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Ç)^ RCSISTAlîCE A L'oPPIL£S6lO]!r. .
le sudy où il y a^ terme inoyei>, plua de vingl eai4^lique& poutre un protestant^ le parti tory est HiUiné* riquement (i) trop faible pour se mesurer sur IV rêne avec soa adver^ire; là^ tout cofmbat singulier lui sf^t funeste; il ne prend donc jamais VaUfen* siTe; et 9 qua^d U est attaqué ^ Ibrce ouverte, au lieude se défendre les armes à la main , il appelle k sop secours le gouvernement et la loi y la police et l'aripée.
D^l^s le nordy au contraire^ comme les deux partis soi^t à peu près de force égale, chacun peut espérer le succès d'une lutte violente; aussi voit-on toujours les deux partis prêts à entrer dans la lice, et Ton s'y croit foujours à la veille d'une guerre civile. Les violences qui ont coutume de se commettre dans le sud , les attentats des White-Boys et leurs terribles confédérations, tiennent bien moins à Te^rit de parti politique qu'à un vice d'organisation sociale« C'est « au contraire , la passion de parti qui domine dans le nord.
Wolf Tone raconte^ dans ses Mémoires, qu'en 179a ('2 ), un de ses amis et lui-même étant allés dans le comté de Derry (Ulster) pour y remplir une mission politique , des aubergistes protestants du village de Ratbfriland, sachant qu'ils étaient catholiques, refusèrent de leur servir à déjeuner pour leur argent.
Au mois de juillet 1837, J^ parcourais la province d'Ulster : c'est le temps où le parti orangiste a coutume de célébrer les glorieux souvenirs de La Boyne et 4e Guillaume III. Ma qualité d'étranger ne me préserva point des injures dont, en cette circon-
stanoe, tout catholique est Tobjet; et plus d'une fois je fus assailli de cette clamer populaire i Jfo po^ peijr (à bas le papismel) On ft'9utreteDait alors dans le pays d'un triste événeoienl. Le^ ]i8 jma 1837^ jour de fête parmi les catholiques dlriaude, dans le comté de Monaghau , des femmes et des enfiuats ^ tous pauvres catholiques, étaient réunis paisible*^ ment autour d'un feu dé joie, ou une gaieté douce se confondait dans de pieux sentiments. Tout à coup trois coup*s de fusil se font entendre) quatre enfants tombent, frappés de iport* Les meurtriers demeurent inconnus; mais aussitôt chacun répète que la haine des protestants contre les papistes a w£smté ce crime, et nul n'en doute.
Du reste, le parti orangisteî dont l'Ulster est le foyer, manifeste de nos jours plus de penchant pour l'emploi de la violence, qu'il n'en avait montré jusqu'ici* Autrefois les menaces de la force maté«*rielle venaient plutôt. du parti catl^olique et radical| de la masse populaire , à laquelle il ne manquai^ pour s'insurger que des supérieurs et des chefs. Pendant longtemps , le peuple irlandais a cru sincèrement que sa délivrance et sa régénération ^e lui viendraient que d'une révolution politique, qui^ remettant eu question les droits au gouvernement * et à la propriété, ferait rentrer le pouvoir et les . terres daps les mains des premiers possesseurs ou de leurs ^héritiers. Ces traditions , jadis familières aU parti national, se sont d'abord affaiblies daps unâ longue et stérile attente; et puis, d'heureux progrès obtenus ^u sein* du travail et d'institutions libres^
lOO B^ISTANGE'A lioPPRESSIOlT.
ont achevé de dissiper ces rêves de soudaine et violente prospérité. Mais il semble que^ dans l'instant où le prineipe de violence était abandonné par les catIioli(][ues , il ait été recueilli par le parti orangiste. Rien n'est plus fréquent que d'entendre des membres de ce parti exprimer le désir ardent d'une lutte à force ouverte. Il n'est point , disent-ils, d'accord possible enjtre papistes et protestants; c'^èst chimère que de vouloir les laire vivre sur la même terre; il faut absolument que les uns eh repoussent ' les autres y comme la vérité doit chasser le mensonge; c'est entre eux une* querelle de vie ou de' mort. Qu'un engagement décisif, qu'une guerre d'extermination termine donc entre eux le débat ! Ce langage n'est point avoué par le parti tory, maià beaucoup de topjrs le tiennent. Ceqx-ci pensent que si, en définitive, il faut un jour en venir aux mains, autant vaut que ce soit tout de suite que plus tard ; ils voient leur puissance décliner chaque jour, et estiment plus sage de livrer le combat pendant qu'ils sont encore forts.
Il semblerait qu'il dût tout naturellement exister entre ces deux partis un médiateur capable sinon de les rapprocher, du moins de calmer leur mutuelle animosité; ce médiateur, c'est le gouverne-* ment En tout pays le gouvernement est le modérateur naturel des partis. S'interposer entre euf , tenir la balance égale de chaque côté, les tempérer l'un par l'autre , arracher à celui-ci une concession , obtenir de. celuiJà le sacrifice d'une exigence , les protéger tous, ne se^iivrer à aucun, telle est en Irlande la