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comme iin droit, et ils né .croient point à l'ègalitë que la loi leur assure. Mais, si de là cité vous passez dànsTéglise, vous êtes ((kit â tôup frappé du ëoritrâstë. Ici se Redressent les conléiiahcès tes pldè ai)aiiuës,ët lestëiës les ()1{i$ tiiimbles se relèvenf , portent vers le ciel les plus nobles regards : rhotome repàrdît dans ssî dignité. Le peuple irlandais est datis sort église; IS seiilemëht il se sent libre, là seulement il est sûr de son droit. Il occupe le setil teî^rain qiii n ait jamais msitiqué «oùs ses pieds. ' ^
Quand Tâutel est aussi natibijal, bôhiment le prèite ne le sët*ait-il piasi be là la graride puissance du clergé catholique en Irlande. Appliqué à renverser le catliolicisme, le gouvernement anglais ne pouvait abattre Jè culte sans détruire le clergé. Et l*oh a vu ailleurs cornnfïent il travailla à la ruine de celùi-cî. Cependant, en dépit des lois pénales qui d'ailleurs sommeillaietit quelquefois, il y a toujours eu des pi'êtres en Irlande. Le culte catholique ri*y eut longtemp'îj, il eël vrai, qu*urie existence mystéHeuse ei claridestiiie; il étaîi légalement censé né pas être, et fa inêfne fictiô^ii s'étendait au clergé. Alors même qii*6n tolérait le culte cathbliqiie, 6'n ne l'autorisait pas ; ori ne lé reconnut même qii'îhdirectèrrièrit, lors^u'en 1798 le pârleinëni àtiglaïs vola! des fonds pour là dotation du séminaire déMayriooth, destiné à 1 éducation des ptétres irlandais. Qiiôi qu'il èh sofit, le culte catholique existe aujourd'hui publîqiièmerit en Irlande, ses tempiles s'élèvent, son èlergé s'organise, ses cérémonies s'accomplissent au grand jour ; il compte quatrie arfctiévêqiies, viri^-trois évêqùeS, deux mille cent cinq égli* ses et deui mille soixante-quatorze prêtres ou vicaires. Ce ti'est pas là loi qui le cons(itue ainsi, mais elle le laisse se former ; elle lui accorde une tolérance expresse, et maintenant le clergé catholique, dépositaire de la première puissance nationale de l'Irlande, l'exerce sous l'égide de la constitution. Et, pour comprendre cette puissance, ce n'est fias assei de savoir ce qu'est pouf le peuple irlandais
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sa religion, mais encore ce qu esl pour lut ^oïl prêtée.
Contemplez ces immenses cldsses inférieures d'Irlande gui portent à la fois toutes le^ charges el toutes les misères de la société, qU uii avide propriétaire pressure saiis î)itië, que le fisc épuise, que le ministre protestant dépouille, que rhomme de loi achève de riiiiieK Ouel est dans leuts Souffrances leur unique appui? Le firêtrè. Qui leul* donne iln conseil dans leurs entreprises, un secours dans leurs disgrâces, une àuinône d&ns leurs détresses? Le pt'êtire. Qui leur accorde (chose peul-êlre ehcbi*ë plus bhécietlsë) celle sympathie qiii console, cette Voix amie qui soutient, îcelte larme d'hum'ahité qui fait tant de bien au malheureul ? t)n seul homme en Irlande pleiire avec le pauvre qui â tant à pleurer; cet homme, c'est le prêlre. Vainement des libertés politiques sont obtenues, des droits consacres, le peuple souffre toujours. Il y a de vieilles plaies sociales sur lesquelles lé remède venu deS lois est lent â se faite sentir. Ces plaies du peuple larges et hideuses, le clergé seul n'en détourne pas leé yeux, seul il s'en approche èl les âdôUblt. En Irlande, il ti'y a que le prêtre qiii ail de perpétuels ra{)porls avec le peuple fet qui s'eri honore.
