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LE CHEVAL DU COSAQUE

LA cabane basse, construite en rondelles tamponnées d'argile, semble penchée, prête â se disjoindre sous le poids d'un grand toit de chaume loqueteux, qu'écrase à son tour l'énorme embroussaillement d'un nid de cigogne.

Une toute petite vieille, très vieille, chétive et tremblotante, dont le corps d'oiseau est serré dans un sarrau couleur de brique fanée et les pieds chaussés de minuscules cothurnes d'écorce, s'appuie contre l'auvent de la porte, dans une attitude rigide, croisant sur sa poitrine ses

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deux bras desséchés, aux muscles saillants, gonflés par un labeur quasi séculaire.

Les mèches de ses cheveux btancs-jounes sont nouées d'un mouchoir de teinte indéfinissable ; les sueurs de longues années ont raviné son masque : elles ont creusé sur son front et ses joues les ornières profondes de la douleur.

Ses yeux bleu faïence aux prunelles rétrécies contemplent, avec une angoisse concentrée, un cosaque harnachant son cheval.

Le jeune homme est de forte carrure, petit détaille, larged'épaules ; ses moustaches jeunes mais longues et rudes, noires comme ses cheveux taillés ras, tombent sur ses lèvres rouges. Les yeux gris, obliquant vers les tempes, et le nez camus, révèlent l'origine asiatique de ce descendant de Timour-Lenk.

Une courroie, soutachée d'acier, ferme sa casaque de gros drap vert, et les pantalons bouffants rentrent dans de hautes bottes d'un cuir rouge&tre.

Ilbouclelessanglesdelaselle dont les arçons élevés, en bois verni, supportent un coussin de

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