‹ L'Irlande sociale, politique et religieuse (volume 5)Chapitre 52 sur 83 · CHAPITRE n · texte numérisé non relu

CHAPITRE n

Ce que peut faire chacun des partis cpii divisent l'Angleterre*

Il y a en Angleterre trois partis principaux , les tories , les radicaux et les whîgs. Voyons ce que l'Irlande pourrait attendre de chacun d eus.

SECTION PREftïIERE.

^ Le para tory.

Les tories anglais sont'ceux qui , dans la nation , se montrent les plus animés du désir ardent et de la volonté ferme de maintenir intactes les institutions du pays; ce sont ceux qui, dans leur amour de ce qui existe , défendent tous les privilèges , protégeât tous les abus , et signalent les partisans de toftte réforme comme des ennemis de Ta constitution. Ce sont ceiix qu'on voit les plus constants et les |)lus dévoués partisans de l'Église ; ils offrent, en un mot, la plus haute expression des passions aristocratiques et religieuses que contient l'Angleterre.

N'est-ce pas assez dire que ce parti serait dans l'impossibilité* la plus absolue de faire , en Irlande , les changements*qu'exige ce pays ? Si l'Angleterre , avec ses intérêts diters et ses passions opposées ,

QUATRI£Jtf^,PA&TI£) CHAP. Il, SEGT. I. 377

sei^t 9 en général y conlraire à de telles rèforiues^ commept donc pqwrait-on les demander au ps^rti dans lequsdtse résument et se concentvept les sentiments lés plus hostile$ à toute innovation ? » ' ;

A la véipteé il: c'est formé, dsj^s ces dernieij;» tenips, SjQxis la bamiière du parti tory , ua atitoe parti «noins absolu que celui-ci dans ses principes , et qui, toiit e|i montrant le même attachement aux àntiques.in stitiilions de l'Angleterre, ne professe pas un ég^l respect pour tous les abus dont elles sont mêlées. Ge nouveau parti, communément appelé conserr vàtif , 0A dont M. Peel est le chef distingué, se, compose, en géjdéijil, de toriesxjui, plus modéré»et plus ÎBtelligents que les autres, ont compris que le meilleifr moyen de sauver rariatocratie.atta^iée^^rait de corriger ées vices les plus saillants à mesure que le ten^s les révd.e , et que l'opinion pi^blique en réclame inapérieasemaiit la réforme.

' Ce parti est peiit-etro^Fimage la plus fidèle de r Angletfçrne , considéi^é^ isolément ; toi^ porte à croire' qu'il y aurait h^ majorité , comme il la posséderait àan§ le parlement, si l'Ecosse et l'Irlande n'y envoyaient.cent cinquante représentants, dont la jdupart sont radicaux ou whigs.

Msds on concevra facilement que ce sefoijd parti ne serait guère moins incapable que le premier de donner à l'Irlande la satisfaction que ceUe^i demande.

Ge ne sont pas seulement des abus qu'il faut cor** ilger en Irlande , ce sont des institutions, qu'il faiit détruire. Or , comment ^ces institutions seraién]:':

elhsi iàbolies par le pafiS 4btit }e nom iadique É^ teis^ibn est ete les consen^èr ? «

Poirih faire en Mabdede ^tiitoê «lâforrivM^ il finit de toute nécessité enga^ tine iMtè aiwc ks p«si&lis àriMDcrati<!|ite^ et religi^euses île TAngteienre. G^^« €fn\^ tëvéHt tttffîdleittiieiit le |yar«i oiuervaltf^ deUt eés pàssîôtas scmt le point d'appot ^ sa piodérottoti fC^^teète ^ point ë&citer^ et k «onbaîter qti^^c*s s'édo^dssetit ; nuAs il ne <»àuradK ka «Mtt*bm¥e. Ce parti peut, ^ams deMe, feire tifena tel détaib de rkdte^isinaticMA publique d'u4il«f6 iMiovfltionsç mîatf ^ il n'ekéc^lrtnerait point de réfemeft prdprea à jàtkatn^ Yét&Mhotkie iociate et poKti€^4«i ^p9ffs.

