‹ L'intolérance religieuse et la politiqueChapitre 7 sur 66 · LA RELIGION ET LES RELIGIONS A ROME O · texte numérisé non relu

LA RELIGION ET LES RELIGIONS A ROME O

siipériours à l'homme, sans ces génies (Bai'jxove;) on messagers (oLyyz'koi) qni exécutent ses ordres et le tiennent en contact avec le monde, il serait comme relégué dans une solitude inefîahle et inaccessible. Ce Dien transcendant deviendi'ail une enlilé métaphysique, figée dans ses volontés immuables, dans son implacable prévoyance, qui. supprimant toute liberté, y compris la sienne, rend inintelligible l'efficacité de la prière. Ou bien, par un dernier effort de la raison raisonnanlo, tourné en sens contraire, l'Etre divin est conçu comme infusé dans la Nature, dont il est l'âme ou même la substance, multiple dans ses manifestations, un en réalité; si bien que toute diversité est réduite à l'état d'apparence, et que la personnalité humaine elle-même, affirmée parla conscience, n'est plus (ju'un mirage flottant sur l'océan du panthéisme. Ni le monothéisme métaphysique, ni le panthéisme ne sont et ne peuvent être des religions. Ce sont des spéculations philosophiques, purement intellectuelles, (|ui, sous couleur d'exalter le sentiment religieux, de le hausser à l'admiration contemplative et désintéressée, le noient dans le vague de l'Infini et lui ôtent tout point d'appui.

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