SCÈNE III
Les mêmes , CECILE.
FANCHETTE
Pardîne, mademoiselle, il est temps que la fête arrive, et que le mystère cesse. Tout le monde finirait par être dans la confidence. Voilà monsieur votre cousin qui est au fait de tout le mic-mac‘; il nous épiait tantôt , pendant que nous répétions nos couplets. Mais si vous saviez la drôle d’idée qui lui est passée par la tête. N’estil pas allé s’imaginer que IM. Ernest....
BERTRAND
Était amoureux de vous.
CÉCILE
Amoureux de moi !
* FANCHETTE
Et que je favorisais vos amours ?,
CÉCILE
Ab, mon Dieu! j’en suis toute troublée ! Vraiment, mon cousin , vous aviez bien besoin de vous mettre en tête cette belle’ imagination. J’étais heureuse , tranquille. J’avais pour Ernest une affection toute simple , toute innocente; je ne voyais aucun mal à causer , à rire ayec lui, à le ebereber , et maintenant je n’oserai plus lever les yeux.sur ce jeune bomme. Je croirai que tous les regards sont fixés sur moi. D’y penser seulement , je sens le rouge qui me monte à la figure.
GUSTAVE
Ma cousine..'., certainement.... mon inlcniion....
L’INTIUGANT MALADROIT,
(A part.) Comment, diable ! elle en parait plus surprise qu’offensée. .
BERTRAND, bai à Guitave , pend:mt que Ce'cile et Fanclielte causent ^ ^
ensemble. ■ ' ' ,
Pensez- vous comme moi, monsieur Gustave? Je'
‘crois en vérité que notre jeune demoiselle ne serait pas : ' ' ‘ ' fâchée que M. Ernest fût amoureux d’elle. ’ ; ; i '
GÜSTAVE. ,
C’est possible 5 et vous devez sentir qu’il faut tout . ' faire pour empêcher.... * - ; *
BERTRAND
Ah ! sans doute. Pourtant je vous avoue que ce ma- " ' 1 riage-là me ferait bien plaisir. ’ ■
GUSTAVE, à part. '
Butor! .
Je l'entends , je crois. .r t
CÉCII.E. ■ ■ ' ■ ' ‘
Ciel! m’en aller.... ce serait de l’impolitesse 5 res-' »'i ter.... que lui dire ? '
^ G UST A V E , ■ part. ‘ ■
Heureusement le petit sol ne saura pas profiter des " 4 ^ * bonnes dispositions où l’on est pour lui. ' '..vÎlTÆ ■