‹ L'invagination intestinale chronique de l'adulteChapitre 15 sur 23 · RESECTION DE L'INVAGINATION INTESTINALE DANS SA TOTALITE · texte numérisé non relu

RESECTION DE L'INVAGINATION INTESTINALE DANS SA TOTALITE

Bien étudiée par Gernez, elle présente de nombreuses indications qui sont :

1° les contre-indications de la réduction;

2° son échec;

3° les lésions de la gaine après sa réussite;

4° les causes mêmes de l’invagination (le cancer).

La résection présente quand même quelques contre-indications :

4° état très grave du malade;

2° le siège même de l’invagination (iléo-cæcale procidénte à l’anus);

3° les difficultés dues aux trop nombreuses adhérences de la gaine.

De plus, la résection totale de l’invagination, surtout dans les iléo-cæco-coliques, est grave. La tumeur étant très pro-

fondément située, l’extériorisation est difficile; la résection

se fait donc dans des conditions très précaires. Le méso étant ramassé au niveau du collier rend l’hémostase difficile et laborieuse; le rétablissement de la continuité est dfficile à cause de la profondeur et aussi de la différence de calibre: l’anastomose termino-terminale n’est pas toujours possible et il faut recourir à la termino-latérale par iléo-transversotomie. |

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Malgré cela, c’est le procédé de choix, comme l’énonce le Professeur Guyot en disant que si la désinvagination prudente par manœuvres intra-périlonéales a échoué, il est préférable de recourir à la résection intestinale.

Quand on à affaire à une invagination iléo-iléale, on fait la suture termino-terminale. Si, au contraire, il s’agit d’invagination iléo-cæco-colique, après la résection on. peut faire

des anastomoses termino-terminales; mais ce procédé pré-

sente certaines difficultés, en particulier la différence de calibre des segments intestinaux. Il sera préférable de faire des anastomoses latéro-latérales (Desplas et Flandrin).

Pour éviter qu’il se produise de la stase, Gosset préconise l’accolement des anses bout à bout; on coapte les faces mésentériques en plaçant la bouche le plus près de l’anse sousjacente.

La résection peut se faire en un temps ou en deux temps.

La méthode en un temps est sans nul doute la meilleure, comme l’énoncenf plusieurs auteurs et comme le prouvent les observations I, II, IV et V.

Si le malade ne peut faire les frais d’une intervention qui est longue, on peut, dans quelques cas assez restreints, comme chez notre malade n° 2, réséquer l’invagination et faire l'anus artificiel dans le premier temps. Puis, dans un deuxième temps, on pratique la cure chirurgicale de cet anus. :

En 1932, Brock annonce que pour des cas d’invagination la résection large en un temps lui a donné sur 90 cas opérés 31,1 p. 100 de mortalité; c’est bien peu, si nous comparons cette statistique à celle de Braun en 1880 :

Sur 12 résections, 12 morts.

Quelle est la longueur d'intestin que l’on peut réséquer ? — Elle est variable suivant les auteurs. Il faut se souvenir que le pouvoir absorbant du grêle diminue depuis le jéjunum jusqu'à l’iléon, d'où la possibilité de résection plus grande sur l’iléon que sur le jéjunum.

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Roux (de Lausanne) dit que l’existence serait compatible

avec 1 m. 50 de jéjunum et la moitié du côlon.

Le maximum de résection du grêle serait à peu près de 3 mètres, tout dépendant de la longueur de l'intestin, chose qui est éminemment variable.

Quand la résection est trop importante, on peut voir apparaître des troubles graves : diarrhées rebelles, les malades

rendent leurs aliments à peine digérés et privés seulement. d’une faible portion de leurs principes nutritifs; ils se

cachectisent rapidement et la mort survient par inanition.

Pour éviter cette dénutrition, on donne au malade des boissons abondantes et des aliments particulièrement assimilables.

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