ANS, SALLE 5, N
Observation 164. — Mertens, 24 ans, salle 5, n" 10. — Fracture comminutive de la jambe gauche (fig, 234). Ostéo-syntlièse le 17 août 1905. Réduction mathématique, placement du fixateur et réimplantation de trois gros fragments détachés et enlevés temporairement pendant la fixation. Consolidation complète en quatre semaines; marche sans appui après cinq semaines.
9 Août 1905. 18 Août 1905.
Fig. 234 — Mertens, 24 ans, salle 5, n° 10.
Observation 165. — Eklond, 18 ans, salle 3, 1 n°23. — Fracture de la jambe droite (fig. 235). Ostéo-synthèse, réduction idéale. Consolidation en quatre semaines. Résultat parfait.
6 Août 1905.
Fig. 235. — Eklond, 18 ans, salle 3, n°
25 Août 1905.
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Observation 166. — Aerts, 42 ans, salle 5, n° 11. — Fracture esquilleuse delà jambe gauche (fig.236).Ostéosynthèse le 24 août 1905. Réduction parfaite. Consolidé en cinq semaines. Revu absolument guéri le 5 décembre 1905.
12 Août 1905. 25 Août 1905.
FiG. 236. — Aerts, 42 ans, salle 5, n» 11.
Observation 171. — Verhelst, Louis, 45 ans, salle 3, n" 4.— Fracture ouverte de la jambe droite , esquilleuse , fracture de la malléole interne (fig. 237).
Ostéo - synthèse le 12 octobre 1905. Réduction parfaite. Consolidé en quatre semaines. Résultat parfait.
3 Octobre 1905. . 13 Octobre 1905.
FiG, 237. — Verhelst, Louis, 45 ans, salle - 3, n" 4.
Observation ^85. — Donald, 30 ans, salle 3, n° 22. — Fracture esquilleuse de la jambe droite (fig. 238), Ostéo-synthèse le 7 décembre 1905. Réduction mathématique. Réimplantation d'une esquille. Suites aseptiques. Encore en traitement (décembre 1905).
Novembre 1905. 8 Décembre 1905.
Fig. 238. — Donald, 30 ans, salle 3, n° 22.
Fractures juxta-articulaires inférieures du tibia et du péroné.
Ces fractures siégeant au quart inférieur de la jambe sont relativement fréquentes. Elles peuvent être transversales, souvent avec éclats et pénétration; parfois un morceau de la diaphyse est enfoncé dans le canal médullaire comme dans l'observation 113 (fig. 239).
La fracture oblique peut être dirigée en bas et en dedans comm e dans notre observation 175 (fig. 240); soit en bas et en dehors (fig. 241). Ces traits obliques pénètrent souvent dans l'articulation tibio-tarsienne. En général dans ces fractures obliques le péroné est brisé, soit en bas au niveau de la malléole, soit en haut près du genou.
La fracture transversale guérit souvent fort bien sans intervention. On s'abstiendra si le déplacement est minime et surtout si la mortaise tibio-tarsienne a conservé ses rapports avec l'axe du membre.
S'il faut intervenir on dégagera les fragments et on les fixera par
l'un OU l'autre des procédés décrits (vissage perdu, agrafage, prothèse métallique, etc.).
La fracture oblique doit toujours être suturée parce que le déplacement est toujours notable et aussi parce que l'intervention est facile et efficace. On réduira en coaptant les fragments avec un davier et on fixera par deux ou trois cerclages au fort fil de fer. Observations 113, 175 et 184 (fig. 239, 240, 241). Les fractures juxtaarticulaires inférieures du tibia peuvent se compliquer d'un trait de fracture secondaire pénétrant dans l'articulation en divisant l'épiphyse tibiale. Elles sont analogues aux fractures en T, en Y, etc., du coude et du genou. Ces fractures sont fort graves, elles compromettent absolument les fonctions de l'articulation. Traitées par les moyens conservateurs elles aboutissent fatalement à l'ankylose tibio-tarsienne. L'intervention est délicate comme pour les fractures similaires du coude et du genou. Il faut par le vissage reconstituer l'épiphyse, puis fixer celle-ci à la diaphyse, soit par le vissage perdu, soit par le cerclage s'il y a fracture oblique, soit par la prothèse métallique. L'observation 184 (fig. 241), est un bel exemple de cette forme de fracture et montre la perfection qu'on peut atteindre avec la réduction sanglante.
Observation 113. — Brauwers, salle 5, n" 12. — Fracture comminutive de l'extrémité inférieure du tibia (fig. 239). Réduction très pénible par suite d'enclavement des fragments. Cerclage du tibia, vissage du péroné. Marche après quatre semaines. Articulation tibio-tarsienne sans raideur.
19 Août 1904. 29 Août 1904.
Fig. 239. — Brauwers, salle 5, n» 12.