II
(5) Hardy life of Charlemont, 11, 223- 33o.
(6) Belfast politics, 17,
l66 INTRODUCTION HISTORIQUE.
Dans des banquets civiques on porte les toats suivants :
« A la souveraineté du peuple ! aux droits de l'homme « (1792) (1). » — « Puisse la philosophie éclairer les peuples, « et ne faire d'eux tous qu'une grande famille ! (1792) ;2). » Dans une fôte nationale un drapeau est déployé , sur lequel on lit l'inscription suivante :
« A notre sœur des Gaules ! Elle est née le 14 juillet 1789 ! «Hélas ! nous sommes encore à l'état d'embryon (1792 (3; .»
L'Irlande sourit à tous les succès de la France , et pleure sur tous ses revers. Elle apprend une victoire des armées françaises sur le Rhin , et une illumination générale à Dublin célèbre ce triomphe ;4).
La presse participe à cette imitation du langage français. Un patriote fait-il une publication libérale ? il la signe : Enfant de la liberté 5) . Un certain nombre de citoyens s'assemblent-ils pour prendre une résolution patriotique, on voit, par la forme de leur engagement, qu'ils soot préoccupés du serment du Jeu de Paume , et jaloux de l'imiter (G^ . 11 devient assez commun en Irlande de s'appeler du nom de citoyen (7). On voit, dans les Mémoires de WolfTone, que ses amis et lui se qualifient de sans-culottes (8). Dans leurs joies patriotiques, les Irlandais-unis crient comme en France: Vive la nation 9y !
Lorsqu'en 1798, l'expédition française, envoyée par le Directoire pour révolutionner l'Irlande , aborda sur les rives du Connaught , dans la baie de Killala, on répandit dans tout
(i) Ibid, 48.
(a) Ibid.
(3) Ibid, 55.
(4) Tone's memoirs, ii, aoo.
(5) A liberfj boy. V. Toue'i memoirs, i, 376. (6)Id. p. 78.
(7) Id. p. 1 10.
(8)Id. p. i8y.
f9)Id. p. 171».
le pays , afin de soulever les populations , une espèce de marseillaise :
Éveillez-vous, enfants de l'Hybernie, Le jour de gloire est arrivé, etc. (1).
Quelquefois le patriotisme irlandais fait à la France républicaine des emprunts dépourvus d'intelligence ; c'est ainsi que , pour exciter les Irlandais à s'unir aux armées républicaines, on parle de l'harmonie qui va s'établir entre la harpe irlandaise et la fieur-de-lijs de France (2).
C'est surtout à l'influence de la révolution française qu'il faut attribuer le changement immense qui s'opéra dans l'esprit et dans les principes des volontaires irlandais. Ces volontaires , quelque libéraux qu'ils fussent , ne cessaient pas d'être protestants ; et ils ne poursuivaient guères que pour eux-mêmes les libertés et les droits pour lesquels ils combattaient, et dont, soit préjugé, soit passion religieuse , ils jugeaient les catholiques peu dignes. Ils avaient , il est vrai , réclamé en faveur de ceux-ci quelques modifications dans les lois pénales , mais ils sollicitaient plutôt un adoucissement à la persécution qu'un retour complet à la justice ; leur libéralisme ne s'était jamais entière-
(i) Musgrave. Irish rebellions appendix , 78 :
Kouse, biberniaus, from yoar slumbert '. ijee tbe moment just arrived, Imperioas tyrants for to humble Our frencb Brethren are at band.
— Erin's sons, be not faint bearted Wellcome sing then ca-ira ,
From killala they are marchîog To Ihetuue... of Vive là.
