‹ L'iode dans l'organisme: Ses origines, son rôle, son éliminationChapitre 33 sur 38 · OA · texte numérisé non relu

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Les œufs de poule, d’oie et de canard contiennent de l’iode. Les œufs de poule n’en contiennent pas toujours : cela dépend de l’époque de l’année où l’on fait l’analyse, en hiver les œufs ne contiennent que peu ou pas diode, enété ils en contiennent le maximum. Les œufs provenant des fabriques de poulets ne sont souvent pas iodés et en tous cas le sont beaucoup moins que les œufs vendus par des agriculteurs qui laissent leurs poules errer librement et manger ce que bon leur semble. Les œufs de canard et d’oie sont plus iodés que les œufs de poule ou de dinde.

Etant données ces variations dans la teneur ên iode des œufs il m’est impossible de le définir par un chiffre moyen je me contenterai de dire qu’elle varie entre 0 mgr. et 0 mgr. 017 pour un œuf moyen de 45 grammes.

Cain, Lonmeyer et Napzer ont démontré que le lait contient de liode, ici encore je citerai le passage du mémoire de M. CHATIN qui s’y rapporte :

Le lait est encore plus riche en iode que le vin, et le lait d’ânesse l’est plus que celui de vache. Abstraction faite du sol avec lequel elle varie, teneur en iode par kilog est à peu près la même que celle des poils de l’animal auquel elle appartenait.

Enfin j'ai dosé l’iode contenu dans 85 grammes d’ongles de doigts et d’orteils humains : il y en avait 1 mgr. 71 par kilog.

Ces résultats expérimentaux amènent eux-mêmes leurs conclusions : nous absorbons par jour en moyenne 1/3 de milligramme d’iode que nous apportent nos

aliments liquides et solides. Une partie de cet iode s’éli-

mine par les fèces et les urines, mais élimination faite par cette voie est infiniment faible par rapport à celle qu’effectue la peau par la sueur, les poils et les ongles ; c'est presque exclusivement par ces organes que l’économie se débarrasse de tout l’excès de l’iode qu’elle a pu absorber. Enfin pour ce qui concerne l'élimination, d’ailleurs très peu probable, de l’iode par les poumons, aucune expérience Jusqu'ici n’est venue apporter la solution de ce problème.

En terminant je ferai remarquer que, à part quelques divergences, mes résultats relatifs à la localisation de liode dans certains tissus s'accordent avec ceux que M. le Professeur ArmAND GauTIER a obtenus quand ila déterminé la localisation de l’arsenic dans l’économie animale et son élimination et qu'il a consignés dans deux mémoires extrêmement remarquables à l’Académie des sciences (Gomptes-Rendus t. C XXIX ; p. 929 et, même tome, p. 932).

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