‹ L'Irlande sociale, politique et religieuse (volume 2)Chapitre 70 sur 219 · TROISIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE

au payement en nature une dette pécQniaire ; car cette autorisation, le plus grand nombre n*en fait point usage. 11 faudrait donc déclarer obligatoire cette commutation de la dîme qui aujourd'hui n'est que permise. »

En conséquence une loi nouvelle (i) est adoptée qui, au lieu d'établir une faculté, prescrit comme un devoir la conversion de toute dîme en une somme d'argent déterminée.

Cette réforme était un incontestable progrés ; et nul doute que, si l'institution qui en était Tobjet n'eût point été radicalement vicieuse, le bienfait du changement eût été senti et accepté avec reconnaissance.

Cependant, cette loi destinée à étouffer les passions ne fait que les irriter; c'est en i852 que le changement s'opère : et cette même année l'Irlande est en pleine iiisurrec* tion contre la dime.

Hais on se méprend encore : ce n'est point, dit-on, contre l'institution que le peuple s'insurge, mais contre quelque défaut non encore aperçu, et qu'il faut découvrir. On cherche donc encore une fois des abus dans l'Eglise ; on en trouve sans peine ; et l'année suivante (1833) on ne doute pas que toutes les clameurs contre l'Église ne cessent lorsqu'on abolit l'une des plus odieuses richesses de TÉglise anglicane (les church rates), c'est-à-dire l'impôt levé parles protestants sur la population catholique des paroisses pour l'entretien du culte protestant : et on va mettre un terme à toute' controverse, en réduisant le ilombre des évéques protestants, en diminuant leurs revenus et en soumettant les propriétés ecclésiastiques à une nieilleure administration (2).

Cette loi passe pourtant inaperçue ; la résistance à la dîme continue, et l'Église qui excite les mêmes passions est en butte aux mêmes attaques. .

Enfin, après cinq années de confusion et d'anarchie, l'Irlande va, dit-on, retrouver, l'ordre et la paix : car la dîme

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