‹ L'intrigant maladroit, comedie en trois actes et en prose, representee sur le second TheatreFrancais le 27 decembre 1820;Chapitre 39 sur 81 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

Les mêmes , hoi% ERNEST.

Quand je vous disais qu'il suffisait de les laisser aller j ils ne songeaient pas à s’aimer , mais à présent il est clair

Qu’ils s’adorent.

FANCHETTE

GUSTAVE

Ah! mon Dieu! oui.

FANCHETTE

C’est pourtant grâce à vous , monsieur.

GUSTAVE

Ah ! moA Dieu ! oui. Sans moi, ils n’y songeaient pas. BERTRAND.

Ah çà , croyez-votife que cette différence de fortune soit im obstacle insurmontable ? *

GUSTAVE

Ah ! tout-à-fait insurmontable.

Qui sait ? nous parviendrons peut-être à le vaincre.

FANCHETTE

Ma foi , je le désire de tout mon cœur.

BERTRAND

J’y emploîr^ tous mes e*fforts. Secondez - nous

monsieur.

Qui ? moi }

GUSTAVE

Dès que j’en trouve l’occasio», j’en parle à monsieur.

Vous êtes un ancien dans la maison, il vous est permis de tout dire.

BERTRAND

Si vous pouvez eu glisser quelques mou à madame, ii’y manquez pas. ^

FANCHETTE

Ail ! je vous en réponds. Ce cher M. Ernest ! comm| il se désolait , et se consolait tour à tour !

BERTRAND

Ah ! les amoureux J’ai été comme cela. '

FANCHETTE

Vous , monsieur Bertrand ? ’

BERTRANt»

Il y a long-temp*. * . -

FANCHETTE

Patience , cela me viendra peut-être quelque jour.

( Elle sort avec Bertrand )

Page 1