‹ L'intervention française au Mexique: accompagnée de documents inédits et d'un long mémoireChapitre 37 sur 41 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

lliaslon du général Gasteloan. — La maréohal Bandna et las généraux diMldanta. — Retraita de Tarméa firançalaa. — Xazimlllen à Queretaro. — Son Jagament. —Sa mort.

Quelques jours avant l'arrivée en Europe de l'impératrice Charlotte, la bataille de Sadoi^a avait été perdue par rAutricbe^ et la France tournait avec anxiété ses regards vers la Prusse triomphante.

Plus que jamais y il importait que Tarmée du

Mexique fût de retour en Europe, pour prendre part à une guerre qui paraissait imminente à cette époque.

Les États-Unis n'en continuaient pas moins à envoyer au gouvernement français des dépêches fort sèches.

ment touché de la confiance que m'a témoignée Votre Majesté, sans me connaître. Mais je la supplie de me permettre de lui dire^ avec une respectueuse déférence, que je ne puis^ dans mon ignorance si complète des hommes et des choses de ce pays, accepter les offres si flatteuses qu'ËlIe a daigné me faire,

<c L'empereur ne se décourage pas, et sur sa demande M. le conseiller d'État Langlais se rendit au Mexique. Ses vues furent de suite les siennes, et, le ûO septembre 1865^ un décret impérial investit M. Langlais d'attributions supérieures à celles des ministres, et presque dictatoriales. Toutes les dépenses furent soumises à son examen^ et dès qu'il eut présenté son plan de réformes , il fut adopté, sans aucune modification^ et consacré par les lois et dé' crets insérés au journal officiel du 12 février 1866.

« Enfin, après l'irréparable perte de cet homme d*Etat éminent, Sa Majesté ne désespéra pas et demanda à Paris un successeur à M. Langlais. Cette demande est restée sans résultat.

« Toi est rexpi>sé succinct et vrai de la conduite teiuie envers les agents financiers et les hommes ifFlat que U France a envoyés au Mexique. Noui ^ jouterons ici une n^flexion.

gouvernement du rappel de la totalité des troupes françaises dans le courant de Tannée prochaine, au lieu de leur retrait en trois détachements dans l'espace de dix'buit mois? ne m'a jamais été posée directement. .

Ce que j'ai à dire à ce sujet est ceci : L'arrangement proposé par l'Empereur pour le rappel des troupes en trois détachements, dont le premier partirait en novembre^ était par lui-même sujet à être oublié, au milieu de la surexcitation politique qui a accompagné toutes les questions mexicaines^ avant même que sa mise à exécution fût commencée.

Des incidents fréquents et de diverse nature mentionnés par la presse, en France et au Mexique, et représentés comme indiquant, de la part de l'Empereur, une disposition à ne pas rempHr cet engagement^ ont eu pour effet inévitable de créer et de répandre des doutes sur la sincérité même de l'Empereur en contractant l'engagement, et sur sa fidé* lité à le remplir.

Par cela même, ce département s'est trouvé continuellement dans la nécessité apparente de protester contre des actes, qui étaient de nature à af&iblir

la confiance du peuple dans des espérances aussi justes que bien définies.

Le gouvernement, au contraire^ espère en toute confiance que rengagement de l'Empereur sera rempli au moins à la lettre^ et il s'est même attendu à ce que, passant sur la lettre, cet engagement serait rempli avec une sincérité d^intention qui aurait hâté, shi lieu de retarder^ le départ des forces françaises du Mexique. Aujourd'hui, cependant, nous attendons le commencement de l'évacuation. Quand cette opération aura été effectuée, le gouvernement prêtera volontiers l'oreille à des suggestions^ de quelque part qu'elles viennent, tendant à assurer de nouveau le rétablissement de la tranquillité, de la paix et du gouvernement constitutionnel indigène au Mexique.

Mais, jusqu'à ce qu'il nous soit permis de constater ce commencement d'évacuation, toute tentative de négociation n'aurait pour effet que d'égarer l'opinion publique aux États-Unis et de rendre la situation du Mexique plus compliquée.

