INTERVENTIONS SECONDAIRES OU TARDIVES
L'intervention secondaire ou tardive est le plus souvent nécessitée par une mauvaise ou plutôt un manque de réduction et de coaptation des fragments. La soudure s'est opérée en position vicieuse entraînant des troubles permanents à sa suite, ou bien elle ne s'est pas effectuée, il y a pseudarthrose. Dans h premier groupe {cals vicieux) l'intervention variera suivant l'ancienneté du trauma, suivant la région intéressée, suivant les troubles observés.
Parfois le cal vicieux réclame l'intervention parce qu'il y a un tel déplacement, soit en longueur, soit en rotation, soit dans l'axe, que les fonctions du membre sont compromises. Il faut dans ces cas faire l'ostéotomie du cal, reproduire en somme la fracture et faire l'ostéosynthèse. La rupture manuelle ou instrumentale des cals vicieux est une pratique brutale et aveugle qui doit céder le pas à l'opération à ciel ouvert. Parfois c'est une raison d'esthétique qui engagera à prendre le bistouri (cal exubérant de la clavicule, deux observations personnelles) ou bien une pointe osseuse peut gêner ou irriter la peau (fractures obliques non réduites du tibia) et il peut être utile de réséquer à la gouge la partie exubérante. Je n'insisterai pas autrement, ces cas sortant du cadre de mon travail et étant traités dans tous les livres classiques. Les fractures non réduites intra-articulaires ayant amené une ankylose plus ou moins complète ou douloureuse, sont justiciables de la résection orthopédique (coude, cou-de-pied, épaule, genou).
Les interventions pour défaut de consolidation sont suffisamment décrites dans les classiques pour ne pas y insister, les différents procédés d'ostéo-synthèse leur sont applicables.