n ^ à cependant des gens ^u4 dotent que tfc Imb lèb partis fe parti eotiserratil serait le ptas pnopre à hiJFoAn^ les institutions vicieuses de f Iriamde. Ik ibûâëÈk "eëisiéntimtot Éa¥ de qu'à d^Mses ëpoifnd^ , les plus grands cina^gements etiécfMés dans les énàièttftiàheiÀ À il^lânde Vmït été par des rtéms modéras ; et 9s ^tent pour eiifetafipS^e Téinancifyaiion loatllBoiliqiAe 2rt!!eMHpUe <eh t%^ par le «Mystère riont lord Wel* lita!gMfà «teAt le Chef. Mais il ne faut pas «mifondpè éë ^ifafaft un parti av^c oe ^yn'on peii« ^Mendrede ses principes.

I^^éiMkn^aftiMi ^âiolique «n'était point ide sa «lat(tt*é une ttiesui^ ftOTy ; fei^ni W<4l|nglpn Ta >e»tr^ pH*e> ^àH patte qu^^ éfts^ conferaie à ses farin^ cipes , mais quoiqu'elle y fut contraire ; ^ il (a dédafrë ^û&Jkiiénié <qi!i^^ Vtédd(M!^hmMt^ obéis^it AMi à la justjice , «hMAs au 'bësohi d apaiser lesaf^tir*ttohs dé lïriàndte tpii tnenlaçait VAjogYéJtm dH»tte

OU/LTKIÈMB P/IRTIC 9 CIHAP. II, SECF. I. %'jg

iûff^0cûan, il n'a point libremenl; exécuté une réfoirme, il a fait une concession nécessaire.

Or,' on ne cherche point en ce mcmienl si^le parti ealiserrâlif étant chargé de gouverner Fliiâ^de^ MraH dafts la nécessité de lui faire des ooueessiotis ^ tm examine ^il serait dans la nature de ses prkidpe^ d y pratiquer des réformes.

Alors même quil serait dans leb disporàtions du {MMi conservatif de irouloir, etquan4 même il hi| é^ait donné de poitvoir exécuter en Irlande «m €er» tpâin nombre de réformes ^ il en est une qu'il lyA es( absolument impossible d'entreprendm , et qui Far^ réterait tout d abord : c'est la réforme de l'É^iie. Comme 1er qu^ions rétigieuses «ont o^les qui , en Aiiglèterre , excitent les passl^Mis les fdus Vives ^ Ite <e0naefvali£i tes plus tempérés ne peuvent , lians tout «e qui éono^rhe TÉglise ^ appliquer leuvs principes de modération^ Ici l'abus est^tout aussi «aené pour etKx que le principe.

Cependant nous avons vu plus haut <pA^aUimiie i#irtt|e ne saurait étm salutak^ eu Iriapde si ê^^ bœà on ti'j renverse la suprématie auglîcanei Ainsi, U, pt^emièt^ réforme è. exécuter en Iriandie , eettf MHS laquelle toute autre serait vaine 4t stérile, est ^réçiséiiient ceHe que le paMi fepûser^tattf serait dans l'impossibilité d'accompilk*.

81 ie parti tëty est de sa nature ii^propt^e aux

aSo QUE FERA l'aNGL^T£RR£ ? FARj!' TOUX*

réformes que veut llflande , h parti, kpkis aipsJ^le de ces réforn^s n'e^t-Upas c^ui dont lès doctrine sKmt le ploi opposéea à cc^Ues-des torifcs, et cfoi représente dans la nation anglaise iesopinionsi les- phis Êivorables au mouvement et au progrè», comme le parti conservatif^y exprime les passions les pljiis amies de l'immobilité?

