‹ L'Intoxication FongiqueChapitre 11 sur 22 · ES PS TT · texte numérisé non relu

ES PS TT

ee 3 x e.

Eh #24

CAO RAS EE TA Re MERS

profuses. On note au début de la tachycardie puis de la bradycaruie, et une grosse excitation céré-

brale. 2

Enfin le malade s'endort d’un lourd sommeil au sortir duquel, guéri, 1l ne conserve qu’un souvenir confus des troubles dont il a été l’objet. ;

Mais à côté de cette intoxication type, certains champignons muscariens, tels l’Amanita Pantherina, et certains clitocybes provoquent des accidents analogues à ceux que produirait une injection trop forte d’atropine. D’où : un syndrcme Panthérinien

-ou mydriatique décrit par Wicki et un syndrome Cli-

tocybien ou sudorien décrit par Martin et Sans.

Récemment, Harmsen a montré que les accidents provoqués par les champignons muscariens ne seraient pas dus uniquement à la muscarine qui aurait seulement une action gastro-digestive (si la muscarine était le seul principe toxique, d’après cet auteur il faudrait absorber 8 à 10 kilcgrammes de champignons pour être intoxiqué, les champignons contenant en moyenne 16 milligrammes de muscarine toxique par kilo).

La fausse oronge démuscarinée surlaquelleHarmsen fit ses premières expériences était encore toxique. On tend aujourd’hui à admettre qu’à côté de la muscarine, il existe une myrcéto-atropine qui posséderait une action sur le système nerveux central et aussi de la choline, responsable des troubles gastro-

intestinaux.

LPO

59 Champignons à amanita-toxine : sn ci

Outre les hémolysines, la phalline contient comme nous l’avons vu plus haut un autre poison : l’amanitatoxine, substance très toxique isolée par Ford. Ce principe est soluble dans l’eau, insoluble dans l’éther et dans l’huile ; il n’est pas détruit par l’ébulli- É tion et agit surtout sur les cellules hépatiques et rénales, sur le cœur et les capillaires ainsi que sur les cellules nerveuses dont elle entraîne la dégéné- à rescence.

La composition chimique de l’Amanita-toxine n’est pas encore connue ; en tout cas, ce n’est ni un glucoside, ni une substance protéique, elle se rapproche vraisemblablement des toxines microbiennes. Jusqu'à ces derniers temps, on ne savait pas encore atténuer ses redoutables effets et l'issue fatale était la règle ; mais les nouveaux essais de sérothérapie et surtout le traitement de M. Limousin (cerveau et estomac de lapin) ont donné des résultats thérapeutiques merveilleux.

Si l’on prépare un extrait des poisons des Amanites mortelles, et si on les porte à l’étuve à 1000, on détruit les hémolysines qu'ils renferment, mais l’'Amanita-toxine reste intacte.

Injectée à des lapins, elle les tue rapidement en produisant une nécrose des vaisseaux, une dégénérescence des cellules hépatiques et aussi des tubes et des glomérules du rein.

Page 1