— To arms 1,... ,
(2) Musgrave, i65 ;
The fleur-de-lys and harp we will dispiar Wbile lyraiit hereticks :>ball luould le clay.
l68 fKTRODLCTION UISTOKIQUIZ.
ment déj^^agé de l'esprit de secte et de l'orgueil de race. Ils traitaient les catholiciues en inférieurs, alors môme qu'ils leur prêtaient secours ; ils exerçaient sur ceux-ci une sorte de patronage ; maintenant ils s'associent à eux comme à des égaux ; et, en 1792, dans le but d'amener la fusion des partis et des rangs , les volontaires prennent le nom d' Irlandais- Unis (1).
Cette union nouvelle , qui se forme entre protestants et catholiques, ne se manifeste pas seulement par des actes politiques , elle se niontre encore dans les moindres détails de la vie sociale. Un banquet patriotique est donné àliclfart, et l'on y place côte à côte un catholique et un protestant, en signe d'accord et d'harmonie ;2).
La métamorphose des volontaires en Irlandais-Unis est un des faits les plus considérables de cette époque, et mérite de flxer toute l'attention du lecteur.
Et d'abord le trait principal des Irlandais-Unis , c'est qu'ils prennent à la France presque toutes leurs inspirations. On voit , dans les Mémoires de Tone , fondateur de l'association , que l'un des principaux objets du comité était de constater et de publier tout ce qui se passait d'important en France (3) .
C'est pour la réforme irlandaise le point de départ d'une ère nouvelle. Jusqu'alors l'Irlande révolutionnaire s'était plutôt inspirée du génie américain ; maintenant elle invoque tout à la fois les noms de Washington et de Lafayette , de Franklin et de Mirabeau {k) .
L'organisation militaire des Irlandais-Unis se modèle en-
(i; Tone's memoirs, i, 176. On rencontre cejiom pour la première t'ois à la date du iSaoùt 1792 dans les mémoires de AV. Tone. C'est lui qui, dans un banquet d'amis , propose de former une société appelée les Irlandais-Unis.
(2) Id,, 162.
(3) Tone's Memoirs, i, 6y.
(4) Id. 270.
tièrement sur celle des volontaires (1) ; mais leurs principes lie sont plus les mêmes. Les volontaires s'étaient formés pour protéger l'Irlande contre l'invasion des ennemis de l'Angleterre. Les Irlandais-Unis sont en sympathie ouverte avec la France , et convient celle-ci à l'invasion de l'Irlande. Mais ce qui surtout caractérise cette transformation des volontaires whigsen Ir/andais-Uiiis, c'est le changement subit qui s'opère dans le fond de leurs principes politiques.
Ils montrent tout à coup une violente haine contre les wighs , et un profond mépris pour les procédés lents et réguliers de la réforme (2) ; ils s'efforçaient jusqu'alors d'obtenir du gouvernement anglais et de leur propre parlement l'abolition des lois mauvaises, et l'adoption de lois salutaires (3). « Il faut, disent-ils maintenant, ou que le gou- « vernement change entièrement son système , ou qu'il soit «lui-même violemment renversé (i;. » Il leur faut une réforme complète, absolue, ou mieux vaudrait que l'on ne changeât rien. Tone s'afflige de ce qu'un bill d'émancipation partielle pourra donner aux catholiques une demi-satisfaction (5) . Il faut secouer le joug de la tyrannie anglaise ; il faut briser le lien anglais, source de tous les maux de l'Irlande (6) ; il faut , pour améliorer la condition du peuple, abattre une vile et odieuse aristocratie (7) ; il faut , en émancipant l'Irlande, couper la main droite de l'Angleterre (8). Tels sont les vœux, les sentiments, les principes nouveaux des réformateurs irlandais.
Et à mesure que la France républicaine s'avance dans les
(i) Tone's memoirs, i, 207.
(2) Tone's memoirs, i, i23. — Id. ii, 172. — Id. 1 36.
(3)Id., 1,245.
(4) Id., 199.
(5) Id., 245, 347,249. '
(6) Id., Si.
(7)Id,, ir, i35.
