GUET-APENS TENDU
assistants, qui furent saisis et conduits dans la prison de la Rochelle. M. Thomas de Riollet, l'un d'eux, qui remplissait les fonctions d'ancien, composa pendant sa captivité un petit écrit destiné à encourager ses frères de Pons que cet événement pouvait abattre, et aies engager à continuer à se réunir pour servir le Seigneur : « Ne délaissons point nos mutuelles assemblées, leur « écrivait-il de sa prison, comme quelques uns qui « craignent soit les prisons, soit les amendes, les ban- « nissements et les autres mortifications que l'on peut « nous faire ressentir dans ce monde... Ne faisons pas « comme ceux qui vont avec le Seigneur jusqu'à la « croix, et qui l'abandonnent; au contraire, quand nous « avons quelques chagrins, recourons à lui qui nous « appelle avec un si grand amour, en disant: Vous « tous qui êtes fatigués, venez à moi et je vous soula- « gérai. »
«Voici quelques détails qui ne se trouvent point compris dans le récit de M. le curé Fortet et que nous ont donnés à diverses reprises les membres les plus âgés de nos églises.
« Louis Gibert était à Arvert lorsqu'on le pria de se rendre à Pons ; il coucha dans la maison d'un ancien de l'église de Gemozac, nommé Bugeaud. Le gentilhomme qui l'accompagnait était le comte de Grâce, qui s'employait activement au rétablissement des églises. En quittant Pons, ce dernier avait forcé Louis Gibert dont il appréciait l'utile ministère, à changer son cheval contre le sien. Ils ne cherchèrent point à résister aux cavaliers envoyés à leur poursuite. Ils refusèrent seulement de suspendre leur course, sur la som-