Ceux qui en Irlande n'oppriment pas le peuplé orit Bu moins coutume de le mëpHser. Je n'ai trouvé dans ce pays que le clergé catholique qui aimât les basses classes et en parlât dans des tëhmes d'estime. Cela seul m'expliquerait la puissaiice des prêtres en Irlande.
La mission du clergé catholique en Irlande est la plusina^ gnifique qui se puisse imaginer. Elle est un accident : car il fallait, pour la faire naître, un ensemble de misères qui heureusement sont particulières à ce pays. Mais le clel*gè irlandais n'a point manqué à sa fortune; un rôle admirable' s'offrait à lui, il en a compris la grandeur, et il le remplit avec un dévouement sublime. On ne se doute guère sur le continent de ce qu'est en Irlande la vie du prêtre catholique qui, dans la guerre terrible que le riche fait au pau-
vre, est le seul refuge de celui-ci; et qui met à combattre le malheur de son semblaUle un zèle, une ardeur, une constance que l'ambition la plus violente et la plus égoïste apporte rarement dans la construction de sa propre forlune.
Il semble du reste que tout en Irlande se réunisse pour placer en relief aux regards du peuple les vertus de son clergé.
Quel doit être le sentiment du peuple quand il compare son église humble et pauvre comme lui, comme lui persécutée, avec cette église orgueilleuse et magnifique, l'église anglicane appuyée sur l'État dont elle partage la puissance; lorsqu'une loi dure le contraint de payer à celle-ci des tributs énormes dont il ne lui revient jamais une obole, tandis que le peii qu'il donne à son pauvre clergé, celui ci le lui rend tout entier (1), et y ajoute des soins et des dévouements qui ne se payent point; lorsque, sous ses yeux, un ministre protestant, un étranger qu'il ne connaît pas, occupe un bénéfice où il ne prend souci que de sa famille, de ses plaisirs et de ses intérêts; tandis que le prêtre catholique, qui n'a point de famille, point dé fortune, point de biens terrestres, qui est enfant de l'Irlande et sorti des rangs populaires, ne vit que pour le peuple et se donne tout à lui?
Que doit-il penser au sein de ses profondes misères, lorsque chaque jour il entend les riches, presque tous sectateurs de l'Église anglicane, proclamer que Taumône est le plus grand de tous les maux, qu'elle est pour le peuple une source d'immoralité et de dépravation ; tandis que, du haut de la chaire, le prêtre catholique frappe de ses malédictions le mauvais riche qui ne donne point au pauvre, et ne cesse de faire entendre ces paroles de charité : Faites l'aumône, et le royaume des cieux vous appartient.
Je n'examine point ici lequel du riche protestant ou du
prêtre calholiqut* applique le pliH sainement les principes do réconomie politique; mais je suis sûr tout d'abord que le peuple prend le langage du riche pour celui d'un adversaire, tandis que la parole du second- pénètre comme une voix amie jusqu'au fond de son cœur. Qui s'étonnera maintenant de la puissance du clergé catholique en Irlande? Cette puissance a pourtant encore une autre base, et peutêtre la plus solide de toutes : de mêpe que le peuple irlandais n'a pas d'autre appui que son clergé, le clergé catholique n'a pas d'autre soutien que le peuple. C'est le peuple seul qui paye son prêtre; de là l'origine du double lien qui les serre étroitement l'un à Tautre ; de là leur dépendance «mutuelle, de tous les nœuds le plus durable. Âujoutonsque dans ce pays où toutes les classes supérieures et privilégiées sont impopulaires, le clergé catholique est le seul corps plus éclairé que le peuple, dont celui-ci accepte les lumières et le pouvoir. Et ce pouvoir n'est pas purement social; il est encore essentiellement politique. La libre existence de l'Église catholique est peut-être, en Irlande, ce qu'il y a de plus directement hostile au principe qui, pendant des siècles, a dominé dans le gouvernement. Ce n'est pas seulement une Eglise qui s'élève à côté d'une autre Église ; ce n'est pas seulement un corps de vicaires, de prêtres et d'évêques qui s'organise à la face d'un autre clergé, élevant aulel contre autel, et faisant entendre prédication conti'e prédication; il y a, dans le développement aujourd'hui complètement libre de l'Église catholique d'Irlande, le signe d'un principe nouveau, vainqueur du vieux principe anglican, qui jadis était comme le cœur du gouvernement anglais : la vieille Irlande se sent renaître dans l'Église catholique; la tyrannie protestante (protestant ascendancy) est vaincue ; c'est un principe politique, bien plus encore qu'un principe religieux, qui triomphe. Aussi le prêtre irlandais ne se borne pas à secourir le peuple^ dans ses misères sociales, il le protège encore
copfrç Toppression politique ; il ne se contente pas d*ôtre homme e^ prêtre, il est encore citoyen, e^ n*est pas moins occupé {|^ )a iiperté que de |a religion.
