RÉSISTANCE A L OPPRESSION
ment que lors du mouvement papulaire de 1798 j où il y eut autant d'insurrections que de villages^'et où l'on ne vit que des soldats et point de chefs. Tout ce qu'il y avait alors d'aristocratie en Irlande étant hostile à ce moq.ven\ent national y le peuple n'aurait pu trouver quelque assistance que dans la . classje moyenne; or, celle-ci n'existait pas alors en Irlande. Il s'y trouvîiit bien quelques individus propres à faire partie de cette classé , mais en trop petit nombre pour la constituer. On peut dire qu'il n'y eut point en Irlande de classe moyenne , aussi longtemps que furent en vigueur les lois pénales qui , frappant les catholiques irlandais jusque dans leur vie civile , leur interdisaient la propriété foncière, les gênaient dans le négoce, et leur fermaient l'accès du barreau.
Il y avait, à la vérité, da,ns ce même temps en Irlande, d^s avocats , des«négociants', des banquiers ' et des industriels; mais on se trompe étrangement si l'on croit que les membres de ces diverses professions forment nécessairement, et en quelque lieu qu'on les rencontre, une classe moyenne. Dans un pays où n'existerait aucune aristocratie à privilèges, ils seraient naturellement la classe supérieure, et l'on devrait alors chercher la classe moyenne dans une . couche sociale intermédiaire entre eux et la masse du peuple. Et dans une société même dont une aristocratie héréditaire occupe le sommet, ils peuvent, s^ils s'unissent étroitement avec celle-ci, s'identifier tellement avec elle, que, pour trouver une classe moyenne il faille encore descendre au-dessous d'eux. Voycfz l'Angleterre , où l'aristocratie titrée et celle