11 est sans doute permis de. penser que, midtre du pouvoir,*^ le parti radical d'Angleterre exécuteiait en Irlande "des réformes considérables. Ce ne serait point cependant une tâché exempte de diffîcul^ que de déterminer les actes que l'on pourrait attendre de ses principes.

?On aperçoit bien sa teddance^ générale ^yers la démocratie, mais il serait malaisé de dire jusfu'où il va<dans,cette voie. Sa marche est inc^rtaio^ , ses théories sont vagues, ses plans ne sont point enoore arrêtés, âoit qu'U ne anche pas bien luiTmâme4e but vers lequel il s'avance, soit qu'il craigne d'c^ayer l'Angleterre en le lui montrant , il est certain que ce but ne s'aperçoit pas clairement. Dans f ses professions de foi les plus larges et les plus explicites, le parti .radical réclame des parlements annuels «* le voteau scrutin secret, le wffrage universel réformes itnportanles saitf doute, mais qui sont desi moyens bien plutôt que des fins.

On peut prévoir, il est vrai, que si , à Faide de pareils moyens, les radicaux devenaient mitres du parlement et du pouvoir , ils aboliraient en Angleterre les privilèges politique^et civils de l'aristocratie , et feraient ainsi disparaître un des grande obstacles qui s*opposent à la destruction de ces mêmes

piîyilégBsen Irlande. Mais». <}im peut 4^e*.g|^nd le p^i;ti radic^ aura^Ia piwsaBce d'exécut;er depjareîU^ réforini(es?Ce p^rti eslju^u'à pi^êseoti^^iipnibxieiUïc^ il a peu de puissance dans ^la nation anglaise paroe ^'il est trop en aérant d'elle ; dans le^parleniç(pA A ne compte que peu de membres , et le pouvoir^ e^ si loin de ]lui ^ qu'i\ semble presque superflu d'e^miner quel, usage il ep po|^rrait f^îr^^t ce Dartieût*il aujourd'hui k puissance d'eii^evw à l'aris^ouoiratie d'Angleterre et d'Irlandie leurs "^riiriléges^ciyîls et fiq^iques y. j^ourra^t-il abolir de mêm^ leurs^ privilégfs rel^eux, c'est-à-dirç acfcompliç la ré^^rine!.4ui en Irlande doit précéder toutes «les autres? Il est penwb d'ex^ douter. Et l'obstacle qui peut-étrie l'ar* retirait se trouye en lui-même.

.. Gesjjpa$$iw6 r^gieuses, que l'on À vues plus haut si j^ui^ifmtes en ÀAglet^^tre, ne.sont; peul;-Qtre. ^usai i^vapes.dans 9LUcmi4^ani que dans le4)arti r/idical^ où. eUe^^ sont p)»$ Tiolqat^ et mpijis édairâes qu^ d^itts t^t aiitre. A la vérité, le pài:ti radical ét^t en généra^ compdsé de dissidents ennemis de TÉgliseéta- 4>lie 9 le fanatisme des piai»s}oife religieuses dont il est animé le pous^ plutôt vers la démocratie , et sem^^ bleraitsous cç rapport ^^vomser l'Irlande; mais aujourd'fafui.ces passiou&^sont encore plgs protestantes que démpcratiqueSy et les Irlaodais sçnt catholiques. Xes dissidents d'Angleterre , pour la plupart radicaux, sont assurément «fort ennen^is che2s eu^ de la suprématie de l'Église; mais ils hésiteraient beau-* iCoup À la renverser ^en Irlande ,<iie fut-ce que par la xraiute de fournir aux csïtholiques d'Irlande un sujet de. joie et de triomphe. Ces paasjiqns du parti

^9à QraiftitA l/âKGLSTERKE ? --^ PARTI RimCAL.