(8)Id„i, 175.
voies révolutionnaires, ils la suivent. La doctrine que la fin justifie les moyens, s'établit en Irlande (1) ; et on y voit des amis ardents de leur pays et de la liberté travailler de tous leurs efforts pour amener une invasion française. Voici l'ordre des idées : il faut que l'Irlande s'affranchisse du joug anglais : elle est trop faible pour s'en délivrer elle-même; il y a donc nécessité pour elle d'appeler l'étranger à son secours. Et tous les ardents patriotes invoquent à grands cris les armées françaises. <f Dix mille Français suffiraient pour séparer u l'Irlande de l'Angleterre, écrivait Wolf Tone en 1793 (2). » Et que fera-t-on, une fois le gouvernement abattu? De terribles rêves de vengeance et d'extermination traversent alors l'esprit des réformateurs : Les aristocrates , disent-ils , sont sans pitié ; ils n'en méritent aucune (3).
Cependant, au milieu de ces méditations révolutionnaires, le chef des Irlandais-Unis, AVolf ïone, qui est venu en France pour négocier auprès du directoire une invasion française et républicaine en Irlande, se trouve en rapport avec le général Hoche, chef projeté de l'expédition, qui, dans un entretien particulier, lui dit ces paroles : « L'abondance du sang répandu , dit Hoche , a fait à la liberté un mal immense, et suscité des difficultés sans nombre à la révolution française. Quand vous guillotinez un homme, vous vous débarrassez, il est vrai, d'un individu; mais vous faites de chacun de ses amis et parents un éternel ennemi du gouvernement [k], » Et frappé de ce langage, Wolf Tone estime qu'en cas de révolution il sera mieux d'éviter toute réaction sanguinaire.
(i) Tone, I, 216.
(2) Id., 108. —1,279.
(3) Id,, II, 89. — II, 161, — II, i66.
(4) Id., Il, 167. — n, i33.
lA'TRODLCTlON HISTORIQUE. I7I
§ II. — Antre effet de la révolution française. — Abolition de quelques lois pénales.
L'Angleterre , qui entend résonner en Irlande les échos de la révolution française , se hâte , pour y calmer les passions populaires, de faire quelques concessions réclamées impérieusement par les réformateurs (1).
Et d'abord le Barreau est ouvert aux catholiques (2). On donne aussi aux catholiques artisans et commerçants le droit d'employer plusieurs apprentis (3). La loi qui interdisait le mariage entre protestants et catholiques est abolie (i) .
Bientôt à ces concessions on en ajoute d'autres , et , au commencement de l'année 1793 , dans le moment où la France déclarait la guerre à l'Angleterre comme à toute l'Europe, le gouvernement anglais, sentant le besoin de pacifier l'Irlande , abolit les plus dures parmi les lois pénales encore existantes contre les catholiques irlandais. Ainsi , la loi qui prescrivait sous de certaines peines aux catholiques d'observer les rits du culte anglican , c'est-à-dire la loi de conformité , est abrogée (5) .
Désormais les parents catholiques peuvent élever leurs enfants comme il leur convient et où il leur plaît , sans avoir à craindre les lois de persécution relatives à l'instruction et à l'éducation (6) .
Les catholiques ont désormais le droit de voter aux élections pour le choix des membres du parlement , quoiqu'ils continuent à n'être pas éligibles (7) .
(i) Wyse. Gatholic association , i, n4.
(2) From 24 june 179a papist may be admitted barrister 1792. 02 George III, ch. xxi.
(3) 1792. 32 George III, ch. xxx, § 16.
(4)9 William III, ch. m repealed. 1792. 32 George III, ch. xxi.
(5) No papist shall iucur penalty by not attending service in his parislï church OQ suuday. 1793. 33 George III, ch. xxi, § 11.
(6) 1793 George III, ch. xxi.
(7) 1793. 33 George III, ch. xxr.
1^2 IJVTRODUCnOiV IIISTOIUQUE.
Enfln , ils sont désormais admi^sibles à tous les emplois civils et militaires, dans l'État et dans les corporations municipales, à l'exception d'un certain nombre de fonctions réservées exclusivement aux protestants (Ij.
