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de la réaction de Frei, de l’état d’anergie possible du malade. Nous savons en effet que la réaction de Frei peut être négative, momentanément d'ailleurs, au cours d’une association avec une autre maladie vénérienne, ou au cours d’une maladie infec-
tieuse.
En conclusion, la réaction de Frei doit être :
19 pratiquée avec un antigène éprouvé et frais;
2 lue après un certain délai ;
30 répétée dans les cas douteux ;
49 appuyée par l'exploration systématique de l’état de sensibilisation, d'hyperergie ou d’anergie du malade.
Ainsi pratiquée, la réaction de Frei possède une . valeur à peu près absolue et doit être considérée comme spécifique. |
La réaction de Frei, preuve nosologique de la maladie de Nicolas-Favre.
Parmi les adénopathies inguinales vénériennes, la maladie de Nicolas-Fayre, est restée longtemps méconnue en tant qu’affection autonome.
Celui de ses caractères qui aurait pu attirer le plus facilement l’attention, l'absence de porte d’entrée nettement apparente, est très amoindri dans sa valeur distinctive par l'existence réelle de bubons chancrelleux sans chancre mou. De sorte que l’étiologie chancrelleuse a pu être invoquée longtemps avec vraisemblance à l’origine de toute adénite inguinale vénérienne sans porte d’entrée.
Il s'ensuit également que les travaux qui ont permis l'isolement de la nouvelle entité morbide ont consisté avant tout en une œuvre de séparation, de discrimination des faits, qui doivent légitimement entrer dans le cadre nouveau et de ceux qui doivent demeurer dans le domaine ancien de linfection chancrelleuse.
Dans une première phase ce sont les caractères
cliniques et histologiques qui ont permis à Nicolas
VOS NED et Favre d'amorcer le mouvement de séparation.
Ultérieurement les perfectionnements dans la recherche du bacille de Ducrey permettaient à l'infection chancrelleuse de regagner un peu de terrain, la même méthode contribuant à mieux démontrer l'existence de nombreux cas dans lesquels aucune technique ne pouvait réussir à décéler la bacille de Ducrey. | PR
En faveur de la maladie de Nicolas-Favre n'existaient donc que des arguments négatifs. (Absence de bacilles de Ducrey, négativité de l’intra-dermoréaction de Ito-Reenstierna).
Alors un fait positif de premier ordre : l'existence d’une intra-dermo-réaction spécifique au cours de l'infection lymphogranulomateuse à été démontré par Frei.
Les résultats positifs de l’intra-dermo-réaction à l’antigène lymphogranulomateux opposés aux résultats négatifs de l’intra-dermo-réaction au Dmelcos (chez les malades n'ayant pas eu antérieurement d'atteinte chancrelleuse) prouvent que la lymphogranulomatose inguinale est une maladie spécifique, autonome, complètement différente du bubon chancrelleux. ;
Dans les Annales de Dermatologie de 1939, Nicolau et Banciu de Bucarest donnent des résultats probants.
L'intradermo-réaction pratiquée chez 38 malades présentant des signes cliniques indéniables de lym-
phogranulomatose étudiés par eux a donné des résultats constamment positifs.
Cette réaction s’est montrée par contre toujours négative chez 46 personnes saines ou atteintes d’affections diverses telles que syphilis (18 cas), bubon chancrelleux (11 cas), favus et trycophytie (10 cas), lupus tuberculeux (10 cas), adénite tuberculeuse cervicale (2 cas), érythème exsudatif (1 cas), eczéma séborrhéique (3 cas), gale (3 cas), echtyma (1 cas), sycosis de la barbe (2 cas), et prurigo chronique (1 cas).
De plus, une épreuve de réaction a été faite sur une série de 60 prostituées, pour des affections diverses, telles que chancres mous, avec ou sans adénite, syphilis secondaire, urétrite gonococcique, bartholinites suppurées, végétations vulvaires, etc... Sur ce nombre 53 ont réagi négativement et 7 positivement. 3 présentaient dans leurs antécédents plus ou moins éloignés des adénopathies inguinales suppurées indéterminées, 3 étaient atteintes de chancres mous avec bubon suppuré et 1 de chancre mou sans adénopathie ni actuelle ni dans le passé, réactions qui pouvaient être attribuées à des infections antérieures ignorées ou au saprophytisme possible du germe de la maladie chez la femme ainsi què certains auteurs ont tendance à l’admettre.
La preuve de la spécificité de la maladie de Nicolas-Favre, faite par la réaction de Frei a été magistralement complétée, ces derniers temps, par une
preuve bactériologique, l'inoculation au singe (Le-
granulomateuse des formes an rmales d
ladie, d’une part, et confirmée d’ur e!
toire la valeur de Ja réaction de Frei, d’ autre part.
Intérêt diagnostique de la réaction de Frei.