L'AMANITE
Pour la clarté de ce qui va suivre et pour faciliter la description des caractères botaniques des différents champignons dangereux que nous allons étudier, il nous paraît utile de rappeler brièvement la constitution d’une Amanite schématique (fig. 1) aux principales périodes de son évo- Tution.
Sur le thalle ou mycélium (vulgairement blanc de champignon) on voit surgir un petit bouton globuleux qui ne tarde pas à se gonfler et à s’allonger. Il perce la surface du sol et apparaît bientôt complètement enveloppé d’une sorte de coquille membraneuse appelée volve (fig. 2 A). Une coupe frontale montre à cette période l’aspect suivant (fig. 2B). La volve entoure le pied et le chapeau. A la face inférieure de ce dernier rayonnent des lames ou lamelles constituant ce que l’on appelle l’hyménium. Les lames ou feuillets sont à cette période protégées par le voile, qui est étendu du pied, sur lequel il s’insère, au pourtour du chapeau. |
Rapidement la volve éclate sous la poussée du champignon qui s’allonge et s’épanouit (fig. 2 C).
La partie supérieure de la volve peut rester accolée au chapeau. Elle ne tarde pas à se craqueler au fur et à mesure du développement de celui-ci; il en résulte un semis de débris plus ou moins nombreux et plus ou moins régu-
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lièrement distribués (fig. 2 D). Ces débris sont d’ailleurs indépendants de la cuticule du chapeau. On peut les enlever facilement d’un coup d’ongle. La pluie peut également les décoller. ;
Tout autour de la partie supérieure du pied ou stipe pendent les restes du voile; ce reliquat porte le nom d’anneau, de collier ou encore de collerette ou de bague (fig. 2 D).
Le segment inférieur de la volve forme autour du bulbe du pied une sorte de sac (A. phalloïde, A. printanière) ou un rebord écailleux (A. citrine, A. tue-mouche) (fig. 2 D).
FiG. 1. — Type d’une Amanite.
Les restes de cette volve jouent dans l'identification des champignons un rôle considérable; elle sert à caractériser les champignons les plus dangereux qui tous sont munis d’une volve; aussi, à défaut de compétence mycologique, doit-on considérer cette volve comme un indice de grand