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LA POLITIQUE RELIGIEUSE DES FLAVIENS

Lu incident narré par Tacite, (pii n'y attache pas autrement d'importance. f)ermet de penser que les cultes ('gypliens eurent, sous Vespasien, un regain de faveur. Vespasien, comme on sait, avait été surpris par le choix des légions d'Orient, qui l'avaient proclamé empereur [)0ur opposer leur candidat àOthon. l'élu des prétoriens, et à Vilellius. l'élu des légions de Germanie. Il avait bien des raisons de n'avoir (pi'une médiocre conliance dans le succès de sa cause. En attendant que ses fiartisans x?ussent montré de quoi ils étaient capables, il se rendit, pour attendre les événements, n Alexandrie, où il avait été proclamé

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huit d'{il)(>r(l. à rinsli^^ation du pn^fol d'Egypte, le juif Til)ériiis Alexandre, H était là à l'atTùt des nouvelles et en mesure d'alTanier Rome, s'il le jugeait utile à sa cause, en arrêtant les envois de blé destinés à la capitale, (l'est là (pu*. (|uand on le sut j)roelam(' à Home et débarrassé de ses rivaux, d'habiles metteurs eu scène lui tirent faire des miracles. Sérapis joua en l'occurrence un rôle analogue à celui (pii avait été <iévolu jadis à Ju|)iter Aminon consult*' par Alexandre le Graml.

Vespasien n'était pas superstitieux : même, il aimait à i>laisant(M" sur de graves sujets, comme la comète où l'on vit le présage de sa mort. Oh dit fpie, malade, il parla assez irrévérencieusement de son apothéose prochaine. Kut-il dupe ou complice des guérisons miraculeuses opérées par lui à Alexandrie? Elles sont, en tout cas, au moins aussi bien attestées que la guérison des écrouelles ])ar les rois de France. Si les Alexandrins y mirent de la supercherie, Vespasien était assez lin pour éventer la ruse et s'en approprier le bénélice sans bourse délier, (lomme il ne devait de reconnaissance qu'au dieu, non seulement il ne fit point de cadeaux aux Alexandrins, mais il leva sur eux des contributions et les quitta exaspérés de sa ladrerie. Ils ne rai)[)elèrent plus (pie « le poissonnier » (x'jê'.oTây.TT,;), un sobri(piet (pii avait déjà servi jadis à ridiculiser un autre i»rétendaut. (le qui est certain, c'est que Vespasien, dans la situation pré- <aire où il se trouvait, avait intérêt à se faire donner une investiture divine et. par la suite, à favoriser le <*uhe du dieu qui la lui avait octroyc'e. En fait, on sur|)rend çà et là des indices de la révérence que Vespasien et Titus témoignèrent aux cultes égyptiens. Suétone rapi)orte que Titus, avant de rentrer à Home, alla d'Alexandrie à Memphis, [»our y assister à la •consécration du bonif Apis. (Juaiid il eut rejoint son père à Home. Vespasien et lui passèrent dans le

lomplo (l'Isis au Champ de Mars la nuit (jui ju-éfMMla leur enlr(^e triomphale, et c'est de là que partit le cortège. Lorsque ce temple, (^difié |)ar Calif-'ula. brùl.i eu Tau 80. Domilieu le rebâtit [)lus magnilitpi*'. Domilieu, du l'esle. devait à Isis une reconnaissance persoinielle : c'est sous un d<''guisement d'Isia(|ue (|u'il avait pu s'enfuir lors des troubles de 69 et «'chapper aux Vitelliens lanct's à l'assaut du Ca[)itole où il s'était réfugié.

Les questions religieuses ne tiennent plus désormai> aucune place dans les actes coinius de Vespasien et de Titus. L'expulsion des philosophes et des astrologues (71 et 75 p. C.) eut pour but de faire taire degens qui liraient des doctrines stoïciennes ou cyniques des allusions désobligeantes au régime actuel, et de fermer des cabinets de consultations où les astres pouvaient encourager les espérances des opposants. C'était l'intérêt dynastique, et non une foi quelconque. (|ue la police impériale protégeait contre des censeurs parfois insolents et des tentations olTertes à des prétendants possibles.

