VOTES
(a,o4o. ,oofr. 1 — La venic des-tri."! petites propriétés est aussi rare que celle des très-grandes. Il y a évidcniment là le sipne d'une propriété nioyeone , s'élabiissnnt au profit des (lasses comuiercantes el mantifacturièies ; ce n'est ni l'arislorratic, ni l'ouvrii r qui achète; ce qui domine, ce sont les transactions de So à i5i',ooo fr.; c'est la classe moyenne qui s'élève — V. Enciuèle intitulée Tithes in Ireland , house of lords , 1 832, second iepoit,p. 177, 180, 182.
(i) V. Wyse.I. 146, catholic association.
(i) Wolf-Tone's Memoirs, t. I, a4r.
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(i) Wyse. Catholic association. I, ii5,
(2) Pendant 1829, i83.» et i83i , il a été donné des hypothèques sur les propriétés foncières en Irlande , pour 2,448,000 liv. steil , ce qui fdit pour chaque année , terme moyen, 932,000 liv. sierl., ou -^3,744,000 fr. V.TithesiuIrelaiid-Commons, ii,p. 187. Et l'on voit parles extraits suivants, tirés des mêmes enquêtes, que ceux au profit de qui ces hypoihèques ont été données, appartiennent généralement à la classe moyenne. <■ The gieat « portion of lenders upou judgements, as far as niy expérience e\tends, are a themiddie classes, shopkeepers, persans whohavebeen in trade, aadwho " réside io the countrytowns. " Mahony, n° 5261. Tithes, i832, CommoLS — Roman catholics principitUr (idj ; and in the transfer ihat ts now foing on ^ there is a great deal of landed properly going in to roman catholic hand, on account of the nature oj the incumbrance I hâve heen referring to (id.).
(3) Wyse. Catholic association. I, 43o.
(t) V. Déclaration de la corporation de Dublin, en 1792, définissant le protestant ascendancy :a protestant kingof Ireland ; a protestant parliament; a protestand hierarchy ; protestant electors and governmenl ; the benches of justice; ihe army and the revenue ihrough ail their branches and détails protestant,— V. R. Musgrave appeudix, p. 12, Irish rebellions,
(i) Tels que des tabatières, des médailles à son ef6gie ; les lys jaunes sont cultivés avec une sorte de piété par les orangistes,
(i) Ce nom fut dans l'origine particulier auv prniestants dr- l'Ubfer
qui, fn 1 79.'>, entrèrent en lutte ouv('rli:> contre les catholiques He celle province, connus soih le nnm lii- drjvndiis, et cnsuile de Rlhhniimen. Aiijourd'iiiii encdie il désigne plus spéci dinienl les iii dents prolistmls du nord, et notaniiiicnl les nicinlires d'une sociélé secrète, qui existe en Irluiide depuis plus de quarante ans. l.a première associa lion secrèie qui s'iippela orangiste en mémoire du roi Guillaume I[I,dute de 1798; elle se iorma surtout |);ir réaction contre les concessions faius aux catholiques de 1776 à 1795, et par espi'it d'op|)o>ilion à la lïisiou qu'à celte épo(pie on tentait d'amener entre les cailioiiqnes et 'es piolesianls ; c'esl sous ce dernier point de vue que Tassocialion orangiste se montra si liosiile aux Irlandais- Unis qui avaient entrepris cette fusion Ocpusilaire fidèle des principes et des passons de iti88, rassociation orangisle subordonne sou obéissance au roi d'Angleterre à la religion de celui-ci, (|ui doit être piote^tant (being pi oies— tant) Tous les serments secrets des orangisles inenlionnenl celle léserve. L'association de 1798 va plus loin encore, el elle veut que ce roi protestant maintienne dans toute son étendue le monopole du pouvoir protestant en Irlande ; ce n'est qu'à re prix que la fidélité lui est due. . so long as ihey maintain the prolestant ascendapcy. — L'association orangisle, constituée en 1798, s'est réorganisée à diflérenles reprises en 1800, 1814, 1824, 1828, 1834, et, quoique dissoute en i835 , elle existe toujours ; ses statuts divers sont rapportés dans le rapport pailementaire intitulé : Orange lodges, iiouse ofcommons, 20 juillel et 6 août i835.