Pendant longtemps, le clergé catholiq^ie, soumis comme 1^ peuple à la persécution, n'avait eu aautre soiii que de s y souipire, et il était trop a|)attu par elle pour conserver ajjcune puissapce de protection; il se dérobait aux lois pénale§, ^*efforçait de procurer au peuple lés secours spirituels 4*î la religion, et, quand il y réussissait, il avait accompli sa |âche. Ainsi, au plus fort de'roppressfon, le çjefgé catholique se ^enferma strictement dans son église, et \] s*y tenait encore réfugié lorsque Vlrlande livrait ses premiers cppibats et remportait ^ès prêiqiéres victoires, il resfa naturellement' étranger à Tagitation de IT*!?!?, quj était ur} mouyepfient protestant; et peu de tempç àpVès, quan^ rasspçiatjpn irlandaise apparut faisant un abpel h toutes les forces nationales, il fuj; d'abord à jpeu prés sour(| à sa voix, puis il ne lui prêta qu'ion timide concours qu'il s'empressa de retenir qùan4 l'orage de 1798 vint à gronder.
P^pendfint ce terrible ouragan passé, les attaques du peuple ayant cessé d'être révolutionnaires pour devenir presque légales, ^es procédés ingénieux d^^gressioh ayant été trouvé^, avec lesquels on poursuit les fruits 4e la rébellion sans risquer aucun 4^ ses périls, périls immenses que le prêtre prudent pour le peuple e^ pour lui-même ne perd jamais éie vue, le clergé catlio)iquè, dans ces conjonctures, a fini par épouser vivement là cause du peijple, et 4e ce jour il a été sop défenseur le plus efficace, et le plus redoutable ennemi 4u pouvoir. Il n'y ^pas eu, en Irlande, une crise politique à laquelje le clergé catbolique n'ait eu une gran46 part. I| a été le constan^ auxiliaire de l'associatiop dont il expliq^ie a^ peuple les actes et les décrejs. Pas upe élection ne se lait en Irlande sans que le clergé catholique 4onne ses conseils, pour ne pas dire ses ordre? ai|
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peiipip. Le clergé prend part à toutes Jes affaire^ du pays; il se mêlé aux assemblées et y fait entendre sa yoi^. Souvent le prêtre se change en tribun, et la mèïQ^ yq\x qpi recomijfiande de rendre à Çésiv ce qi|i est di| A Cés^r procl.amç )iautement qup le devoir de fpift boa c^oliqu^ çst de voter contre le protestant, et qjje le plup bufnble fenpier d()jt {srave^ les qgfipiir^ du maîiire plutôt que 4p pe pas donn^)" son suffrage sifivant sa copscj^nce. Perspi^e au* jour(|'}iui p'igpoi:^, en Irj^nde, qw§ }e spçcès 4^8 élections iij^éralés est prjçsque enlî'èremçBt dt^ à rifjijupnce di| prêtre qui tien^ (ep çê§ mains l'^fpe du peuple, et ^ait opposer ^u^ meqaîc^s clu |'icl)^ e^ du ppi$.$9i)t l^s promes^Qf du ciel et les JefTSFf ^^ l'enfer. p*ç?j; sur la pjropositjpp du clergé ()ue V^^SQCi^f^iop ^ i:ësplu de flomyer pne ii^dçfjf^i^ité au|; P3i^ypes ferraiçi:s qui, ppr sijits i'm vote indépeud^nt, ^opt expulsé^ (Je }ppr feç^e ; ajp§i }e djçrgé d'Irlande a intrpdujf l» charité ^^rig la politique (1).
