‹ L'Irlande [microforme]Chapitre 5 sur 11 · PAR YEN · texte numérisé non relu

PAR YEN

pour la vengeance d’Agamemnon, dont la belle-sœur, la trop célèbre Hélène, avait été enle ‘+ par un jeune prince troyen. On se battait, en réalité, pour la domination du monde, pour la suprématie de la civilisation spiritualiste de l’Europe contre le panthéisme fataliste de l'Orient. Troie fut lc prix de la lutte antique. La question cependant resta oùverte, et un jour ou l’autre, l'Angleterre ou la Russie scront la victime et le prix de la vieille idée, de l'antique dualisme entie es deux anciens hémisphères.

L'histoire s’est répétée plus en petit par l'Irlande. TL’enlèvement d’une feinme y fut la cause d’une lutte acharnée qui dure depuis près de huit siècies, entre l'Irlande d’un côté, et l’Angleterre de l’autre. D'abord on pensait revendiquer l’honneur d’une famille; on se battra plus tard pour la cause d’un principe, pour le inaintien de

. l’idée catholique menacée per l’idée prréestante. Voilà le fonds de la question.

Pour bien la comprendre, il fant se rappeler l’état social et politique du pays, avant la conquête normande. La nation était alors composée de tribus ou clans, connus par les noms de leurs chefs. C'était une nation de rois. Les O’Ncil possédaient Ulster; les G'Connor, Connaught ; les O’Brien et les McCarthy, Munster ; les McMurrough, Leinster. Au septentrion les O’Donnell, les O’Kane, les O’Sheil, les O’Curroll, etc., étaient puissants. Les C’Dogherty régnaient sur la pointe extrême nord de la péninsule; et dans Cannaught les O’Rourke, les O’Reilly, les O’Kelly, les O’Flaherty; les O’Malley, les O’Dowd étaient de grands seigneurs. Les McGeogeghan, les O’Farrell, les O’Connor, les O’Moore, les O’Brennau, les McMurrough gouvernaient Cans Meath et Leinster. Hélas, ces chefs, au lieu de s'unir, se livrèrent constamment à des guerres fratricides les uns contre les autres.

Le roi de Leinster, le brutal Dermot McMurrough, ayant enlevé la belle Devorgilla, femme de Tiernan O’Rourke, seigneur de Brefny, mit le feu à toute l'Irlande ; ce fut la cause de tous les maux qui pèsent depuis sur cette malheureuse nation. Les persécutions dont elle fut depuis la triste victime ont cependant servi les fins du Ciel, er forçant les Irlandais catholiques à se répandre sur tous les contîinents pour ÿ porter les lumières de la vraie foi. Dieu tire ainsi le bien absolu de ce que les hommes croient être le mal relatif.

L’Angleterre était déjà depuis longtemps, soumise aux Normands, venus de Normandie, à la suite de Guillaume le Conquérant. Le Pape Arien IV (ou III d’après quelques historiens), connu sous le

Let D re nor de Nicolas Breakspeare, et le seul Anglais qui régna jamais sur it, | la chaire de Saint Pierre, avait émané (dit-on) quelques années la auparavant, en faveur du roi normand d'Angleterre, Henri II, une de bulle d’antorité sur l'Irlande.