Dans des lemps récents , l'usage a fait appliquer la qualité d'orangemaii à tout protestant, du sud comme du nord , dont les passions ou les principes sont abso'ument opposés aux réformes conçues en faveur des catholiques; on doit dire cependant que ra|)pellaiion de tory implique plutôt la nature des opinions , et celle d'orangisie la violence de l'esprit de parti.
(a) From that mistaken lenily which lias been the ruin of tha kingd«ni (Musgrave'slrish Rébellion? appendix, p. 48.)
(3) Musgrave's Irisli Rebellions appendix, ji. i6j.
(i) Il y a, en Irlande, sur 8 millions d'habitants, 6 millions et demi de catholiques. On peut estimer à 5 ou <)oo,o()o le nombre des pi olestants qui font cause conmiune avec le parti radical ; ce (|ui porte à 7 millions la force numérique de ce parti, qui a contre lui environ i million de protestants.
(i) Wyse. Catholic association, I, 9.24.
PAGKqS.
(i) Dans la province de Cashel , les catholiques sont vis-à-vis des proies-
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taiils dans la proportion de 19 coniro i ; dans celle de Tuam, 2 5 ronlic i. V. Report of lli'* ronimissioners for public instrucliori in Irebind. (2) Wolf-Tonc's Mcmoirs, I, 171.
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(i) Il résulte des tahleiiux conipai-alifs de la population irlandaise, en 1821 et en 18Ï1, que son accroissement, qui, dans la province de Leinster, n'a été pendant dix ans que de 9 pour cent , a été , durant le même laps de temps, de 22 pour 100 dans la province de Connaught. "V. Statislical ac(ounlof ihe Hrilish empire, par Mac-(;ulloch, t. I, p. 417 et 441. Ces tableaux de M. Mac-Cnlloi h reposent sur des ducumenis officiels.
(i) C'est le cens de i83i.
{2) Il n'y a, terme moyen , pour les journaliers irlandais, de travail que vingl-deux semaines par an, ou cent trente-cinq jours. V. Iri^li poor iaw inquiry. Appeiidix II , part, i , p. 12. Les lieux où il y a le plus de travail donnent deux cent dix journées par an , et il en est qui n'en donnent que vingt- quatre (id.) •
(i) Tous les chiffres statistiques dont je me sers ici sont empruntés à l'ouviage de M. Mac-Cnlloch. Statislical account of tlie british empire. y. aussi second report of the Irish railway commissioners, p. 84,
(i) On en a vu, en i S26, en terrible exemple dans les districts manufacturiers d'Angleterre ; à l'époque où les machines à filer le ccton ont remplacé la main d'œuvre , des milliers d'ouvriers ont été sans emploi et jetés dans toutes les horreurs de la famine. V. Emigration committee second report , p. 4 (1827).
L'Angleterre offre, dans un espace de moins de dix ans , un exemple bien saillant des fluctuations de population qu'occasionne l'induslriii dans les pays où elle est établie sur une grande échelle, et des embarras immenses que ces fluctuations fout naître. En 1827, on voit le parlement et l'Angleterre entière s'agiier pour trouver le moyeu de laire émigrer aux colonies 95,000 individus qu'on considère comme surabondants par suite du déclin de l'indusirie. V. troisième émigration leport, p. 40 el précédentes; et, en i835, l'industrie étant relevée et employant plus de bras, on est inquiet de savoir où l'on troavera 90,000 ouvriers qu'on calcule devoir être nécessaires à ces manufactures. V. i st. poor report, 18 35, p. 3o8.
PAGE no.
(i) Il n'existe un iumi d'inilusiric inanufaoliiricTe que dans la pro\iuce d'rister, où la f.ibriqiu' des tissus de lin est Irès-prosptMe. Dans le reste de l'Irlande, l'industrie mnnuracttiricre est plutôt en déclin ; toutes les fabriques d'étoffes de laine, de flanille el de coton y sont en pleine décadence. Il y a bien quelques progrès dans l'industrie commerciale proprement dite,c'està-diie dans celle qui achète pour revendre ; mais ce genre d'industrie est borné, de sa nature, aux besoins du pays ; il emploie un nombre restreint d'individus, et c'est une question de savoir s'il s'accroît en proportion de.s progrès de la population.