radical CDùtre FliiiUide catholique , qui , sans doute^ lepideat chaque jbur à s'affiiiblir^ et que tes chefs <ie dfe parti combattent de tons leurs efforts, ti'ont jamais tnanqtié uile occasioil d'édater. Et poui* n'eil rappeler ici qu'Un e^cemple : lorsqu'à diverses requises !ç plah a été cdtiçu, par le gouvernement anglais , de donner au cïergé cathcdique d'ïrlandé tlfl èalaire p«lblic, les {«lus viv^oi^ oppositions en Angleterre tottt toujours -venues des dissidents qui ont signalé, cboime tlne impiété énorme , ^assistance donnée k une Église papiste par un Éiat protestant Aiiitf le parti radical eomme le parti tory pourrait être,' de» le premier pas , arrêté dans là réformé irlandaise par uBë cause provenant de la religion; avéb cette différence, que, pour ne pas attaquer en Irlande là ëuprémttîe d^}he Église essentiëHement ai^tocra- ^ue, Uè radicaux auraient i>eBC^ de filire ^olMte à leurs prlneîpes politiqueé,l»ii^stfue les tdries, en la ^cdiiservant , agits^ient tout à*Ëat dan^ le sens 4e leurs passîph^, éé leurs doctrines et de lëtlrs tetilFets. « ' « *

Ajey^Mis t[)ue les ^é^ufés de f Anglais contré Tirlaildais , ee «épris si coMm» i^z le premier p0ur l49 secoâd , ne ser rencontrent «nulle part plus tioleMs ^pae parmi les classes inférieiirés, oti lesrar .dicaux prennent nafturellement leur point- d'appuî.

•Toutes les observations qui^-précèdént s'appSî- 4{uent ^ et à plus forte raisott , à un certain jpartt mditol extrême qut s'est tout récemment tkianifesté «n Angleterre, et Ijul fs'essajfïmt dans les grailles liBsemblée» populaires, s^ est distingué par une sito^ gidiiène vkdëneë de lan^ge^ par iihe g^rande eta-

gémiibn dte théth>ies. Au rebours des t^dtcatu me* dërés qui, pour tie point âlliitâ«r FAngleterm^ aDnbilceiit sans ckmte moins ^qo^ds tte irmdem; éaim^ ce nouveau parti setable prendre à 4X»w de tmvi»fierlé plus iqd^ petit tous les intérêts isotutervateùts; ndn que seé dèetrines donnent teoe idée okm de ses projets: il ne dit pas préeisétn^t.oe qu'il feta; ihais cfe qii'il éMblit avec gt^md sbin , c'est qu'à accomplira ce)*tâitiement de gratfd^ et de tenrildm ohbSës ; il ne lui suffit pas d'éthe rfiformcteorv il ^ pose len révt^lutSounaire^ tt preiid poinr devise lé principe du i*eéoiiM k la forcé matérielle ^ se plait à rassembler ië peuple la nuit àr là luiitàëre àm îohelia» ihcehdiaiVes , tt , ^our q^^cm lie «uSpecte pas l'é^ liergie t!te ses desseins , il inviique là méasodre «t les procédés de Dantoiii. Il «st d^out^ que ce parti im^ dical extrême ^ composé principalement des di|0Î* dents les plus fanatiques dt l'Ângleterm, iieulàl; faire , Jlour Flrlismde catholique ^ ^us que nie v^dudrdSetit tes radteaux modérée ; mais ce qui est certain^ c^ëst qùMl le pourrait efaeore inoihs queceus>>eiycar^à force dé se porter en a^tit de la nattdn, il Viest ylAoé éh dehors if aile.

ftf:xtt*s9f ^i% \ \ \ i \l \i çsrïtssefSfT^i^9f;fPSifss^^:^a^^=p

s&em^ m.