n- Dermot, traqué par O’Rowke et ses alliés, au nombre desquels | ie À était le dernier roi d'Irlande, Rory O'Connor, se réfugia en Aqui- | ne | taine où se trouvait alors Henri IT. Ce dernier, prenant le ravisseur sous sa protection, résolut de s'emparer de l’Iilande. Dans ce 4 nt ! but, il confia à Dermot une armée de barons normands, établis au ; ès pays de Galles et conduits par Richzrd de Clare, comte de Pembroke, | re. | appelé “ Strongbow”. 4 se A cause de cette division des chefs l'Angleterre put (ce que n’avait de osé tenter Jules César) subjuguer l'Irlande. De nombreuses de batailles s’ensuivii nt; mais la victoire resta, en définitive, aux Normands qui se partagèrent certaines parties du territoire et s'y li- fixèrent. Henri divisa le pays en comtés et y introdusit les lois ors anglaises afin de normaniser et d'anglifier la nation irlandaise, plus fs. + sûrement et plus promptement, les Les barons normands se construisirent des châteaux-forts sur les toute la surface de l’île et sy maiïntinrent, grâce toujours à la ne, trahison de nombre de chef irlandais. Dans la suite des temps, le 4 ty peuple conquérant fut conquis à scn tour aux mœurs, aux usages, ans aux coutumes, + & langage mme du peuple irlandais. L'assimilation ty» | devint si complète que le parlement anglais passa, en 1315, un | es statut pour empêcher les Normands de s'habiller à la manière des les À anciens habitants de l'Irlande et de parler leur langue. On se er. moqua de cette loi et l’on continua à s’irlandifier. (1) des La révolte d'Edouard Bruce, couronné roi d'Irlande à Dundalk, 4 ne réussit cependant pas à affranchir l’île de la domination angloevé normande. La Guerre des Deux Roses y eut aussi son contre-coup ; ÿ, la romantique famille Géraldine se rangea du cvté des Plantagenets qui à la rose blanche, tandis que les Butler de Munsier et les Ormond onit de Tipperary et Kilkenny combattirent pour celui des Tudors à la iel, rose rouge.

on- Depuis trois cents ans déjà les Normands régnaient su: les nsi Irlandais. Ceux-ci avaient pourtant conservé l'indépendance de ds, Le

; ‘(f) La même chose s'était répétée en Orient ; dix-sept fois les Tartires avaient le conquis le Chine et dix-sept fois ils étaient devenus Chinois.

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leurs parlements où siégeaient ensemble les barons, les seigneurs, les évêques, les abbés et les bourgmestres des principales villes,

L'Angleterre se décida, sous Henri VII, à porter une dernière et ; finale atteinte à cette indépendance en créant le Poyning Parliament. Sir Edouard Poyning, conseiller privé, fut envoyé en Irlande, | après l’escapade de Warbeck, en 1492, (au moment où Colomb découvrait l'Amérique) avec mille hommes de troupes. Il assembla un arlement à sa guise à Drogheda et y fit passer le fameux statut ou acte appelé la loi “Poyning”, par laquelle nul parlement ne pouvait, à l'avenir, étre tenu en Irlande avant que le Vice-roi et le Conseil n'eussent soumis au Roi d'Angleterre, sous le grand sceau d'État, les actes que l'on voulait y passer, ainsi que les considérations ou raisons de ces actes, lesquels ne seraient en force qu'après la sanction du Roi et de son Conseil. C'était pratiqueinent anéantir l'indépendance du parlement irlandais, dernier rempart des libertés nationales.

Epoque d'Henri VIII et de lu Réforme (1526).

Nous arrivons enfin à l’époque d'Henri VIII et de sa malheureuse. apostasie ; ce sont de nouvelles luttes qui se préparent entre les deux mortels ennemis, les Anglais et les Irlandais. Encore du sang, encore des ruines !

Henri désirant obtenir un divorce d'avec sa femme Catherine d'Aragon pour épouser Anne Boleyn, avec laquelle il vivait déjà en concubinage, embrassa le protestantisme, déjà professé en Aïlemagne à la suite de l’apostasie de Luther. Ce roi scélérat qui est la cause de l’apostasie de l'Angleterre, mourut en réprouvé en ordonnant cependant des messes pour le repos de son âme, tant il est vrai que la foi meurt difficilement dans le cœur de l’horme, qui a eu le bonheur de la recevoir.

La reine Elisabeth naquit d'Henri VIII et d'Anne Boleyn avant è même le divorce du roi et de sa femme lécitime, Catherine d'Aragon ;

Marie, qui fat aussi reine d’Angletterre, était la fille légitime de Catherine.

On le constate une fois de plus ; la femme est encore la cause de l’apostasie de toute une nation et des malheurs éternels qui en sont la conséquence. Poussé par Thomas Cromwell, son perfide conseiller, tout dévoué à la famille des Boleyn, Henxi VIIT se fit proclamer Chef de l'Eglise et par le Clergé et par le Parlement.