Il n'eç|. p^s assurément daps Ie$ traditions çt dans les principes i\x clergé cafhoUque de se iTipntrer bostije au^ gPUven)eQ)ei)fs établis; çt $9 peqte naturelle l'inclinp plutôt y^fs le ppifyoir quVlle np TeR rend radvejrpaiire. Mais çom))ien le prêtre irlai^dai^ est )oin des ({pctrifie^ d*o- I)pissançe pfissiyQ QH'pi^ ^ souvent reprochées à TÉglise catholique, pt suivant le$quelle$ le peuple, courbé spus la plus pesaptp tyrarinie, n*aurait pas le droit de relever sa tête. On peut juger de Te^çit qui anime le plergé d'Irlande et dei^ principes çffii dirigent ses ^c^es, par (^ réponse que fit, en 18oâ, devant un cpfpité de la chambre des qqmiqounes, le docteur Doyle, alor§ évoque de Carlovr (Kild^re), 4ont le iiom est rps^é ^n grande vénération pprmi le peuple pt le clergé d'Irlande.
Le docteuf Doyle av^Jt PHl>lié une letti:e pidre^sép à tpu^ les catholiques irîan4ajs pour les engager à rp&iser au clergé protestant }e payeiflppt de la dîfpe et ^ ?ippuyer leur résistance sur tous le$ moyens légitime^.
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Ainsi, lui dirent les membres du parlement anglais devant lesquels il comparaissait , vous posez en principe le droit de. résister à la loi ; et quel sera le fondement de celte résistance? Le jugement individuel de chacun, qui décidera souverainement si la loi doit ou ne doit pas être ôbéie. Estil rien de plus anarchique?
(( Je pense, répond Tévêque catholique, que lorsque des abus existent dans un État, si les individus étaient obligés de tenir leur jugement sous le joug de l'autorité qui protège ces abus, il n'y aurait pas pour le pays de réforme possible ; et Ton verrait alors s'établir sur les bases les plus larges non-seulement le principe de l'obéissance passive, mais quelque chose encore de pire que le droit divin des rois ; car ce serait le droit divin des abus. Au nom de Dieu, ditesle moi, quel progrès s'est jamais fait dans ce pays, qui n'ait été l'œuvre d'hommes poursuivant la justice en opposition à la loi? Pour moi, je n'en connais aucun. Tout le despotisme de Jacques l^^ était rigoureusement légal. Même dans la question du tonnage, les tribunaux se prononcèrent pour le pouvoir royal. Si vous en venez à la révolution de, 1688, elle se fit sans aucun doute en violation dé la constitution, et pourtant elle est le point de départ de notre prospérité nationale. Arrivons à l'émancipation catholique. Pendantcinquante années , les protestants et Jes catholiques d'Irlande l'ont poursuivie de leurs efforts ; et combien de crimes ont accompagné l'opposition qu'elle a rencontrée! combien de collisions, de haines, d'animosités ! combien de luttes sanglantes! Et pour parler d'un fait encore plus récent, l'organisation actuelle de la chambre des communes n'est-elle pas constitutionnelle (i)? Nul, sans doute, ne niera qu'elle ne le soit. Cependant cette institution, que la loi protège, le roi et son gouvernement travaillent à la modifier; et leur plan de réforme est l'occasion d'émeutes populaires à Bristol, à Nottingham, etc. Qui imputera au gouvernement ces émeutes et le sang qui s'y répand? S'il fallait renoncer à recouvrer
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ttn droit parce que la poursuite de ce droit traîne avec elle des périls, autant vaudrait se livrer purement et simplement à la merci du despotisme, et Vos Seigneuries ne réussiront jamais à enchaîner mon intelligence à la lettre de la loi, au point de m'arréter dans la poursuite du juste et du vrai que me montre ma conscience. Prenons donc pour guide un principe de justice; conduisons-nous d'après lui, et tenons-nous en garde de notre mieux contre Tabus ; mais n'allons pas, parce que Tabus se trouve mêlé au principe, sacrifier ce principe lui-même. Si nous agissions ainsi, mieux vaudrait pour nous cesser de vivre en société, et nous ne serions certainement pas dignes de la constitution libre dont la Providence a doté ces contrées p (1).
