‹ L'iritis syphilitique à forme hémorragiqueChapitre 15 sur 18 · CHAPITRE VII Traitement · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII Traitement

Avant tout, le traitement doit être précoce et intensif. Ainsi que le remarque M. le professeur Rollet, le résultat visuel en dépend. « L'irido-choroïdite gommeuse guérit admirablement, et sans laisser de traces quand elle est diagnostiquée à temps, tandis que, dans le cas contraire, malgré un traitement très énergique, les lésions ne disparaïissent qu'après un long temps, et, souvent même, elles entraînent après elles, l’atrophie de l'organe. Aussi, la rapidité du traitement est-elle la condition sine qua non de la guérison de cette forme grave de l’iritis ». (Dehenne).

Le traitement sera mixte, et s’adressera à la fois à l’accident oculaire et à l'infection qui l’a déterminé. Il consiste dans l'administration simultanée de mercure et d'iodure de potassium.

Le mercure, médicament toujours héroïque de la syphilis oculaire est employé de tout temps. En 1829, nous voyons Nichet administrer le calomel « porté jusqu'à la salivation ». Selon lui, c'était la salivation qui produisait la dérivation salutaire. « La première amélioration, dit-il, a toujours coïneidé avec le gonflement de la bouche », et il se vante d’avoir obtenu une salivation de deux litres par jour ! Par ailleurs, toutes les variétés d'iritis sont justiciables du calomel : telle iritis traumalique, par exemple, exigea 15 jours de salivation. |

Fournier, en 1872, recommande les frietions telles qu'’elles sont employées actuellement. « Le traitement par les frictions est la meilleure, la véritable, la seule ressource, et il faut le faire à haute dose, de #4 à 10 gr. d’onguent mercuriel par jour, et même au-delà, jusqu'à influencer

Page 1