C'est durant ces années de paix que commence la rédaction des Evangiles, recueils des discours de Jésus encadrés dans les grandes lignes de sa biographie. On s'étonne que cette existence qui tient dans les annales de l'humanité une si grande place ait été ignorée de l'histoire contemporaine, même de l'histoire de la .ludée écrite par un Juif qui relate dans le dernier détail les événements de l'époque et note avec un soin particulier les mouvements de l'opinion. Josèphe. ([ui compte les sectes et mentionne les novateurs traqués par l'autorité romaine, lui qui rend un témoignage si sympathique à Jean le Baptiste, victime innocente d'Hérode Antipas, qui signale comme une iniquité le supplice de Jacques frère de Jésus, Josèphe. recensant les méfaits de Pilale. ne parle pas de Jésus. Il est reconnu aujourd'hui i[uc l'unique passage

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(.1. y.. XVIII, 3, 3) où Josèphe est censé rendre homniiii^e au Christ est une inter[)olati()n elirëtienue, antérieure à Eusèbe, mais postérieure à Origène. Josèphe n'a pas su distinguer en quoi la doctrine du Christ ditTérait de celle de ses précurseurs. Avant Jésus, Thérapeutes et Esséniens avaient |)rèché le détachement du monde, de la famille même, et connu la douceur de la fraternité entre disci[)les qui mettaient tout en commun : avant lui. le baptême et les banquets mystiques étaient des symboles d'initiation et de purilîcation. Le savant juif est passé à côté des chrétiens sans les connaître, sans remarquer combien était peu hébraïque la familiarité conliante et l'amour filial «pii les rapprochait du Père commun, dépouillé non pas de la majesté, mais de la terreur qui environnait le nom de Jahveh.

Cette absence de témoignages profanes explique, si elle ne les justifie pas. les excès de la critique aventureuse qui en est venue à nier l'existence de Jésus, à penser que le christianisme est sorti du pré-christianisme par un développement logique, sans intervention nécessaire d'une personnalité marquante. C'est une a[)plication de théories naguère en vogue sur le génie inconscient des collectivités, qui créent les religions aussi bien que les épopées nationales. Il faut avouer que la tradition chrétienne a tellement prodigué le miracle autour de la personne de Jésus, que, défalquer de sa biographie le merveilleux, c'est risquer d'emporter le fond avec la forme. La floraison légendaire s'épanouit avec une rapidité surprenante. Dans l'Evangile de Marc, écrit peut-être au temps de Néron, il n'est question ni de la naissance miraculeuse, ni de l'enfance de Jésus : le récit commence au baptême du Christ. Une dizaine d'années plus tard, lEvangile de Matthieu comble la lacune : la salutation arigélique, l'étoile des Mages, le massacre des Innocents et la fuite en Egypte reculent le point de départ

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de la narralioii. Luc ('monde le récit de son devancier : il remplace Téloile j)ar un ange, les Mages par des bergers, la « maison » où est né Jésus [)ar une « crèche », et supprime — vu la date où il place l'événement — tout ce qui concerne Hérode le Grand, le massacre des nouveau-nés comme la fuite eu Egypte. Il corrige même la généalogie dressée par le précédent évangéliste. En même temps commençait, pour se poursuivre au jour le jour et manifester les croyances des diverses sectes chrétiennes, la rédaction de quantité d'évangiles et d'apocalypses, comme les Evangiles des Hébreux, des Egyptiens, des Ebionites ou des Douze, de Pierre, de Thomas, de Nicodème ou Actes de Pilate, de l'Enfance, de la Nativité de Marie, le Protévangile de Jacques, l'Histoire de Joseph, etc. Ces élucubrations qualifiées apocryphes, c'est-à-dire exclues du recueil canonique, n'en ont pas moins fourni à la piété chrétienne maint sujet d'édification, et l'art chrétien s'en est largement inspiré.

Le fait bien connu que les légendes viennent d'elles-mêmes rehausser le prestige des grands noms n'autorise pas plus à supprimer la personnalité historique de Jésus que celle de Pythagore, d'Apollonius de Tyane ou de Mahomet. Le débat qui, soulevé une première fois et étouffé à la Renaissance, se ravive en ce moment en Allemagne laissera debout cette suave figure, d'autant plus aimée et admirée qu'elle appartiendra davantage à l'Humanité.

Domilien, second fils de Vespasien, fut le second Néron (pie les Romains avaient un instant appréhendé de rencontrer dans la personne de Titus, et, au dire de Tacite, qui lui a voué une rancune particulière, un Néron pire que le premier. Coutumier de précoces débauches, dissimulé, jaloux de son frère (pii l'estimait à sa valeur, il arrivait au pouvoir (l(*jà aigri par l'attente imposée à son ambition. Qu'il ail abn'gé cette attente en empoisonnant Titus, c'est une calomnie