Tel est aujourd'hui le langage du prêtre en Irlande. C'est ainsi que d'un élément favorable de sa nature aux gouver- , nements établis sort un principe fécond de liberté pour le peuple : principe de résistance politique devenu si formidable en Irlande, qu'on se demande quelle autorité est^ capable de s'y maintenir à l'enconlre de lui, et auquel pourtant ses adversaires eux-mêmes osent à peine toucher, parce qu'il est l'unique sauvegarde sociale de ceux dont il attaque la puissance politique. Le clergé catholique est à peu près l'unique source de morale à laquelle le peuple ir- ' landais vienne puisée ; lui seul enseigne à ce peuple les règles de conduite privée qui sont encore les plus sûrs garants de l'honnêteté dans la vie publique ; et là même où ses passions politiques sont engagées, sans se séparer du peuple et même en le suivant, il le dirige et le contient. En tout temps, il acondamné les principes et les actes des Witheboys; et le docteur Boyle les foudroya plus d'une fois de ses excommunications. Si, au milieu de sa démagogie, l'association est parvenue à répandre parmi le peuple des idées d'ordre ot de soumission à une règle, c'est grâce au clergé catholique son agent immédiat. Si le riche, si le juge de paix auxquels le peuple insiste par le conseil du prêtre, ne sont pas
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taés et pillés, c'est au prêtre seul qu'ils le doivent. Étrange situation d'une aristoqratie dont les noenibres, pour assurer leur vie et leur fortune, ont en quelque sort» besoin de dé* laisser leur pouvoir politique! Singulière destinée dua clergé qui, porté par ses instincts et ses doctrines vers Tautopité, en devient le plus terrible adversair6!
Du reste, dès que le clergé catholique, dont la doctrine est plutôt amie des pouvoirs terrestres, sort de son principe, il est tout naturellement, et par un penchant qui lui est propre, Tennerai de 1- aristocratie.
Le christianisme est démocratique de son essence ; il est la grande source d'égalité qui couler perpétuellement et inonde l'univers., Le (Christianisme ne ceise d'être démocratique que lorsqu'il est détourné de son cours naturel.
Si le principe chrétien est le plus démocratique de tous les principes religieux, il faut ajouter que de toutes les formes souslesqueliea le principe chrétien se manifeste aux hommes, la forme catholique est aussi la plus démocratique. Elle seule passe le même niveau sur tous Içs homines, sur tous les peuples, qu'elle soumet à l'empire d'un seul chef, suprême' arbitre du genre hu^nain.
Gomment donc arrive-t-il que le culte catholique soit parfois l'allié et l'ami de l'aristocratie? C'est que le corps qui représente ce culte, c'est-à-dire le clergé, peutêtreorganisé de telle façon qu'il perde son caractère originaire pour en prendre un autre qui ne lui est pas propre.
Supposez un clergé catholique doté de grands privilèges ; de là lui viendront d'abord les instincts et les passions de toutes les corporations privilégiées. Supposez encore que, coexistant dans l'Etat avec une noblesse, il ait des avantages analogues à ceux de cette noblesse; que, comme elle, il possède de grands pouvoirs poUtiques et d'immenses richesses. Alors il s'établira entre ces deux corps une sympathie naturelle ; une tendance constante les portera à se rapprocher, à se liguer pour l'attaque, à s'unir pour