SCÈNE VI
Les mêmes , hoi% ERNEST.
Quand je vous disais qu'il suffisait de les laisser aller j ils ne songeaient pas à s’aimer , mais à présent il est clair
Qu’ils s’adorent.
FANCHETTE
GUSTAVE
Ah! mon Dieu! oui.
FANCHETTE
C’est pourtant grâce à vous , monsieur.
GUSTAVE
Ah ! moA Dieu ! oui. Sans moi, ils n’y songeaient pas. BERTRAND.
Ah çà , croyez-votife que cette différence de fortune soit im obstacle insurmontable ? *
GUSTAVE
Ah ! tout-à-fait insurmontable.
Qui sait ? nous parviendrons peut-être à le vaincre.
FANCHETTE
Ma foi , je le désire de tout mon cœur.
BERTRAND
J’y emploîr^ tous mes e*fforts. Secondez - nous
monsieur.
Qui ? moi }
GUSTAVE
Dès que j’en trouve l’occasio», j’en parle à monsieur.
Vous êtes un ancien dans la maison, il vous est permis de tout dire.
BERTRAND
Si vous pouvez eu glisser quelques mou à madame, ii’y manquez pas. ^
FANCHETTE
Ail ! je vous en réponds. Ce cher M. Ernest ! comm| il se désolait , et se consolait tour à tour !
BERTRAND
Ah ! les amoureux J’ai été comme cela. '
FANCHETTE
Vous , monsieur Bertrand ? ’
BERTRANt»
Il y a long-temp*. * . -
FANCHETTE
Patience , cela me viendra peut-être quelque jour.
( Elle sort avec Bertrand )