On vient de voir comment par «^ fifuifififi àkrefnts i don pfeÈitis jqiB aà Af^^i$eft» vt^dkiiemPDnt

â84 Qy^ Fc%A l'angIiExeiire ? -^ parti eadical.

les idées les plus contraires et les payions les.p}us apposées ne sauraient faire en Irlande aucune ré- Cc^rme de quelque importance : l'un parce qu'il soutient aveuglémei^t la constitution; l'afitre, parce qu'il^evi est supposé l'ennemi ; le premier^ parce qu'il ne voudrait rien innover ; le second,, pai*ce qu'on ne lui en donnerait point le pouvoir.

< Maisr entre ces deux partis extréa)es..il en e$t un troisième -composé de tous ceux- que Fivimobilité tqry repousse , et que le radicalisme^ ^fraie;, qui, sincè^ment attaphé». aux institutipps du» pays, croient cependant qu'il est rpermis. de les modifier; et qui, tour à tour, ardents à attaquer et zélés à défendre ^ admettent assez de réforn^s pour seconder dans sa inarche le progrès de la démocratie, et en osent trop peu pour alarn^çp sérieusement les passions et les intérêts aristocratiques de l'Angleterre. Ce parti moyen est4e parti whig.

On juge tout d'abord par le peu de mots qui précèdent j quM ne serait point dans la capacité des whigs d'exécuter en Irlande tous les changements qu'on à reconnus récessaires ; car c'est une destruction qi\'il faudrait faire dans ce pays^ et la. portée naturelle des whigs ne dépasse point june réforme. Ce n'est même qu'à la condition de ne rien détruire qu'ils ont la puissance de réformer ; mais l'on aperçoit ^ussi en même temps qiite , s'il est interdit aux whigs d'abolir entièrement les institutions de llrlande , ils tiennent du moins de leurs principes la faculté , et de leurs intérêts le désir d'y pratiquer de grandes innovations.

Les whigs qui , pour exécuter des réformes , ont

QUiLTRliM E PARTIE , CET AF/ Il , SBCXr III» a'85

la volonté que n'ont pas les tories^ possèdent ausM le inoyeii qui manque aux radtcanx < car ce scmt eux qui en ce moment gottverneht la Gmndë^Bre'^ tagâe.

Ilb ont d'ailleurs des motifkde natbre diverse pour faire des réformes eu, Irlande; d'iimonéirables maux s'étant accumulés dans ce pays pendant que les torfe$> ennemis de tout changement ( i ) , occupaient le pouvoir, les whigs, qui y après cinquante ans d'excla* sion, reviencfent aux affaires, doivent natureltemesrt porter le remède là où ils voient les plus larg«s plaies*

Cette disposition générMse se fortifie cheat eux d'un sentiment pérsonnffl. Ils sont^autant plus eft^^ clins à faire des réformes en Irlâinde, qu'ils sont plus embarrassés d'en pratiquer en Angletersi^. Dans updernier gays les partis politiques sont si incertains et si partagés, et les passions les plus favoral^es aux whigs sont si timides et si chancelantes'que ceiix-o ont bien de la peine à imaginer une réfornte qui donne quelque satisfaction à leurs partisans , sa«s en diminuer le nombre. Il *faut pourt£tfit de toute nécessité qu'ils fassent des réformes , quand ils ont le gouvernement; c'est* dans • ce seul but qi^ils le prennent et qu'on le leur reihet. S'il ne s'agissait que de conserver ce qui est, le soin en ^appartiendrait naturellenfent aux tories- dont c'est l'affaire et le droit. Ainsi , contraints de marcher Joujours et ne sachant comment faire un pas sans tomber, les wbigà se portent volontiers vers l'Irlande , qui leur ouvre urîe carrière itiiùfitée de'^^ réformes et leur fourlàit un terrain moins difficile à tenir, pafce que les pas»

bridantes.

