LEE
L'examen de l'appareil génital révèle un utérus rétrofléchi, mais parfaitement mobile et sans lésions annexielles.
L'examen des autres appareils ne montre rien de particulier.
Intradermo-réaction pratiquée le 16 mai 1925 : Positive.
Opération le 20 mai 1925. Anesthésie à l’éther. Incision de Jalaguier. Le cœcum est rouge, congestionné, il est collé au péritoine pariétal par une lame péritonéale probablement d’origine congénitale, et il s’extériorise mal. En relevant le cœcum, on trouve l’appendice dans la loge sous-cœcale. Cet appendice est long, turgescent, gros comme le petit doigt, grisâtre, lardacé, congestionné par endroits. Il est dur au toucher. Il est rétrocæcal, adhérent au cœcum dans sa moitié supérieure.
On fait la libération de la pointe vers la base; on sectionne le méso; on sectionne l’appendice au thermocautère.
Enfouissement en surjet.
Fermeture sans drainage.
L'opération a été délicate. (Rétraction du méso, difficultés de l’hémostase).
L'’appendice ouvert en long, présente une sténose à l’union du quart supérieur et des trois quarts inférieurs.
Au-dessous, se trouve une cavité qui contient quelques gouttes de muco-pus.
Lésions de folliculite; paroi scléreuse.
Suites opératoires : Simples.
Guérison sans aucun incident.
OgservarIoN XXXI.
Georges L..., 37 ans, employé des postes. Entre le 1% mai 1925, salle 17, lit 31, dans le service de M. le professeur Bégouin, pour : « Appendicite ».
On note dans l’histoire de ce malade de nombreuses crises antérieures.
La première s’est montrée en janvier 1924 (antérieurement ce malade n'avait jamais soullert du ventre).
A celte date, il est pris brusquement à la fin de la journée, d’une
douleur, pas très vive, étendue à tout l'abdomen et qui, dans les heures qui suivent, devient plus marquée dans la fosse iliaque droite. Cette douleur dure la nuit, et le lendemain matin elle est à peu près passée. Il n’y a pas eu de vomissements, pas de nausées, pas de fièvre, au dire du malade, pas de constipation marquant la crise. Le lendemain donc, la crise était passée, et le malade malgré une certaine pesanteur dans l'abdomen, pouvait reprendre ses occupations.
Depuis janvier 1924, il y a eu de nombreuses crises, un peu plus longues, el surtout de plus en plus intenses. Les trois premières qui ont suivi celle de janvier ont élé séparées par des intervalles de six semaines environ. Puis des crises se sont montrées tous les mois. Les dernières se seraient accompagnées de fièvre et auraient duré en moyenne vingt-quatre heures.
La dernière crise a eu lieu le 24 février 1925; sa durée a été de vingt-quatre heures; il y a eu de la fièvre élevée, des vomissements alimentaires et muqueux.
Dans l'intervalle de ces crises, l'abdomen était le siège d’une pesanteur légère à peu près continue, s’exagérant un peu par la fatigue; le malade dit n’avoir jamais été constipé. .
Dans les antécédents on ne note aucune maladie grave, rien n’est à retenir.
Actuellement, le malade, au repos n’éprouve aucune douleur spontanée, mais lorsqu'on l’examine, on trouve une défense légère dans toute la partie droite de l’abdomen, et la palpation profonde éveille une douleur assez nette dans la région appendiculaire.
Le toucher rectal est négatif.
Les autres appareils ne présentent rien de spécial.
L'intradermo-réaction pratiquée le 2 mai 1925 a été positive (Tache rosée excédant les dimensions d’une pièce de cinq Îrancs. Pas de phénomènes généraux. Pas de réaction focale, pas de retentissement ganglionnaires).
Opération le 5 mai 1925. Anesthésie à l'éther. Incision de Jalaguier : il existe des adhérences pariéto-viscérales. L'appendice n'est pas adhérent au cœeum; il est gros, irrégulier, monillitorme. L'appendicectomie est facile.
Suites opératoires : Simples.