Les forces reviennent rapidement
Enfin convalescence complète et retour à la santé, A la fin
de juin son mari nous écrivit que son état allait s'améliorant. « Elle dort, dit-il, toute la nuit, n'a plus d'éternuements. La diarrhée a disparu ainsi que la dysménorrhée dont elle souffrait pendant qu'elle employait la morphine.
«Elle est moins grosse, n'a jamais redemandé de morphine, n'a d'appétence particulière pour aucuns timulant. Aucun abaissement mental; pas de dépression. Elle est pleine de cœur et va partir pour un long voyage. »
Obs. XLVIl (J. A. Loveland) — M°" D..., 33 ans, tempérament nerveux, habituée à la morphine depuis six ans, résolut d'en cesser l'usage. Elle prenait alors 12 grains par jour.
Traitement par suppression totale le 28 janvier.
Rien les trente premières heures.
"iSi janvier, soir. — Malade très agitée; souffrances aiguës. Esprit obscurci ; cependant la malade répond aux interrogations.
30. — Encore très agitée lorsqu'elle n'est pas sous l'influence de narcotiques. Selles provoquées par le sulfate de magnésie.
31. — Nuit troublée parles vomissements; l'esprit a repris sa lucidité; douleurs névralgiques dans toutes les parties du corps.
1" février. — Les vomissements alternent avec la diari'hée, foiçant à abandonner tout traitement jusqu'au lendemain.
3. — La malade est épuisée, aucun appétit, elle se croit mourante. Jusqu'ici elle n'avait eu aucun désir de morphine, maintenant le besoin se fait sentir. Je me décide à lui donner un grain de morphine toutes les six heures et les toniques et stimulants à volonté.
4. — L'effet delà morphine a été magique. L'appétit est revenu^ la malade transfigurée n'a plus aucun symptôme morbide. La dose est réduite à 1/4 de grain toutes les six heures. Toniques.