W. H. Seward.

Le choix de TEmpereur se fixa sur un de ses aides de camp, le général Castelnau.

La réputation de loyauté et de bienveillance que le général s'est acquise dans Tarmée^ sa discrétion, sa haute intelligence et son dévouement à la cause impériale le désignaient naturellement à TEmpereur.

Le général quittait Saint- Nazaire le 17 septembre, et il débarquait à Yera-Cruz, dans les premiers jours d'octobre.

L'insuccès de la mission de l'impératrice était alors connu de l'empereur Maximilien. L'arrivée du général Gastelnau concordait parfaitement avec les bruits qui étaient arrivés jusqu'à lui, d'une entente entre la France et les Etats-Unis.

11 est évident que le désespoir s'empara alors de son cœur, et qu'il projeta secrètement de retourner en Europe.

En effet, il envoya aussitôt une partie de ses bagages à Yera-Cruz , et M. de Keratry a raconté, dans la Revue contemporaine, quelles précautions il prit alors pour cacher son dessein.

Dans les premiers jours d'octobre, il avait annoncé son départ pour Orizaba. Son fidèle Fisher devait Ty accompagner. Les ministres, effrayés de ce voyage subit, songèrent adonner leur démission.

Ils croyaient déjà à une sorte de fuite. Il fallut les convaincre que les bruits d'une abdication, au moins immédiate, étaient faux, pour leur faire garder leurs portefeuilles.

Maximilien partait bien certainement sans avoir une opinion précise sur ce qu'il ferait à Orizaba. 11 allait y méditer^ loin des intrigues de Mexico, le moyen de se retirer honorablement. Mais nous ne pensons pas qu*il connût alors ce moyen, ni qu'il eût fixé irrévocablement la date de son départ.

En cela, nous différons essentiellement d'opinion avec ceux qui ont attribué à Maximilien la pensée de retourner au plus vite en Europe, pour profiter de la situation dangereuse que la défaite de Sadowa avait créée à son frère, en Autriche. — Il nous répugne de croire que ces sentiments coupables aient pu pénétrer dans l'âme élevée et si généreuse de ce prince.

Lorsque la lettre de M. Eloin, datée du 17 septembre, arriva à l'Empereur, letlre qui lui apprenait que la couronne de son frère était compromise et qu un nombreux parti songeait à Taoclamer empereur d'Autriche, loi^ue, disons-nous, la lettre deM. Eloin lui arriva, la pensée du départ était déjà arrêtée dans

son esprit. On a été jusqu'à supposer que^ dans l'appel au peuple qu'il eut Tintention de faire^ il ne cherchait qu'un moyen^ par une chose impraticable, de donner motif à son prompt retour en Europe.

Pourquoi ce.tie supposition gratuite ?

L'idée d'un appel au peuple était-elle seulement dans l'esprit de Maximilien ?

N'était-elle pas au contraire dans l'esprit de tous ses conseillers ?

C'était une utopie, nous en convenons.

Mais, lorsqu'on Ura plus tard la correspondance échangée entre Maximilien et l'Empereur des Français^ on verra que celui-ci l'engageait sans cesse, depuis longtemps, à avoir à Mexico une représentation nationale.

Lorsque M. Eloin écrivait à l'Empereur la lettre qui a pu faire donner lieu à pareille supposition, ce personnage n'avait plus aucune influence sui^ le' souverain.

Et, de plus^ Maximilien ne reçut cette lettre qu'après avoir connu l'arrivée du général Castelnau : en tous cas^ on ne peut admettre qu'elle lui ait inspiré des projets qui seraient une flétrissure peur sa me-^ . moire.

Le général français rencontra Maximilien à Â^otla, à sept lieues de Mexico.

Il lui demanda immédiatement une audience.

L'Empereur fit répondre qu'il était fort soufifrant, et qu'il le recevrait plus tard.

L'aide de camp de l'Empereur dut continuer sa route jusqu'à la capitale, où il arriva le 21 octobre^ sans avoir pu obtenir la faveur demandée.

