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De la nature des partis ea Irlande.
Si l'on approfondit le caractère véritable des partis en Angleterre, on reconnaîtra qu'il n'y existe pas, du moins quant à présent, de parti qu'on puisse justement appeler démocratique. Les torys , lç$ conservatifs^ les whigs, ne sont que des nuances
86 RÉSISTANCE A l'oppression.
diverses de l'aristocratie ; on peut en dire 'presîque autant de la plupart des radicauiE eux-mêmes. Non qu'il n'existe enti^e ces partis des dissidences considé*' râbles et profondes: ils poursuivent assurément des buts très-opposéSy et les causes qui les amènent daos la lice sont très-réelles. Mais , s'il est vrai j{de Its uns combattent pouf* «onserVer intacts les .privilégipa aristocratiques, d'autres pour les niodifier,' pèjatêtre faut-il ajouter qu'aucun d'eax ne veut le» déi trulre entièrement. Il y â , dans les mœur»^ dan» Ib» k>i3 et dans la constitution • anglaises f une vieî^ base féodale sur laquelle chacun de oes parti»yeu|^ bâtir des édifices différents ^ mais que nul ne so^gê k renverser. J'essaierai ailleurs d'tndiqtter par quels détours ces voies aristocratiques peuvent conduire l'Angleterre elle-rarême à la démocratie ; ici. je ccip- State , ' sans le discuter, un caractère çoiAmun ' en Atigleteri^ à tous les partis, et qui ^e se rencontré pdliït en Mande. Dan^ ce dernier pays^ un iTQut autre spectacle s'offre à la vue ; deux partis s'y.^ pré* sentent seuls , entre lesquels il ne se trouve aucun intermédiaire. Point de conservatifs modérés , point de whigs ; il n'y a que des torys et des radicaux, et ici les radicaux ne sont pas aristocratiques ; car, ea Irlande, la question est posée entre- l'aristocratie et le peuple . Ce caractère extrême deà partis irlandais est encore un fait singulièrement favorable à la démocratie.
Tel n'a pas toujours été l'état des choses en Irlande. Lorsque dans ce pays la population catholique ne comptait pour rien, les protestants, seuls maîtres dé la société et du gouvernement, se divi*