Les réformes qui précèdent composent ce que l'on a coutume d'appeler la troisième émancipation de l'Irlande , ou l'émancipation de 1793. L'indépendance des colonies américaines avait amené la première , la seconde était née de l'indépendance du parlement irlandais; celle-ci émane directement de la révolution française.
§ IIL — Autre conséquence de la révolution française. — Réaction.
Cependant après cette imitation exagérée et quelquefois inintelligente en Irlande des principes révolutionnaires français, des excès de mémoire néfaste étant venus souiller en France la cause de la liberté , une réaction fatale à la réforme ne tarda pas à se manifester en Irlande. Les protestants, qui n'avaient embrassé qu'à contre-cœur le parti des catholiques , trouvèrent là une occasion toute naturelle de l'abandonner; et beaucoup de catholiques, auxquels l'irréligion française répugnait , repoussèrent toute réforme procédant d'une pareille source. La république, qui désormais apparut comme un sanglant fantôme, effraya tout le monde ; et, dans le sein même des Irlandais-Unis, la division éclata.
Les massacres français de septembre 1792 sont une époque considérable dans l'histoire d'Irlande. Jusque-là , le mouvement républicain se répand rapidement en Irlande. Après eux , il s'arrête tout court : de là date la réaction. Au mois d'août 1792, les chefs du parti vvhig étaient encore d'accord avec les Irlandais unis partisans de la république (2) .
(i) Papisis may liold ail ofûces civil and niilitary aiid places of trust w ilhout taking any oath, or receiving sacrament. — i7J>3. 3J George 111 , ch I, § 7, et ch. x\r, § 9.
(a) Tone, i, 175. — Id., n, 166-168.
INTRODUCTION HISTORIQUE. l']^
A cette môme époque (7 août 179-2) , le clergé catholique fait encore cause commune avec eux (1). Leurs liens avec les propriétaires catholiques ne sont pas rompus (2) .
1793 arrive , et le parti patriote irlandais est frappé au cœur : l'esprit public change subitement, tous les rêves de progrès se dissipent et toutes les illusions de la liberté s'évanouissent (3) . Le grand Burke , dont le génie avait adopté la cause irlandaise, se retire aussitôt d'elle. Dès le mois d'octobre 1792, le clergé catholique se sépare en masse des réformateurs (4) ; et , lorsqu'en 179i la question du suffrage universel est présentée dans la chambre des communes, Grattan, le chef des whigs, la combat de toute sa puissance (5) . «Comparez, dit Tone, chef de la société des Irlandais-Unis, notre comité en 1793 , à ce qu'il était en 1792 (6) . »
Les plus ardents démocrates d'Irlande ne peuvent, en apprenant les journées de septembre , se défendre d'une certaine terreur. Cependant Wolf Tone se rassure en considération du caractère irlandais. «En France, dit-il, le peuple « assassine , et ne vole pas ; la population irlandaise ferait « l'inverse : elle pillerait tout le monde , et ne tuerait per- « sonne (7) . »
Le gouvernement anglais , que les agitations de l'Irlande alarmaient depuis longtemps , saisit avec ardeur l'occasion qui s'offrait à lui d'y frapper mortellement l'esprit révolutionnaire (8). Sans rencontrer aucune opposition redoutable dans la population irlandaise , il dissout et supprime les volontaires , interdit la formation de corps armés sans l'auto-
(i) Id., I, 169-170.
(1) Id., 189.
(3) Id., 2-5.
(4)Id., 197-198.
(5) Hardy life oi Cbailemont , ii, 324.
(6) Toue's memoirs, i, sôS.
(7) Id.,i, 182.
(8) Le niiuislère anglais, dit VoliTùne dans ses mémoires, profila de la lerroiir caii=ée par les horreurs de la révohilioii française, i, ro5.