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En 1532, Wareham, le dernier archevêque catholique de Cantorbéry étant mort, le scélérat Thomas Cranmer, dès lors marié secrètement, fut nommé à sa place. Lord Cromwell fut fait Vicaire- Général. Voilà les fondements de la “ Réforme”. Un Dr Browne fut envoyé comme évêque protestant à Dublin; ce fut un dissolu après son apostasie,

Pour saisir l’objet de la Réforme 11 faut lire les historiens protestant: William Cobbett et Hune. On y apprend que le but, à ‘part du divorce du roi, fut le vol et le pillage des éghses, des monastères et des couvents,

La liste en est incroyable. Tout fut détruit.

La richesse des institutions religieuses, accumulée pendant des siècles, passa dans les coffres du roi et servait à l'entretien de sa cour et de ses nombreuses femmes. Presque tous les Anglais se soumirent à la nouvelle religion du roi; le parlement, les évêques les prêtres apostasièrent Ceux qui resistèrent, comme Thomas Morus et Mer Fisher, furent mis à mort.

Quand tout eut succombé devant les iniquités du plus dissolu des rois, l'Irlande seule, quoique depuis si longtemps décimée, sanglante, affamée et foulée aux pieds, opposa un refus formel à la volonté d'Henri VIIL De là recrudescence de haine, de persécutions, de confiscations et de vols de propriétés contre ce peuple héroïque.

Ce fut surtout sous le règne d’Elisabeth que la persécution fut plus rigoureuse. Des chefs comme Shane O’Neiïll et autres se levaient-ils pour contrecarrer l'influence protestante et empêcher la ruine complète de leur nation, on tâchait de les anéantir par les armes et l’on s’emparait de leurs biens. Si la force ne réussissait pas, on employait la ruse pour les faire saisir et conduire à la Tour de Londres, ou les faire lâchement assassiner par le poison ou le poignard anglais.

Les Vice-rois qui gouvernaient alors l'Irlande étaient toujours des favoris du pouvoir, des Protestants zélés et fanatiques, qui mettaient leur jouissance à persécuter les Catholiques. Le parlement n’était qu’un instrument des volontés royales. Et, chose plus terrible encore, c’est que le clergé protestant se :nontra't plus fanatique et plus cruel contre les Catholiques que les gouvernements eux-mêmes.

Au temps d'Henri VIII une partie seulement de l'Irlande était complètement soumise ; nombre de chefs indépendants existaient encore dans le uord du pays et y soulevaient de puissantes insurrec-

tions qui ne servaient, presque toujours, qu’à l’écrasement de la nation. La haïne des Ormond contre l’héroïque famille des Girard ou Fitzgerald fut aussi la cause d’une granue effusion de sang.

La plupart des chefs de cette brave nation périrent ou les armes à la main sous Henri VIII, Elisabeth, Olivier Cromwell et autres souverains, ou prisonniers dans la Tour de Londres ou le Château de Dublin, ou égorgés par la trahison ou sur les échafauds. La première et la dernière page de l'Irlande sont écrites avec le sang de ses enfants,

Le répit accordé aux Catholiques par la reine Marie ne fut que de courte durée.

L'infâme Elisabeth renouvela bientôt des édits sanguinairés contre les Catholiques, et elle continua de leur arracher leurs propriétés pour les donner à des chefs protestants et anglais ; des millions d’acres de terre changèrent ainsi violemment de propriétaires.

Les Irlandais mouraient de faim dans leurs misérables huttes ou le long des grandes routes. Traqués comme les bêtes de la forêt ils étaient impitoyablement égorgés partout où on les rencontrait. Leurs biens, ainsi que ceux des églises et des communautés religieuses, étaient confisqués au profit de la Couronne ou des affidés du pouvoir. On trouvait partout, le long des routes, des milliers de cadavres humains et l’on vit & pauvres enfants sucer les mamelles de leurs mères riortes à leur côté.

Les grands de Tyrone et de Tyrconnel, épuisés, brisés, s'enfuirent à Rome où ils moururent. Il est de fait qu’à l’avénement d'Olivier Cromwell il ne restait presque plus de chefs irlandais indépendants, ils avaient tous été remplacés, dans leurs châteaux, par des aventuriers anglais, par des assassins ét des voleurs.

Les successeurs d’Elisabeth ne traitèrent pas mieux l'Irlande qu’elle-même, et Charles I, trop occupé à maintenir les révolutionnaires anglais chez lui, ne put rien faire en faveur des habitants d'Érin. Enfin il porta lui-même sa tête sur l’éhafaud ; Cromwell, le régicide, était alors tout-puissant. Il envahit l'Irlande avec une grande armée et mit tout à feu et à sang.