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banale que Suétone lui-mènu' n'a pas <Mire;j:isli(''o et (|u'il a réfutée d'avance en affiiMuaiil ([ue Titus nu)urut (le la lièvre. Il y a des progrès dans le vice comme dans la vertu. Domifien Jie doit pas être jiifré uni(|uement sur les souvenirs laissés par la période de terreur qui s'étend sur les trois dernières années de sa vie. Airric<da mourut le 23 août 93. et Tacite lui-même l'estinu' heureux d'avoir écliapjté, [»ar une mort ]irémalurée, « à ces derniers tem|is où Domilien («puisa la république, non plus par intervalles et par accès, mais sans trêve et, pour ainsi dire, d'un seul trait ». A cette date le régime était donc encore supportable. D<3mitien nu'rilail penl-èlre l'infortune (jui lui est échue, <le n'être iruère connu de la |)ost('rité ()ue par les affreux portraits où Tacite, Pline le .leune, Juvénal, ont accumulé les touches les plus criardes. Le « Néron chauve » a été comparé à Néron, à (^aligula, à Tibère, réunissant en lui tout ce qu'il y avait de répuf.'nant el d'odieux dans le caractère de ces mo- <lèles. La réaction haineuse qui lui refusa l'apothéose, (|ui abolit ses actes, maudit sa mémoire et ordonna la destruction de tous monuments et inscriptions en son honneur, a fait disparaître les témoifj;naffes pouvant fain^ contrepoids de l'autre C(')té de la balamre. Il en reste cependant assez, même dans les écrits où il est le plus maltraité, pour opposer des faits à l'inter- [trétation qui les a défigurés.

Quelque jugement que l'on porte sur les actes de Domitien. on ne peut lui refuser cerlaines qualités <riioinme d'Etat, et notamment ce (jiii avait le plus manqué à Caligula et à Néron, quehjue suite dans les idées. A ce point de vue, c'est à Tibère (ju'il faudrait le comparer. Tibère était entré à regret en conflit avec l'arislocralie romaine : Domitien, le jiarvenu, élevé à l'abandou dans une pauvreté malsaine et sentant le bouge, ne se maintint (|u'en écrasant toute velléit('' d'opposition, aussi inqiitoyable pour les propos

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imprudents que pour les conspirations. Comme Tibère, comme Auguste surtout, Domitien prf''ten(lil relever le niveau de la moralité publique. Il |)rit a perpétuité le titré de censeur, qui lui donnait un pouvoir discrétionnaire en ce qui concerne la [jolice des mœurs. Il chassa du Sénat un ex-questeur (|ui faisail sa société des danseurs et i)anlomimes, disciualifia un chevalier ([ui avait repris sa femme après l'avoir répudiée pour adultère, et frappa d'incapacités humiliantes les femmes de vie scandaleuse.

De ces femmes, il en trouva jusque chez les Veslales. 11 y avait près de deux siècles que la chasteté des vestales n'avait pas été soupçonnée ou que l'in- <lulgence pontificale n'avait point fait de quelques écarts une affaire d'Etat, comme au temps où l'on croyait qu'une souillure au foyer de Vesta pouvait attirer sur la république les i)ires calamités. Si vraiment Néron fit un jour violence à la vestale Rubria, il savait trop bien qui était responsable de cet i< inceste » dont, en sa qualité de Pontifex Maximus. il était le seul juge. Domitien déploya une sévérité inattendue de la part d'un homme qui avait, en fait de mœurs, la plus détestable réputation. Suétone semble indiquer qu'il voulut, en cette occasion comme en tant d'autres, prendre le contre-pied de la politique indulgente de son père et de son frère, qui avaient « néghgé » ce mode de répression. En 83. les deux sœurs Oculatae et une troisième vestale, Varronnilla, lurent condamnées; mais Domitien leur laissa le choix de leur genre de mort. Elles échappèrent par le suicide à la terrible exécution traditionnelle. Mais Domilien revint à la coutume lorsque, huit ans plus tard (91), il mit en jugement la supérieure des Vestales, (lornélia Maximilla,qui avait été précédemment acquittée par Vespasien.

Pline le Jeune, écrivant à un ami, lui donne (pielques détails sur ce procès sensationnel, qui

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ahmiiit, suivant lui. à une condamnation voulue (ravanco. Domition tenait, dit-il, « à enterrer vivante Corn('lia. pensant illustrer son siècle par de semhlahles exemples ». Pline ne se porte i)as garant de linnoceme de la vestale; mais il tlétrit la j)assion féroce et le mépris des formes légales dont Domitien til preuve en cette alfaire.

