‹ L'intervention française au Mexique: accompagnée de documents inédits et d'un long mémoireChapitre 6 sur 41 · PRÉFACE. IX · texte numérisé non relu

PRÉFACE. IX

trouverait immédiatement en lui-même les éléments d'organisation, et au lieu d'associer la Chambre à l'entreprise sans lui en dissimuler les difficultés, on s'efforça pour faire accepter le projet, de lui donner des apparences modestes. Aussi non-seulement on ne prêta pas d'argent au Mexique, mais on inscrivit au budget des recettes les sonunes qu'il promettait de nous payer, et au lien de lui faire contracter avec notre garantie un emprunt à 6 pour 100 qui lui eût permis de s'organiser, on lui fit contracter à des taux usuraires des emprunts dont le principal objet était de nous rembourser. Si bien qu'au lieu d'un emprunt mexicain garanti par la France, ce qui était dans la nature des choses, on vit des emprunts français contractés sous le nom du Mexique. Ainsi la convention de Miramar et les emprunts avaient toé Maximilien en le condamnant à l'impuissance. 11 reçut le coup de grâce le jour où, pour mettre le comble, on lui confisqua toutes ses douanes par lé traité du 31 juillet 1866.

Entreprise gigantesque , audacieusemént conçue et timidement exécutée, tel est à notre avis le résumé exact de l'aventure, et malheureusement l'affaire du Mexique n'est pas la seule depuis quelques années à laquelle on paisse appliquer cette définition.

Et quand, pour retirer au moins un profit indirect de cette expédition, on lui demande une leçon, il faut reconnaître que les fautes commises sont l'inévitable conaé-

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