‹ L'intervention française au Mexique: accompagnée de documents inédits et d'un long mémoireChapitre 33 sur 41 · L. Détkotat · texte numérisé non relu

L. Détkotat

AU MRXIQUR. 2^9

Mexico, 7 juillet 1866.

«t Sire,

« Les nouvelles arrivées d*Europe ce matin sont i

bien mauvaises

Croyez-moi^ Sire, plus que jamais vous serez abandonné; demain , après-demain, qu'importe, mais vous serez abandonné. Si Votre Majesté songe à se retirer après le départ du premier soldat Français^ elle est discutable devant Thistoii'e^ devant Topinion publique. Elle se trouvera dansTalternativede courir les aventures^ de se mettre à la tè.e de troupes (si troupes il y a), et de faire comme les Juarez, les Miramon et autres présidents.

« Mille fois vaut mieux la chute digne.

« J'entends dire, car on parle d'une catastrophe prochaine comme on parlerait d'un incident déjà accompli : que l'empereur envoie Mejia dans la Sierra, qu'il arme Juan* Francisco^ qu'il rappelle Marquez.... Il se soutiendra ^ les présidents se sont maintenus avec moins que cela. Oui^ e*est juste; \

mais Votre Majesté manquerait ainsi au premier t

principe de sa couronne , qui doit être par essence i

anti-révolutionnaire.

(c La proclamation de Miramar appartient à Thistoire. Elle est la foi jurée.

(c Les présidents faisaient des emprunts forcés pour vivre. Votre Majesté ne peut accepter cela, et pourtant ses charges sont augmentées par deux emprunts onéreux. Aujourd'hui la France réclame. Elle se fera payer.

ce II y a une question de finances infranchissable, et ici les plus tenaces sont vaincus. Ils en reviennent aux emprunts forcés. Plus de douanes, la révolution partout. Plus de pacification possible, après les nouvelles d'Europe qui vont enhardir lee

dissidents

Que va devenir, qu*est aujourd'hui la question mexicaine en Europe?

Les États-Unis exigent que les Français quittent

le Mexique

Donc manque absolu d*ai^nt au Meïique^ pression de l'opinion publique en France

Voilà mes ai^uments, et ils sont irrésistibles. .

Les trouiH^s françaises se retireront

Al>ando > . abandon partout. Fasse le ciel que Votre

Majesté en soit convaincue avant le départ du premier soldat français.

a On prétend que si Votre Majesté se retire , les Mexicains de tous les partis^ endormis aujourd'hui i se réveilleront pour la retenir. Soit, Texpérience est à faire; mais il faut agir^ agir vite» sans indéeision^ adopter un plan et le suivre jusqu'au bout. Je Tai dit : nous sommes aux jours des décisions suprêmes

« Puisse Dieu bien inspirer Votre Majesté ! . .

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