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En septembre 1922, étant à Trouville, elle fait des accidents d’obstruction intestinale qui nécessitent une intervention abdominale pratiquée par le Docteur Léo. Celui-ci trouve une bride cicatricielle qui étrangle le grêle et qu'il sectionne facilement.
En février 1925, cette malade revient me voir. Elle a beaucoup maigri, le ventre est ballonné; il y a de l’ascite. je porte le diag-
nostie de péritonite tuberculeuse, Ce diagnostic est confirmé par.
la laparotomie, qui montre de très nombreuses granulations sur
le péritoine pariétal et sur le péritoine viscéral. Après avoir éva-
cué l’ascite et fait entrer de l’air dans le ventre, la paroi est refermée sans drainage. Cette malade est soumise au traitement médical, au repos et à l’aération, et au bout de quelques mois elle est complètement guérie, ayant repris 5 ou 6 kilos de poids.
Elle devient alors enceinte et accouche, en décembre 1926, d'une fillette bien constituée.
En mars 1928, deuxième accouchement d'une petite fille bien
portante. ;
A l’occasion d’une troisième grossesse, en août 1934, elle a une présentation vicieuse de l'épaule et fait une déchirure utérine pour laquelle je suis appelé d'urgence, un soir, par mon collègue, le Professeur Péry. Je pratique une hystérectomie abdominale subtotale dont les suites furent tout à fait normales.
Cette malade a été revue le 28 mai 1935; malgré les nombreuses iuterventions subies, elle jouit d’une parfaite santé et a augmenté de 5 kilos depuis la dernière intervention, pratiquée le 3 août 1934.
OBSERVATION II (Inédite).
(Due à M. le Professeur Papin.)
Invagination intestinale chronique de l'adulte.
M. D..., 52 ans, est vu en consultation par le Professeur Papin, avec son médecin, un dimanche matin, pour des accidents d’occlusion intestinale, qui ont commencé il y à deux ou trois jours et qui s’aggravent de plus en plus,
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Cet homme, qui voyage beaucoup, a été pris, au cours d’un de ses voyages, la semaine auparavant, de crises de coliques dans le ventre, siégeant au-dessus de l’ombilic et un peu à droite. Ces « coliques » l'ont obligé à s'arrêter tout un jour dans un hôtel; il n'a pas vomi, mais il a eu plusieurs débâcles intestinales importantes, une diarrhée que, de lui-même, il qualifie de « diarrhée noire » et qu'il a attribuée à une indigestion.
Cet incident terminé, il a pu compléter son voyage et rentrer chez lui, il y à quelques jours. Après quatre ou cinq jours de bonne santé, il vient d’être repris du même genre de douleurs abdominales que la semaine précédente, mais sans diarrhée cette fois-ci. Au contraire, il y a actuellement deux jours qu'il n’est pas allé à la selle; son ventre se ballonne et il à des envies de vomir.
A la palpation de l’abdomen, on trouve dans la fosse iliaque et le flanc droit une vague tuméfaction dure et mal limitée, douloureuse à la pression, et que l’on ne peut pas préciser exactement, car la palpation est douloureuse et le malade se défend. L'état général est touché, le facies est un peu jaune; il y a une légère fièvre à 37°4 ou 37°6. Pas d'émission de gaz, ni de matières. Pas d’asecite. Le toucher rectal est négatif.
Antécédents. — Dans l’histoire de cet homme, on note qu'il a été opéré d’une hernie inguinale droite il y a déjà de nombreuses années. Cet antécédent fait songer un instant à la possibilité d’une torsion du grand. épiploon resté adhérent à la cicatrice de hernie inguinale. |
D'autre part, le malade, interrogé, raconte que la crise de « coliques » avec diarrhée qu'il a eue la semaine précédente au cours de son voyage n’est pas la première de la sorte qu'il ait éprouvée. Depuis plusieurs années, dit-il, il a ainsi de ces crises de coliques généralement accompagnées de diarrhée et qui cessent au bout d’un jour ou deux. La conservation de l’état général, malgré ces accidents répétés, fait qu'il ne s’en est jamais beaucoup préoccupé.
Le diagnostic envisage successivement, pour les rejeter, les hypothèses d’appendicite, de torsion du grand épiploon, et s’ar-
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rête plus volontiers au diagnostic de néoplasme probable du côlon, lésion la plus courante comme cause d’occlusion intestinale avec accidents à répétition chez un homme de cet âge. Le diagnostic d’invagination chronique ou d’invagination à répétition n’est pas envisagé.
Ces divers diagnostics sont passés en revue, avec le même résultat, par un second chirurgien qui voit également le malade.
Opération. — Rachianesthésie, longue incision de la fosse 1liaque droite et du flanc droit qui met à découvert un côlon droit tuméfié, entouré d’adhérences inflammatoires, de coloration violacée très marquée. Il n'existe pas de tumeur ni de néoplasme sur ce cæco-côlon. Mais, en poursuivant l’éxploration, on se rend
compte que ce qui le distend ainsi est une invagination cæco-
colique de la fin du grêle. Assez laborieusement, on extériorise le côlon droit et on résèque la totalité de l’invagination.
Les suites opératoires ont été favorables. L’anus contre nature créé opératoirement à persisté pendant plusieurs semaines; après quoi, on en a fait la cure chirurgicale. Il a fallu plusieurs retouches pour y parvenir définitivement. Le malade a complètement guéri.
Cet homme, revu plusieurs années après, est toujours très bien portant.
L'examen de la pièce opératoire a bien confirmé qu'il s'agissait d’une invagination chronique donnant les accidents à répétition que cet homme accusait depuis plusieurs années déjà et qui ont complètement disparu depuis lors.