Pour aider l'inJuslric à se développer, le gouvernement anglais parait être dans l'intention d'établir en Irlande un certain nombre de grandes lignes de chemins de fer. A cet effet, une commission, composée de MM. Drunimond, sous-srcrélîire d'état, et ex-ingénienr, John Bnrgoyne , Peter Barlow, Griffiih et Harry D. Jones, major dans l'armée anglaise, a été chargée d'examiner toutes les questions politiques et économiques qui se rattachent à l'exérution de ce plan. Le rapport de cette commission daté du i3 juillet i838 , contient , sur l'étal de l'Irlande en général et sur la question spéciale qu'il a pour objet, les documents les plus précieux. V. second report ot' the commissionners appoinled to consider aud recommend a gênerai system of Kaiiways for Ireland. Dublin, i838.
(i) Arthur Young's tour in Ireland, t. II , sect. ix , p. i5o. Édit. in-8.
(Le renvoi de celte note manque à lapag. iio, lig, î5 , où il devrait se trouver.)
PAGE m.
(i) Notamment celles des étoffas de laine,
(a) Par les incajiaciés civiles qui excluaient les catholiques d'Irlande des corporations municipales.
(3) Les droits d'entrée des produits irlandais dans les ports de l'Angleterre équivalaient à une prohibition absolue. On voit dans l histoire de la ville de Gblwiiy par Hardiman, qu'il était ptrmis d'exporter d'Irlande toutes sortes de marchandises excepté les étoffes de laine et de lin ( linen and woolten goods ), V. p. 83.
PAGE lia.
(i) Gordon, History of Ireland, II, 49.
(i^ T. First annual report of the poor Law commissionners for England and Wales , p. 3o5. — V. aussi report de George Lewis , spécial sur ce sujet, p, fi. — Irish in Great Britain,
NOTES. [^6cj
(a) G, Lewis. — Irish poor iu Great Britain, p. 63 et suiv. — Irish poor înquiry , tliiid report ol tlie coiiiinissioiiiiers, p. 4- Il est coiistrité que louviier agricole (l'Irlan>le gayne, tenue moyen, 3 sh. ou a .s|i. 6 d. par semaine, c'est-à-dire le quart de ce que gagne l'ouvrier anglais dont le salaire est de 8 à lo sh. parscmaiae.
PAGE n6.
(i) Suivant le jugement de M. Griffith, directeur généra! du cadastre de l'Irlande, la presque totalité des 5 millions d'acres pourrait être utilisée; et il y en a plus d'un million dont on pourrait tirer des céréales. V. Enquêtesur les dîmes de i83a. — Tithes, second report, p. a^G. Queries agJ6-a94o,
PAGE laa.
(i) V. tous les économistes du xvm*' siècle. Montesquieu dit, dans l'Esprit des Lois (t. II, liv. xxiii, ch. xxvi), que l'Europe a besoin de travailler à l'accroissement de sa population.
(a) On sait qu'une loi de la révolution récompensait les filles mères d'enfants naturels.
(3) On peut voir par la correspondance du primat Boulter tous les efforts que fit le gouvernement anglais en 1737 et en 1728, pour empêcher l'émigration des Irlandais en Amérique. V. Boulter's Letters, t. I, aao et suiv.
En i8a6 et 1827, une commission parlementaire fut instituée à l'effet d'organiser un plan d'émigration régulière d'Angleterre aux colonies anglaises ; et dans les rapports de cette commission , ou retrouve sans cesse l'opinion qu'un vaste système d'émigration doit surtout être organisé pour l'Irlande. V. Emigration commiltee , 1826-1827. Je me rappelle avoir, le i"^"" juin 1837, assisté, à Londres, à une séance de la société d'économie politique, et y avoir entendu discuter la question de l'émigration irlandaise , qui avait été posée en ces termes par le colonel Torrens ; « To what extent « should émigration from Ireland be carried , in order to dispauperize thaï « country, and aid the introduction of poor Laws .' » — Sir Henry Parnell soutint que, pour atteindre le but indiqué dans cette question, il fallait faire émigrer d'Irlande r, 800,000 pauvres, et il calcula que cette émigration coûterait à l'état environ 760 millions de fr., ou 3o millions de liv st. La question fut débattue en présence et avec le concours des économistes les plus distingués de l'Angleterre, entr'autres de MM. Senior qui la présidait, le docteur Whately, archevêque de Dublin, Mac-CuUoch, Joseph Hume, Spring Rice , chancelier de l'échiquier , Poulett Thomson , ministre du commerce, etc.