1^4 INTRODUCTION mSTORIQUE.
risation du pouvoir exécutif, fait désarmer les citoyens , envoie de fortes garnisons dans les villes (Ij ; interdit les discussions publiques dans les clubs , prohibe la vente des munitions de guerre; et, afin que dans l'avenir il ne puisse pas s'établir à cùté du parlement légal un parlement irrégulier délibérant au nom de la nation et sous le mandat des passions populaires, une loi est rendue, qui interdit à l'avenir toute assemblée de citoyens délégués à l'effet de délibérer en coîivcntion sur les affaires publiques (2). Ces mesures énergiques sont partout mises en vigueur ; elles ne rencontrent quelque résistance qu'à Belfast, où toutefois le peuple est bientôt réduit par la force.
Alors l'Irlande , tout à l'heure si agitée , reprend son immobilité. Elle était prête à s'engager dans la république, et voilà qu'à présent elle murmure à peine le mot de liberté.
Cependant, à cet affaissement de l'esprit public en Irlande, survivent encore quelques passions patriotiques isolées, mais ardentes.
Dépouillés de tous leurs moyens publics d'action , les réformateurs en cherchent d'autres. L'aj^sociation des Irlandais- Unis subsiste toujours. Seulement, comme elle est menacée par les lois, au lieu de procéder au grand jour, elle agit désormais dans l'ombre. Auparavant elle attaquait le gouvernement dans les clubs , dans la presse , dans ses conventions nationales ; à présent elle conspire. Libre jadis de consulter le peuple, elle recevait ses instructions, et était plus ou moins tenue de s'y conformer ; maintenant , forcés d'agir secrètement, les meneurs de l'association ne prendront leur mandat qu'en eux-mêmes , et conduiront l'Irlande suivant leurs vues et leurs passions personnelles. Le peuple irlandais ne peut plus dire à ses agents quand et comment devra se faire la réforme ; ceux-ci auront donc à aviser le moment et les moyens. Or, ces chefs du parti populaire, voyant le paysre-
(i) Belfast politics, i35.
fa) 1793. The convention-art.
INTRODUCTION HISTORIQUE. IjB
tombé sous le joug , et trop abattu pour se relever, estiment que l'Irlande ne peut plus dorénavant faire elle-même sa révolution. En conséquence, ils résolvent d'appeler en Irlande des soldats étrangers, qui délivreront celle-ci de ses fers (1). De là les trois tentatives d'invasion en Irlande , entreprises par la France, de 1796 à 1798, et négociées avec le directoire par les principaux membres de la société des États-Unis; de là l'insurrection fatale de 1798; de là enfin l'union parlementaire de l'Irlande à l'Angleterre, accomplie en 1800.
^ IV. — Invasion de l'Irlande par la France^ et insurrection de 1798.
On trouve dans les Mémoires de Tone les détails les plus intéressants sur cette insurrection , et sur ces trois expéditions. L'insurrection de l'Irlande et les invasions de la France devaient être combinées de façon à se prêter un mutuel secours. Wolf Tone, Irlandais d'origine, et qui avait été agréé par le directoire en qualité de général de brigade (2) , n'était en réalité , auprès du gouvernement français , que l'agent diplomatique de la société des Irlandais-Unis. Tone , irlandais dans l'âme, enthousiaste par nature , partisan fanatique des idées françaises et républicaines , déploya une ardeur extrême et une rare intelligence à engager le Directoire dans une entreprise sur l'Irlande. Il exploita très-habilement l'idée fixe de tous les politiques français du temps, qui était une descente en Angleterre , et parvint à persuader tous les membres du gouvernement français , que l'on ne pouvait mieux attaquer l'Angleterre que par l'Irlande.
On voit dans ses Mémoires, comment, à la fin de l'année 1796 , une expédition , sous les ordres du général Hoche , fut préparée , et dans quelles circonstances la flotte expédi-
(i) Tone's memoirs, r, 279.
(2) Sous le nom du général Smith .