‹ L'intolérance religieuse et la politiqueChapitre 10 sur 66 · LA RELIGIOX ET LES RELIGIONS A ROME · texte numérisé non relu

LA RELIGIOX ET LES RELIGIONS A ROME

Plus lard, leurs jioètes, mèino disciples d'Epicure, resforonl fidèles au ^'énie de leur race. Le Ju[)iter de Vir^'ilo. pour prix de la virginité ravie à Juturne, conlie à celle-ci le gouveniemenl des eaux fluviales. Lorsijue César ira rejoindre le cénacle des dieux, gouvernera-t-il la terre ou la mer ou ira-t-il prendre place parmi ces signes du Zodiaque (jui régissent, de concert avec les planètes, la destinée humaine, le poète se le demande. 11 ne songe pas à promettre à Auguste les douceurs du repos. Un dieu oisif n'a plus de place dans la Nature.

Telle était la religion romaine, vivant sur son projire fonds, la plus sèche et la plus prosaïque qui fut Jamais, ayant des recettes empiriques pour tous les besoins, mais muette sur toutes les questions que d'ordinaire les religions ont charge de résoudre. On y chercherait vainement quelques renseignements sur la destinée de l'homme après la mort, sur cet au-delà de la tombe, qui est pourtant le domaine inaliénable des religions et dont le souci obsède même l'imagination des primitifs. Sans doute, les Romains n'échappaient pas plus que les autres humains à cette obsession; mais la religion de la cité se contentait de protéger les sépultures et définissait encore moins les « Dieux bous » [Dix Mânes) que les autres divinités. Elle ouvrait pourtant, trois fois l'an, le mundus du Palatin pour communiquer avec les dieux d'en bas (DU inferi)^ et elle conférait le caractère de fériés [»ubliques, c(>lébrées en même temps par tous les citoyens, aux (lurifications et hommages ordonnés par la religion domestique, comme \csParentalm et Feralia du mois de février et les Lemuria du mois de mai. Les Grecs non plus ne mêlaient pas les rites de la religion officielle et de la religion domestique; les vïxùu'.a étaient à Athènes des cérémonies familiales : mais leurs mystères et leurs poètes avaient répandu des croyances généralement acceptées concernant le

b L INTOLERANCE REIJGIELSE ET LA POLITIQUE

royaume d'Hadès et le voyage des omhi'cs ((indiiili-s par Hermès psychopompe.

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