Notre pitié rétrospective n'a pas les moyens de reviser le procès des Vestales. On a raison de suspecter la sincérité dp ceux qui, comme Domitien, démentent leurs |n*éceptes par leurs exemples. Nous ne savons pas de quoi Domitien pouvait bien avoir à se venger sur une Cornélia, et si elle appartenait peut-être à la grande famille patricienne. Il n'y avait pas de nom plus commun à Rome, surtout depuis «|U(' Sylla avait fait d'environ dix mille atTranchis des Cornelii qui, à leur tour, pouvaient communiquer leur nom patronal à d'autres atTranchis. Il a été dit plus haut qu'Auguste avait, comme pis aller, ouvert le couvent des Vestales aux filles d'atVranchis. Ce qui dennnire. c'est que Domitien a cherché des occasions de sévir, et qu'on ne |)eut lui faire l'honneur de le supposer animé d'un zèle sincère pour la religion nationale, laquelle n'avait rien à gagner à de pareils scandales.

Parmi les vieux cultes romains, il parait avoir favorisé j)articulièrement celui de Minerve. « Il célébrait chaque année », dit Suétone, « dans sa villa d'Albanum, les Quinqualria de Minerve. Il avait institué en son honneur un collège, dont les présidents tirés au sort dormaient des chasses (venaliones) somptueuses et des jeux scéniques, plus des concours d'orateurs et de poètes ». C'était une façon de montrer qu'il avait réparé les lacunes de sa première éducation ; qu'il était, lui aussi, un bel esf)rit, le premier des poètes au dire de Quintilien. qui compromet sa réputation d'homme de goût jjar cette énorme llatterie. Valérius

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Flaccus. Silius Ilalicus, Martial, vanlenl à Vcuwi les talents poéthiues de Domitien, comme Pline l'Ancien trouvait admirable un poème composé par Titus sur la dernière comète^ Domitien reconstruisit le temple de Jupiter Capitolin, brûlé une troisième fois en Fan 80, et même, à côté, un temple de grandes dimensions à Jujuter Custos, à (|ui il était reconnaissant d'avoir échappé en 69 aux Vitelliens. Déjà, du vivant de son père, il avait fait élever, sur l'-emplacement de la sacristie où il s'était réfugié, une chapelle à Jupiter Conservator. avec un autel de marbre décoré de bas-reliefs représentant son aventure. Domitien n'eut garde d'oublier le culte de sa famille. La maison où il était né, sur le Quirinal, fut convertie en un temple de la gens Flavia. C'est là que reposèrent les restes de Vespasien, retirés du mausolée d'Auguste, ceux de Titus, de sa (ille Julia, et plus tard de Domitien lui-même.

Aucune de ces fondations ne paraît avoir été suggérée par un sentiment véritablement religieux. Ce que l'on constate, c'est, chez Domitien, le besoin d'associer son nom, sa personne, les souvenirs de sa biographie, à des institutions susceptibles de durer. C'est encore pour attacher son nom à une solennité rare qu'il célébra les Jeux Séculaires en l'an 88, quarante et un ans après ceux de Claude, sous prétexte de revenir au comput adopté par Auguste, qui aurait dû faire attendre l'échéance jusqu'en 93. Le peu qu'il pouvait ressentir de dévotion allait sans doute aux dieux alexandrins* S'il fit du temj)le d'Isis au Champ de Mars un des plus beaux édifices de Rome, ce n'est pas qu'il y eût un intérêt j)olitique évident en rapport avec une si grosse (léj)ense. (rest le moment où la vogue des cultes égyptiens alleignit à son apogée, où Juvénal nous montre les femmes prêtes à aller, «si la blanche lo l'ordonne », chou'cher au fond <le l'Egypte de l'eau pour faire des aspersions

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dans le temple d'Isis. toutes dociles à la voix du prêtre qui leur obtient par ses jirières le pardon de leurs péchés. Un mot éniirniali(|ue inséré dans le Panégyrique de Trajan j)orte à croire (jue Doniilien pratit|uail à doniicil(> quel(]ues (d)servances empruntées aux rites éjEryptiens. Pline, vantant la simplicité cordiale (|ui régnait à la table de Trajan, rappelle en manière de contraste le temps où les invités n'entraient ([u'avec terreur dans l'antre de la l>ètc féroce. A table, les convives de Domitien étaient comme ahuris par « les services {ministeria) d'une superstition étrangère et l'obscénité des propos ». S'agil-il simplement, dans cette phrase contournée, de domestiques éti'angers qui servaient les plats suivant un cérénuMiial exotique, ou plutôt de choix superstitieux des mets? En tout cas. la façon dont Domitien traita les Juifs ne permet pas de croire qu'il leur ait emprunté leurs scrupules en matière de cuisine.

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