‹ L'Irlande sociale, politique et religieuse (volume 4)Chapitre 69 sur 126 · PREMIÈRE PARTIE, CHA.P. II, SECT. il, § III · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE, CHA.P. II, SECT. il, § III

merçanls qui possèdent des millions, aspirent vainement à en faire partie ( i ).

C'est encore un principe essentiel aux corporations municipales, que le corps qui représente la cité(.i) est représenté lui-même par des officiers qu'il institue , et auxquels il donne mandat d'agir pour lui et en son nom ; et cependant on voit qu'en Irlande les officiers des corporations ne sont point institués par celles-ci; par un incroyable abus, ces officiers se sont mis en possession du droit de se nommer les uns les autres (3), Un alderman manquant, les autres aldermen choisissent son successeur. Ces aldermen, que les citoyens n'ont point élus, nomment le maire , le shérif et tous les officiers de la cité. Ainsi, non-seulement la cité n'est point re présentée par la corporation , mais encore celle-ci n'est pas représentée par ses propres officiers. On voit dans ces corporations les mêmes fonctionnaires mandataires sans mandat cumuler plusieurs fonctions ; on voit le corps gouvernant multiplier les sinécures au profit de ses membres; les actes les plus grossiers d'égoïsme se pratiquent sans pudeur ; les corporations de Trimn et de Kells aliènent leurs terres pour que deux ou trois de leurs membres les achètent à vil prix (4) ; ainsi fait, la corporation de Naas qui adjuge à lord ***un de ses membres, moyennant douze livres sterling, des terres qui en valent plus de cinq cents (5). A Drogheda, la corporation règle que le fonds de charité appartenant à la cité sera exclusivement dépensé au profit des membres de la corporation et de leurs familles (6).

Et pourquoi toutes ces contradictions? pourquoi

Page 1