L'Empereur chercha d'abord à pénétrer le but exact de la mission du général. 11 put se convaincre qu'il était d'accélérer le plus possible la rentrée des troupes françaises.

Il n'y avait plus d'illusion à conserver!

L*9rrivée du général changeait essentiellement la situation du maréchal.

Celui-ci ne pouvait désormais prendre aucune mesure ni politique ni militaire, sans l'avoir préalablement soumise à l'assentiment de ce nouveau plénipotentiaire. (Instructions du 12 septembre 1 866 ' au général Casteinau.)

Il élait le représentant de l'empereur Napoléon- \ L'envoi d'un général dél^é spécial de l'Empe- \ reur ne pouvait froisser en rien les convenances hiérarchiques.

Qu'il fût la preuve d'un manque de confiance à l'égard du maréchal, c'est possible^ c'est même probable; mais nous ne pensons pas qu'il y eût là un fait si grave^ que le maréchal aurait dû briser son épée^ comme on a bien voulu le dire.

11 aurait pu, tout au plus, profiter de cette occasion, pour remettre son commandement à son successeur, qui^lui était désigné depuis le mois de mai, et qu'il avait la faculté de nommer^ en datant tout

simplement une lettre de service qu'il avait reçue en blanc, à cette dernière époque.

Mais le maréchal connaissait assez le général Castelnau pour être convaincu qu'il accomplirait sa mission avec le tact^ la convenance et l'esprit de conciliation qu'on devait attendre d'un pareil am- ' bassadeur. 11 persista dans ses fonctions.

L'Empereur était à peine arrivé à Orizaba que le ministre de France pressait déjà le gouvernement impérial d'exécuter la convention du 30 juillet. Le T' novembre était la date du jour où la convention devenait exécutoire, et^ sans perdre de temps, M. Dano prescrivait aux agents français d'établir le procès-verbal des comptes de douanes.

Ceux-ci trouvèrent des résistances. On passa outre, et M. de Moostier approuva !

Le spectacle de ces rigueurs inutiles et humiliantes pour un gouvernement qu*on condamnait à mort était hideux.

D'un autre côté, certain journal français de Mexico publiait : « que Tempire n'existait plus de bit, que l'intervention firançaise devenait maîtresse du Mexique , qu'il fallait une dictature pour attendre les événements futurs, et que jamais dictature ne pouvait tomber en mains plus dignes que celles auxquelles elle revenait naturellement. »

On devine quel est celui qui^ à son insu sans doute^ était désigné ainsi.

Maximilien était profondément irrité de ce langage, et on ne manquait pas d'exploiter cette irritation pour l'engager à rester au pouvoir.

Le père Fisher manœuvrait dans ce sens et lui faisait mille promesses, de la part du clergé.

Plusieurs événements vinrent en aide à cet adroit personnage pour faire réussir les plans qu*il avail conçus.

Le ministre d'Angleterre, lord Scarlett, qui traversait Orizaba pour se rendre en Europe, s'entre-

tint longtemps avec Maxirailien^ et lui persuada qu'il pouvait conserver sa couronne, sans Tappui des Français.

Il rengageait à faire un appel à la nation mexicaine.

Il affirmait qu'elle l'acclamerait inévitablement , et que la présence seule de l'étranger empêchait les adhésions de se produire partout.

Le ministre de Prusse^ M. le baron Hagnus^ par* lait dans le même sens.

Le ministre d'Autriche, d'un autre côté, avait fait savoir à TEmpereur, de la part de la cour de Vienne, qu'il ne pouvait se rendre sur le territoire Autri< chien, avant qu'il n'ait repris ses droits d'agnat^ droits qu'il avait perdus pour six ans, à partir du 10 avril 1864, date de Tacceptation de la couronne mexicaine.

Cette considération dernière pesait évidemment d'un grand poids dans son esprit, pour le décider à ne pas partir^ à cause de la situation humiliante qui lui était faite par son frère.

