Commencé un travail sur Byzance
Grande difficulté, incertitude complète. État desprit analogue àcelui dans lequel j'entrepris, en 93, La Langue de Dieu. J'ai fait mes plus beaux voyages sur des routes mal éclairées.
27. — Lettres à un lâcheur. Titre qui plongerait dans Finquiétude un assez grand nombre de destinataires. Personne n'en veut. J'ai l'audace de proposer ça au Champion du quai Voltaire. Ce vieillard m'éconduit très-poliment, so
disant aflligé de ma dure écaille et onctueux ami de Sully-Prudhomme dont il me reproche d'avoir parlé sans douceur.
Réponse bizarre de Godefroy qui me promet de suivre mon conseil, si jamais le désir lui revient d'être heureux. Que puis-je de plus ? J'avais espéré et j'espère toujours de belles choses. Pourquoi Dieu ne les veut-il pas ?
29. — Mort subite d'Alphonse Allais. Encore un. Tout mon passé croule et disparaît. Je ne l'avais pas revu depuis environ vingt ans. La nouvelle m'a été pénible. Le malheureux doit avoir un terrible besoin de prières. Un des derniers actes de sa vie de journaliste amuseur a été un article amical pour moi. Propitiare, Domine..*
Napoléon bibliophile, étude curieuse par Gustave Mouravit. J'apprends ainsi le goût passionné de Napoléon pour les livres les plus médiocres et me voilà confirmé dans la certitude, acquise déjà, de sa prodigieuse incompétence en art. Il avait « une bibliolhèque de campagne» qui le suivait partout. Que penser de ce grand homme lisant Aloyse de Livarot par M"0 Riccoboni, dans les loisirs de la campagne de Polo*
gne, entre le carnage d'Sylau et le triomphe de
Friedland?
Révolution, bouleversement effroyable en Russie. Serait-ce enfin le commencement de l'universelle conflagration attendue par moi si longtemps ?