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attendant, mes expériences quoique très incomplètes son pourtant suffisantes pour montrer que certaines familles, les Liliacées et les Chénopodées par exemple, accumulent beaucoup plus d’iode que d’autres, telles que les Solanées ou les Ombellifères, elles font aussi voir que, dans un même genre végétal, l'absorption de ce métalloïde varie avec chaque varié'é, les Synanthérées et les Crucifères en offrent des exemples bien expressifs.
C’est ce qui me fait émettre l'opinion que l'espèce joue un rôle dans l’absorption de l’iode par les végétaux, sans pour cela nier l’influence de lhabitat du végétal sur cette même absorption, bien au contraire. Car à cette question d'habitat se rattachent des résultats qui sont intéressants au point de vue médical.
Baumaxn et Roos avaient déjà annoncé que la teneur en iode de la thyroïde du mouton variait avec la nourriture habituelle de cet animal, M. Mossé a exposé au congrès de Toulouse (7 avril 1899) le résultat de ses recherches sur la teneur en iode du corps thyroïde des moutons débités à Toulouse et les causes de sa variation. Il s’est aperçu qué la richesse en iode varie avec l’alimentation des animaux; elle est bien plus considérable chez les moutons qui viennent Ce pâlurer dans les pays à goître (Ariège) que chez ceux qui proviennent des fertiles plaines du Lauraguais. Or l’activité thérapeutique des glandes thyroïdes paraissant être, en partie du moins, fonction de la teneur en iode, il me semble u'ile de signaler aux praticiens ce fait qui leur expliquera la différence d’activité de glandes thyroïdes de provenances diverses.
Des résultats qui précèdent on peut conclure que tous
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les végétaux terrestres contiennent de l’iode, ils en contiennent plus ou moins suivant l'espèce à laquelle ils appartiennent et suivant la teneur en iode du terrain sur lequel ils croissent.
De tout temps les plantes ont joui de cette propriété d’assimilation de l’iode, et ce n’est pas une sorte de fonclion nouvelle, acquise par les végétaux pour s'adapter à des conditions biologiques différentes. En cffet Bussy a trouvé de Piode dans les houilles des divers bassins français et cette constatation permet d'affirmer qu’à l’époque très éloignée où croissaient les plantes dont les tissus formèrent cet ulile minéral, elles jouissaient déjà de la propriétlé d’absorber de l’iode et de l’assimiler.
Il serait intéressant de savoir sous quelle forme l’iode se trouve dans la cellule végétale : est-ce sous la forme minérable soluble ; est-ce sous la forme organique ou organisée et insoluble ?
Je me garderai de répondre à cette question : la solution comporterait des expériences longues et délicates que je n’ai pas entreprises. Pourtant ces recherches ont été déjà ébauchées. Après de nombreuses expériences DorvauLr lut, en 1849, à l’Académie des sciences un mémoire dont les conclusions sont les suivantes : « De l’ensemble de ce travail, dit-il, nous nous croyons autorisé à conclure que dans les plantes marines et par extension dans tous les produits naturels où il se trouve concurremment avec des sels potassiques, l’iode est à l’état d’iodure de potassium ».
Depuis l'époque où furent écrites ces lignes la chimie
biologique a fait des progrès, et à l’heure actuelle, en
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procédant par analogie avec des faits bien étudiés et parfaitement établis, on peut dire que si l’iode se trouve peutêtre en partie à l’état soluble dans la cellule végétale, sous forme d’iodurcs alcalins par exemple, la majeure parte de ce métalloïde est à l’état de combinaison organique, de nucléines iodées faisant partie intégrante de la cellule, ct ne s’y trouvant pas dans un état instable et en quelque sorte adventice comme le serait une simple dissolution d’un sel soluble.
En outre, il semble que pour être identique à ellemême, une espèce végétale absorbe une quantité d’iode différente de l’espèce immédiatement voisine ; corame s’il était nécessaire que cette quantité d’iode soit constante pour que l'espèce ne devienne pas hybride : comment admettre dès lors que l’iode à l'état soluble puisse main-
tenir cette quantilé constante ?