Le clergé avait été décimé de nouveau sous Elizabeth. Ceux qui avaient échappé à la fureur de Lord Grey, en 1580, étaient obligés de se cacher dans les gorges des montagnes, dans des grottes souterraines, d’où ils sortaient pendant la nuit pour administrer les sacrements aux martyrs de la rage anglaise.

Parfois les émissaires du Gouvernement anglais allaient traquer

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ces pauvres prêtres jusqu'au fond de leurs retraites solitaires ; alors ils étaient impitoyablemenc écartelés ou livrés à la potence. Tel fut le cas pour Mgr O’Boyle, les abbés Boyle et O’Mulkeran. La liste des martyrs, sous Elisabeth, est aussi longue que celle des martyrs des premiers siècles de l’Église, eu égard à la durée du règne de cette reine sanguinaire.

Cromwell ne fit aucun quartier aux catholiques Erin. Ses tribunaux, ses commandants, ses quatre commissaires perécutérent à qui mieux mieux les malheureux. irlandais. On avait un double but en les er. voyant à la mort; c'était surtout de confisquer leurs biens. Pas moins de 2,500,000 acres de leuYs terres furent alors enlevés et donnés aux soldats et aux officiers anglais.

La valeur des soldats IrlanGais était tellement appréciée par tous les souverains d'Europe, en guerres continuelles à cette époque, que que ceux-ci, favorisés par les procédés de Sussex et de Cromwell, enrôlèrent alors 44,000 soldats irlandais (de 1651 à 1654,) qui préférèrent aller mourir sous les drapeaux étrangers de la France, de l'Espagne et de la Pologne que de périr de faim ou par le feu des assassins dans leur île infortunée.

Des milliers de femmes irlandaises furent envoyées, pour l'usage des forçats et des aventuriers anglais, dans les Indes Occidentales ; 6,000 jeunes enfants furent aussi expédiés et vendus comme esclaves aux planteurs de la Virginie et des Indes. (1).

Des édits sévères furent passés dans les parlements pour la déportation en masse des Catholiques irlandais. Un grand nombre s’enfuirent dans les forêts et se cachèrent dans les cavernes, mais on les y fit traquer et tuer sars piété. La soldatesque chassait les populations de leurs villes et de leurs campagnes, puis le parlement passait des lois pour les exterminer quand elles seraient trouvées ailleurs que dans leurs demeures.

Et l’on s'étonne parfois de la haine de l’Irlandais contre le peuple anglais! Ce n’est pas connaître l’histoire, ni la nature humaine. Le Ciel attend, mais l'Angleterre ne jouira pas toujours impunément du fruit de ses iniquités, de ses rapines et de ses injustices.

La Restauration, Charles IT et Guillaume d'Orange.

Les Irlandais, restés fidèles aux Stuarts, bénirent l’avénement au

{1} On estime que 100,000 personnes furent ainsi déportées par les ordres de Cromwell.

trône de Charles IT après la révolution de Cromwell. Hélas! quels désappointements n'éprouvèrent-ils pas ? Les intrigants, les traîtres se rangèrent du côté du roi et se firent confirmer dans la possession des biens qu'ils avaient volés aux Irlandais sous le féroce Cromwell.

L'infâme Broghill et son digne frère Coote furent créés “ Lord Justices d'Irlande. Ces deux misérables empêchèrent que justice ne fût rendue à leurs administrés. Le roi aurait voulu cependant se montrer équitable envers les peuples d’Erin, mais le complot de Titus Oates prévint ses desseins. Il ne voulut pas même sauver la tête de Mgr Olivier Plunkett, archevêque d’Armagh, condamné injustement à l'échafaud le 8 juin 1681 et pendu le ler juillet de la même année, Huit ans apres, le dernier des Stuarts fut à jamais effacé de l’histoire, ainsi que toute sa dynastie.