Il en fut assez irrité pour que M, le baron Lago se ressentît de son courroux. Et c'est là que nous trouvons^ sans donte^ la raison des démarches du

«v% VijrrERXEsnnKSK wmjk3acjkJSR

ministre aotriebieD aopi» ém ■nréchal Bazaine poor rechange des (râoBBierB ndricliîens^ démarcties qui loi faisaient écrire :

« Qu'il suppliait Son Escdlniee de ne pas se laisser arrêter dans eette noUe tàfthej par les remontrances et les obserralMMis qui pourraient être élevées par le gouveinemenl deHaumilien contre son intervention directe dans Ta&ire sus-mentionnée. « Lago* m

C'est là aussi ce qui pourrait expliquer pourquoi c*est le baron Magnus qui fut appelé tout d*abord à Queretaro par TEmpereur, prisonnier d'Escobedo.

Des documents que nous possédons^ mais qui sont trop violents pour que nous puissions les reproduire, attestent que le ministre dWutricbe était fort mal avec une grande partie du corps autrichien. Ce dernier a envoyé en Autriche une adresse qui est une accusation en règle contre M. Lago. Un major déclare avoir entendu de la bouche même du baron les paroles les plus malveillantes contre Tempereur Maximilien, et il cite ses paroles.

Doit-on s'étonner maintenant de la dépêche du ba-

roD Lago au maréchal Bazaine^ dépèche dont nous avons cité plus haut un passage ? Toutefois le ministre d*Âutriche ne se rendit, pas moins spontanément plus tard auprès du jeune souverain prisonnier.

Il agit alors et fit ce qu'on doit attendre d'un galant homme en pareille circonstance, sans chercher à abriter, lui, une coupable abstention sous de futiles prétextes.

L'arrivée de Marquez et de Miramon^ à Orizaba^ acheva de faire sortir Maximilien de toutes ses angoisses.

Il entrevit le succès^ le triomphe^ ou tout au moins la possibilité de s*en aller honorablement.

Le 18 novembre, il appelait ses ministres, ses conseillers d'État et le maréchal, à Orizaba.

Le commandant en chef ne crut pas devoir s*y rendre. Il agissait en cela d'après Tavis du ministre de France et du général Castelnau. // se soumit ainsi â leur décision, a-t-on dit.

Les esprits étaient très-surexcités à Mexico. Les libéraux en voulaient plus que jamais à l'empereur Napoléon III, et les conservateurs, que l'intervention avait compromis, n'avaient aucune raison de cacher l'exaspération que leur causait le retrait des troupes.

Dans les théâtres forains, des cris de a mort aoi Français! » avaient été proférés.

Vidaurri, conseiller d'État deTEmpereury le seul homme d'État que Maximilien eût dans ses codseils, se rendit à Orizaba^ et il n hésita pas à l'-engager à ne pas persister à rester sur le trône. Il avait la connaissance parfaite des Mexicains qu'il avait gouvernés pendant de longues années, à la frontière des Etats-Unis.

Il connaissait, aussi, parfaitement les Américains. Il comprenait que tout était perdu. Il ne put en convaincre TEmpereur. Il ne lui en resta pas moins fidèle jusqu'au bout, et il est mort au service d'une cause dont il avait désespéré depuis longtemps 1 !

Maximilien résolut donc de revenir à Mexico.

Nous ne doutons nullement qu'il ne eonsenrât secrètement, même à ce moment, l/i pensée du retour en Europe. La maladie de sa malheureuse femme devait Ty engager. Mais il cherchait encore à concilier ses devoirs d'homme avec ses devoirs de souverain.

11 ne voulait pas se retirer vaincu, chassé

il voulait partir triomphant ; il voulait partir, après avoir donné des garanties à ceux qui s'étaient

compromis pour lui. C est ce seotinieut qui lui faisait écrire :

« Les Français vont quitter le Mexique, arrive ce que pourra.

« Ce n'est pas moi qui ternirai la gloire de mes aïeux.

« Maximilien. »

Peu de jours après il était à Puebla.

Ces irrésolutions inquiétaient fort le maréchal et le général Castelnau surtout.

