‹ L'intradermo-réaction au coli-bacille dans ses rapports avec les suites de l'appendicectomie (Contribution à l'étude de la vaccinothérapie pré-opératoire)Chapitre 8 sur 32 · ESA ESS · texte numérisé non relu

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le pouls à 170. Le lendemain amenait une légère amélioration et tout était rentré dans l’ordre au bout de deux jours;

Un cas de Chevassu, rapporté dans la même séance, d’un sujet emporté dans les vingt-quatre heures après appendicectomie, l’autopsie ne révélant aucune lésion;

Le cas que nous rapportons, observation XXXV.

Enfin, quiconque a suivi assidûment les services de chirurgie à le souvenir de certains malades emportés rapidement par la septicémie, après des opérations simples; où ayant présenté des complications plus ou moins inquiétantes, alors que les choses semblaient devoir se passer normalement.

Alors que la technique opératoire employée et les conditions d’asepsie sont parfaites, on ne peut guère expliquer ces faits que par une libération brusque des germes, mis en circulation par l'acte opératoire, et la mise en liberté de produits hautement toxiques et hautement virulents.

Si l’on pense que ces phénomènes surviennent parfois à la suite d'intervention sur des foyers en apparence parlaitement « refroidis », on peut bien admettre qu'un rôle important est joué par un état de moindre résistance de l'organisme visà-vis des germes libérés.

1 paraissait donc utile, au point de vue thérapeutique, de déceler cet état spécial et de le combattre en augmentant la résistance de l'organisme.

Le 12 mars 1919, à la Société de chirurgie, L. Bazy proposait de dépister cet état de résistance amoindrie en pratiquant, avant d'opérer, des intradermo-réactions; et, dans les cas où ces réactions se montreraient positives, de vacciner le malade avant l'opération.

Pour la réaction et la vaccination on emploierait la: même substance, la même émulsion de corps microbiens.

« La vaccination préventive devant être spécifique, dit Bazy, il s agissait de savoir avec quels germes je composerais mor vaccin. J'ai donc systématiquement examiné tous les appendices que j'ai enlevés, et recueilli dans différents services le pus de toutes les appendicites que l’on avait à opérer d'ur-

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gence. Mon ami Cuvelier, au laboratoire de M. Vallée, à bien voulu se charger, dans plus de trente cas, de l'identification des germes:

Une fois seulement il a trouvé, dans une péritonite appendiculaire, l’entérocoque à l’état pur.

» Dans tous les autres cas il s'agissait du coli-bacille, soit seul, soit associé à l’entérocoque ou au streptocoque, soit aux deux germes à la fois.

Une fois, il y avait association du coli-bacille avec un done doré.

» Ce sont ces constatations bactériologiques qui m'avaient Re à utiliser. le vaccin quadrivalent dont je parlais au début de cette communication.

Mais, comme il me semble bien que le coli-bacille soit dans les appendicites le germe principal el en tout cas le seul constant, je me suis beaucoup servi d’un vaccin sensibilisé ne contenant que des coli-bacilles appartenant à des races pathogènes. »

ŒEt même, dans les cas d'appendicite gangréneuse, ce ne sont presque jamais les germes gangréneux telluriques qui sont en cause, mais encore le coli-bacille, Si bien qu'en faisant dans ces cas la sérothérapie antigangréneuse on ne fait pas une sérothérapie spécifique (Ch. Clavelin, Société de chirurgie, 43 mai 1925, Discussion de L. Bazy).

Plusieurs auteurs ont employé la sérothérapie antigangréneuse dans l’appendicite Il faut citer

Paul Delbet au XXIX° Congrès de chirurgie;

Billet à la Société de médecine militaire, en 1921;

Bérard et Santy, Cotte à la SOCItÉ de chirurgie de Lyon, en 1921; |

he au Congrès de la Société internationale de chirurgie de Londres, en 1923; |

Foisy dans les Archives médico-chirurgicales de province, en janvier 192%;

Et tout récemment Clavelin du Valide Cnee à la Société de chirurgie, le 143 mai 1925,

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