9aiâi|iie les whîfa ml la ppS9Îl>lité 4e f^ire be^mcoup de choses pour l'Irlande, et puisqu'en m^ip^ tamps ils sont hôroél 4flB$ )^ur $p^èpe 4's^4iRll 9 îl ^vienl néoessaim cte r^bii^rp^r qi^ ^ct^ $^t danâ la meapre de kw^ £^<^ltéft, et quel» autres escnèdeni leur pui^^anoe. Il nnpqrte de^ savoir ju^r ciu'où ils peuTaiil allpr dai^ la réforme 4^$ In&^tH* tîoi» irlandais«i« { qmh ¥^9 parmi \^ Im^ 4ç ririwde^ ceut qu'ils p^qy^nt s^i|faH*^ ^^ ^^ qu'ils ne sauraient contenter, et quelle inâi}^pi$ç pourraient exisrâer sur y^taf de çp pay^ et &vir fon aVeBir les iiéibrtoiai qui sciut: 4gns le^r ppHryPir : il &uf ^ en iiu «|Qt » rfitopMÎtrç jus^'^ qufjl pQint ^ peuvent appli^u^r aux giau?; de l'Irlande Ife refftèdç quL^»^ été indiqué plft^ Jbaut, c'est-à-dire ^pUr las (niyâégaa çiyiU^politiqM^^et religieux ^ dé IVistocratid.

iJ iii»

Réforme des privilèges feUgieox,

Le premier et le pla^ grand avantage peut-être ^e po6^éd^^t les wbigs sur le$ torle^ d^ toutps les' questio&s relatives à VJrlaude ^ c'est ^ m ppint être artéti^ tqut d^abond , cpmmè ceux-ci, par l'olh «ta^île de l'Église.

Les whigs sont assurément atta<^s à l'I^gli^a ^? glicaiie j et ils s'en m^OwêsA les pftrdpai^s déyoués ; mais eè qui lèé'dÎ3tki^;ttede$ loties, c'est qu'ils li'eii

QUATI^CB PARTIE, «|4?.« fif S^CX. i|i, ^ S. ^ $iS7

yeul^|lt pas ii tout pnic Têtière conselvati0t)}ie6 tories disent : Périsse l'Irlande plutôt que TÉgiise angUc^qe} I^es wi^g^? W (Contraire: Sanvpn» Flrlanda.9 et tâchons de présenr0r l'élise. Les premier» api^si&iitîraient encpve à faine en Irl^i^de qu^u^s Féfornie$,, potimi qui» l'Église y d^Itteul#t d^boat av^c tous ses privilèges et tous sft Kncmdpoliss } ^p d'autres termes ils veulent bien offrir à ^ f9f& quelques remèdes à la conditiKH^ d'y laisse^ la (9au)ie première, de tous les mai^x. Les whigs, au cqp^aire, voient d'aboicd les misèin^ dis Tlrlan^^ , et: 1^ nécessité, de les guérir. Us voi^raienf pouv^ éfigl^lir d^^s ce pays l'ordre et la paix saxi^^y (puch^ii à ÏÈf^i^0; mais si 9 en poyrsuiv^^t l^ur ^ut, il# resicoi^ti^^t quelque ab^s de l'Églfse qui l^s génie , ((pielqtie prii)*^ cipe' anglican qui les e^tr^v^i il» suppriipent Ut principe et l'iibus.

Oi^ retrouve sans cesse d^ns les apâi|B dies torij^s et des vsrhigs les conséquences de ce poii^( ds départ flifférent

Voyez 1^ par exem{^ 9 lâ§ dpctrin^ ef: les pnoicédôs des uns et des auiri^s ^ucbgi^ l'insIractiQn religieuse du peuple.

^ Pendant plus d'un sièc]^ les^ bass^e^ drisses d^!^lande ont été privées de tpi^tç ^n^t^^^tion |. pair 1^ seule raisoix qu'elles é|aie^««catboljques 9 et qu'il n'eadstait en Irlande^^que des écoles pno^tantes. lies tçries régnaient a^ors , et quand 04 M^jir repro- 42bait une institution qui ne donnait a^x pauvrfss irlandais qu^4^ jdmix de l'ignorance pu de l'api^stasie, ils répondaient, comme ils le soi|tie^nei|t epcore a^jojord^hsû^ que l'éducatioip populaire est un

a86' OUE FÉRk L'AITGtJSmtltE. PARTI WHI&.

pVltilége de'rEglise, qu'on ue saurait enlever à celle-ci.