Le 8 décembre, ils résolurent de tenter, d'accord avec M. Dano, un dernier effort pour décider Maximilien à déposer sa couronne, « en lui déclarant qu'il ne pourrait pas se soutenir avec ses seules ressources. » Cette note fut rédigée en ce sens. Elle était signée Bazaine, Castelnau, Dano.

Pour donner plus de poids à cet acte, le général Castelnau et M. Dano partirent pour Puebla, afin de bien lexpliquer au jeune souverain^ et, au besoin^ pour vaincre ses dernières résistances.

L'entrevue qu'ils eurent avec Maximilien fut si

curieuse, qu'il sélait proposé d*en faire le récita son retour en Europe.

Voici, succinctement, comment on nous Ta racontée :

a Les deux perlsonnages français furent introduits avec bienveillance, et écoutés avec religion. Ils insistaient beaucoup, et^ pour donner plu^ de force à leur insistance, ils s'appuyaient sur Topinion et sur l'expérience du maréchal, qui avait signé la note dont nous avons parlé.

V « Dès qu'ils eurent achevé d exposer les motifs de

leur visite, l'Empereur se leva, alla ouvrir son 8^ crétaire et en sortit une lettre récente du maréchal, letj;re qui n'était en rien conforme avec ce qu'il i \ avait signé d'accord avec eux.

c La stupéfaction du général et du ministre fui grande. Ils se virent dans l'obligation de retourner à Mexico, sans avoir obtenu le moindre résultat. >

Le 10 décembre, deux jours après, le ministre des affaires étrangères de Maximilien envoyait à tous les ministres de TEmpire à l'étranger, une circulaire pour leur expliquer la conduite de la France, et pour faire taire les bruits d'abdication qui se répandaient déjà partout.

Le ministre faisait, tout d'abord, Texposé des motifs qui avaient décidé Tarchiduc Maximilien à accepter la couronne du Mexique; puis^ après avoir dit comment, par suite de circonstances particulières^ on avait rencontré de grands obstacles pour former une armée nationale , il s'exprimait ainsi :

<c Dans cette situation, l'Empereur reçut la nouvelle que l'Empereur des Français^ pour des raisons politiques, ne pouvait continuer à aider TEmpire par ses hommes et son argent^ et que les Français se retireraient avant l'époque fixée, ce qui nécessitait un commencement de concentration des troupes.

« Cette concentration avait pour conséquence inévitable l'évacuation des villes et des villages que le gouvernement ne pouvait défendre, en raison du manque absolu des forces organisées (por falta compléta de fuerzas organisadas)^ de sorte que les populations étaient envahies par les dissidents. »

C'est là le résultat auquel on était arrivé après cinq ans d'occupation ^ quand on avait prodigué le sang des soldats et d'immenses ressources pécuniaires!!

Le gouvernement français retirait ses troupes^

avant Tépoque fixée, devant les injoncûons des États-Unis, sans laisser une armée à Maximilien 1

Bien plus^ malgré les promesses du traité de Niramar^ la légion étrangère elle-même lui était retirée.

Et c'est pendant qu'il agissait ainsi , que le Cabinet des Tuileries écrivait :

a II n'est pas aisé à Maximilien de Cadre une retraite qui ne soit pas une tache pour sa vie politique^ et il serait à désirer qu'il en fût autrement.

« Mais aura-t-il 1 énergie suffisante pour entamer la campagne? Dmoum db Lmnrs. »

Ce doute n'était-il pas une insulte faite à ce souverain ?

Ne fut-il pas une des causes qui, au moment où il pouvait encore revenir, achevèrent de le décidera « entamer la campagne ? »

On a le droit de le croire.

L'Empereur était retiré à l'hacienda de la Teja, aux portes de Mexico.

C'est là qu'il résolut ^ après une entrevue quil eut avec le maréchal^ de convoquer la Junta du 14 janvier, qui devait décider d'une façon définitive, s il abdiquerait ou sil continuerait à r^ner.

Le maréchal commit la faute de se rendre à cette

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