Sous le roi Jacques IT les Catholiques respirèrent ; le colonel Talbot, comte de Tyrconnell, fut nommé Lord Député; ce fut le premier Catholique, qui occupa cette position depuis la Réforme,

La révolte du gendre de Jacques, Guillaume d'Orange, trouva les Irlandais sous les drapeaux de l’honneur et de la fidélité. Le 30 juin 1689 vit la fatale bataille de la ,Boyne, dont le résultat a été une recrudescence de haine et de crimes, depuis deux siècles, entre les Protestants et les Catholiques irlandais.

Jacques se sauva en France, mais Tyrconnell lutta jusqu’à la mort contre le parti de Guillaume d'Orange, le rebelle. Tombé à Limerick, T'yrconnell fut remplacé dans le commandement par le brave Patrick Sarsfield. Ce dernier, voyant la résistance inutile, fit un traité par lesquel les Catholiques devaient jouir de leurs libertés religieuses et de leurs biens. La plupart des défenseurs de Limerick, avec leur chef, s’eurolèrent dans les armées étrangères où ils se couvrirent de gloire. Tel fut le cas pour la Brigade Irlandaise, au service de la France. |

“ The Irish Brigade.”

Cette brigade, composée des régiments de Clare, de Dillon et de Fitzjames sauva la France à Fontenoy, le 11 mai 1745. Cette héroïque brigade donna, avec son impétuosité ordinaire, en voyant l'armée française écrasée par les forces alliées, commandées par le duc de Cumberland, fils du roi d'Angleterre, Georges IL, et après s'être agenouillée un instant elle s’élança avec furie sur l'ennemi au

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cri de “ Remember Limerick and Saxon perfidy” (Souvenez-vous de Limerick et de la perfidie saxonne.)

Le brave Lally avait dit à ses [Irlandais : “ March against the ememies of France and of yourselves without firing, until you have the points of your bayonets upon their bellies” ; (1) et au cri de : “ Steady boys ! forward ! charge ! "(Ferme ! en avant ! au pas de charge !) ils culbutent l'ennemi, le mettent en déroute, l'écrasent,

Aussi quand le roi Georges eut appris la défaite de son ils par la “ Brigade Irlandaise ” au moment où il croyait déjà tenir la victoire, s'écria-t-il avec émotion, en dénonçant les “ Lois Pénales ? qui empêchaient les frlandais de servir rome soldats dans les armées anglaises : € Cursed be the Larvs, a ‘h deprive me of such subjecis.” (Maudite soit la loi, qui me prive de tels soldats.) (2)

Lord Macaulay proclame cette défaite un juste châtiment mérité par l'Angleterre à cause de ses injustices envers l'Irlande,

Le traité signé entre Sarsfield et Guillaume d'Orange fut bientôt foulé aux pieds et M. Froude, le plus impudent et le plus menteur de tous les écrivains sur l'Irlande, semble nous dire que les Irlandais devaient s'attendre à ce que ce traité ne fût pas exécuté.

Guillaume d'Orange fit passer les Lois Pénales contre l'Irlande dans le but de protestantiser le pays. Les Catholiques, exclus des parlements, ne pouvaient occuper aucune position, remplir aucune charge, participer à aucun honneur. {is étaient exelus des écoles et des universités. Un enfant qui apostasiait avait droit à tous les biens de son père. Si un Catholique achetait une propriété, elle lui était confisquée. S'il possédait un cheval, n'importe quel Protestant pouvait le Rui ôter en lui donnant quatre livres sterling. Si une femme aposasiait elle était de droit séparée de son époux et libre de se remarier. Un Catholique ne pouvait être soldat,

La loi était tellement cruelle et injuste que le Lord Chancelier

(1) Marchez contre les ennemis de la France et les vôtres sans faire teu jusqu’à ce que vous ayez les pointes de vos baïonnettes sur leurs ventres, (2) As Davis has it :

‘6 How fierce they look these exiles wear, who re wont to be so gay, 4 The treasur'd wrongs of 50 years are in their hearts to-day ! ‘6 The treaty broken ere the ink where with ’tivas swrit could &ry, ‘6 Their plunaer'& homes, their ruin’d shrines, their women’s parting cry, «6 Their priesthood hunted down like svolves, their country overthrown, ‘6 Each looks, as if revenge for ALL were stayed on HIM alone. ‘6 On Fontenoy, on Fontenoy, not ever vet elsewhere #6 Rush d on to fight a nodler band, than THESE proud exiles were !”

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