‹ L'intradermo-réaction au coli-bacille dans ses rapports avec les suites de l'appendicectomie (Contribution à l'étude de la vaccinothérapie pré-opératoire)Chapitre 29 sur 32 · OBSERVATION XXX · texte numérisé non relu

OBSERVATION XXX

Marie L..., 47 ans, journalière. Entre le 11 mai 1925, salle 9, lit 10, dans le service de M. le professeur Chavannaz, envoyée par son médecin pour : «Appendicite ».

On relève trois crises douloureuses abdominales dans les antécédents. ;

La première crise est apparue en février 192% (antérieurement la malade n'avait jamais souffert de l’abdomen).

Le début à eu lieu le matin au lever par une douleur soudaine, très vive (donnant une sensation de (orsion), ayant pour siège la région appendiculaire et s'étendant rapidement, dans les heures qui suivent, à tout l’abdomen. La malade se met au lit et se tient courbée en chien de fusil pour calmer la douleur, Cependant, celle-ci demeure aussi vive pendant Loute la journée et dans la nuit qui suit. Les vomissements, dès le début de la crise, sont très abondants : muqueux d'abord, puis bilieux, et se poursuivent jusqu’au lendemain matin (la température n'a pas élé prise). La constipation est marquée (la malade reste douze jours sans aller à selle). Les gaz ne sont pas ren dus les deux premiers jours.

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Le lendemain du début, le médecin, appelé en consultation, conseille la diète hydrique, la glace sur le ventre, et le repos au lit.

La douleur diminue rapidement pour disparaître au bout de trois ou quatre jours. Les gaz sont rendus, les vomissements s'arrêtent. La glace est gardée quinze jours. La malade garde le lit en tout trente jours.

La deuxième crise débute vers le 1% janvier 1925. Elle ressemble à la première, mais elle est moins forte et moins longue. La douleur apparaît brusquement, un peu moins vive que la première fois, le siège en est le même, d’abord localisée à droite, puis généralisée à tout le ventre.

Au bout de quelques heures elle décroît pour disparaître complètement en trois jours.

Vomissements le premier jour; constipation marquée, les gaz ne sont pas rendus pendant deux jours. Au bout de douze jours, la malade est sur pied.

La troisième crise apparaît vers le 1% avril, au cours du travail. Elle est en tous points calquée sur la deuxième crise, sans les vomissements cependant. Séjour au lit : douze jours.

Dans l'intervalle des crises et depuis la dernière, la malade ne souffrait pas, mais se sentait lasse, inapte au travail, et éprouvait une pesanteur dans la fosse iliaque droite.

Il n’y avait pas de constipation; les selles ont toujours été quotidiennes, d’abondance et de qualité normales. Dans les antécédents, on ne relève rien de spécial, il n’y a pas eu de maladie grave, pas de pleurésie, pas de bronchites fréquentes. A l’âge de dix-huit ans est apparu un goitre exophtalmique, nettement caractérisé par tous ses signes au complet, et qui a régressé sous l'influence d'injections interstitielles modificatrices.

Examen : L'état général est bon. A la palpation, l'abdomen est souple, le cœcum est perceptible et roule sous les doigts, mais ne paraît pas dilaté. La pression au niveau de la région appendiculaire éveille une douleur assez marquée.

Le rein droit est un peu plosé.

La percussion indique une légère diminution de la sonorité au niveau de la fosse iliaque droite, et de l’épine iliaque antéro-supérieure

droite.

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