille hommes.
Des intendants furent envoyés à la Havane, à New-York, pour acheter des mulets, des voitures, des approvisionnements de toutes sortes.
On chercha des chevaux dans le pays même.
Une opération de remonte faite à Tampico donna
pour résultat Tachât de chevaux au pn moyen de 25000 francs ^ Oo dut renoncer à faire de par^Ues dépenses.
Le nouveau commandant en chef nxait, comme son prédécesseur, établi son quartier générai i Orizaba. A peine y fut -il installé qu'il crut devoir adresser une nouvelle proclamation à la naûoD mexicaine, et il en donna connaissance à 99^ troopei par Tordre du jour suivant :