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pratiquer la réaction de Frei à plusieurs reprises, à quelques jours d'intervalle.
II. LecTURE DE LA RÉAGTION. -— La réaction de Frei ne doit être jugée qu’au bout de 4 à 5 jours ; elle doit persister longtemps (8 à 15 jours et plus) sous forme d’un nodule érythémateux décroissant lentement. Il faut se méfier des réactions précoces érythémateuses même en grand halo et faire toujours des témoins.
IT. NÉCESSITÉ DE CONTROLER L’ÉTAT DE SENSIBILITÉ DU SUJET, — États d'hyperergie et d’anergie. — Quelques malades réagissent avec tous les antigènes utilisés, mais jamais avec tous ces derniers les réactions ne sont papulo-vésiculaires. Ce sont des réactions de moindre intensité qui représentent seulement un état d'allergie cutanée, causé par une maladie allergisante, localisée de préférence dans les ganglions lymphatiques et dont les produits de désintégration, quand ils sont absorbés par l’organisme, sont chargés de le sensibiliser. Ces réactions ne sont pas spécifiques, elles peuvent être considérées comme coallergiques, représentatives d'une affection qui a pu être produite par des germes différents de celui de la lymphogranulomatose, mais localisée de préférence dans le système ganglionnaire.
Pour que ces réactions se produisent il faut une
affection ganglionnaire qui donne lieu à des réac-
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tions positives avec une albumine étrangère comme l’hemostyl par exemple. C'est pourquoi dans tous les cas il est nécessaire d'apprécier la sensibilisation du sujet en pratiquant à coté de la réaction de Frei une éntradermo-réaction à une albumine étrangère (Sérum antidyphtérique ou hémostyl).
Par ailleurs un antigène excellent peut donner des réactions plus ou moins positives dans certaines maladies dites allergiques comme certains rhumatismes et certaines éruptions syphilitiques. En effet comme toutes les réactions allergiques la réaction de Frei peut être sujette à des causes de modifications encore mal connues et dont ii faut tenir compte dans l'interprétation des résultats obtenus. Mais ces réactions sont rarement durables dans le temps et souvent, dans la plupart des cas même, la réaction de Frei se montre ultérieurement négative.
Il existe enfin des malades en état d'hyperergie, extrêmement sensibles chez lesquels la réaction de Frei peut être positive sans qu'ils soient atteints de maladie de Nicolas-Favre. Chevallier en a rapporté plusieurs cas, mais il s'agissait toujours de malades dont l’état était particulièrement déficient (Splénomégalie cachectisante (obs. XID), syphilides rebelles, blennorragie ano-rectale), encore que la preuve ne puisse être faite d’une maladie de Nicolas-Favre atténuée, n'ayant laissé aucun souvenir dans l'esprit du malade.
Il faudra tenir compte aussi, dans l'interprétation