Leiwhigs', au Contraire^ pensant que l'instruction du peuple , en Irlande , est pour ce pays' une condition essentielle de salut^ reconnaissent d'abord la nécessité de l'établir ; et ôomme il est désormatis bien constaté que les (Àtjiioliques irlandais ne veulent point envoyjBr leurs enfants dans les écol^ protestantes , les iVhigs se voient forcés d'attaquer le monopole de FEglise ; et , nonobstant les cris de celle-ci , qui se dit dépd#illée , ils '*iiistittient dés écoles nduvelles , dont tout esprit de secte doit être banm> et éù la liberté religieuse est assurée à toutes tes croyances. L'établissement de ces- écoles* nationales a été un des {premiers actes des whigs,^ et il n'en eçt point qui* les iicmore davantage (i). , Le*parti tory croit si Sacrés les 'droits de l'Église, cjue leur violatioil Itri paraît le mal suprême ; et lorsque l'Irlande •conteste un de ces droits; Io*s6[ue, par exemple , elle se révohe confire le paiement de là dîme , les tories estiiiient qùeJ*Égli$e doit, à lout

Î)rix , être maintenue dans l'intégrité de ses priviéges ; si le peuplé ehtiet* résiste, il faut a}>à{;tre tonteis tes résistances, et dût le dernier dés^ïrlandais être ei^tertpiné , il est nécessaire cfue là dîine soft payée. Dans les mêmes cit^<pnstances , les v^igs agissent autrement : Hs souhaitent, à'ia' vérité, commentes .tories, que l'on acquitte les dettes de l'Église ; ils en prescrivent même l'obligation rigoureuse; mais lorsqu'ils trou^^ent toute la populartiôn rebelle à ce paiement , ils n'ont point recours aux mêpes violences pour dompter là rébellion ; ils éssâieiit la rigueur ,

QUATRIEME PAATIÏB , CHÀP. II , SECT. ÏIÏ, § I. 289

et' ne s'jr ohilinent pas ; ils s'arrêtent au commencement delà voie sanglante que les tories parcourent tout entière, l'intérêt général du pays leur paraissant supérieur à celui de l'Église, qui pourtant les touche beaucoup. Alors ils s'efforcent d'apaiser le peuple sans renverser l'Église. Ils n'abolissent pas.la dîme, dont la suppression serait un trop grand coup porté à l'Église; mais ils tâchi^nt, en mpdifiant l'institution , de la rendre moins odieuse , et , en calmant les passions populaires^ de rendre possiUe le gouvernement de ce pays.

C'est ainsi qu'en présence de l'agitation irlandaise de 1882 les whigs ont aboli l'impôt protestant le plus odieux a^x catholiques d'Irlande , qui était les taxes de fabriqu©'(church rates). Ainsi, en i838, jugeant, par une expérience de cinq années, que le peuple irlandais ^tait résolu à ne plus payer la dîme, les whigs l'ont réduite d'un quarl^ et ont transporté du fermier au propriétaire l'obligation de la payer.

De pareils changements n'attaquent pas sans doute le mal dans sa racine , mais ik le rendent moins douloureux.

Il n'entre pas dans les principes àes whigs d'jibolir en Irlande la suprématie religiei;$e , ce qui serait pour ce pays la première condition' de repos et de bien-être ; mais ils peuvent ^ moips rendre moins blessant et moins odiei|^Jê principe funeste qu'ils ne détruisent pas,. ^trd*est.' déjà beaucoup. L^lise anglicane n'est' pas la seule plaie de l'Irlande, mais c'ç3jrJfcafp^6^ vive; et le soulagement des autres est/imp^ible , ai celle-ci ' n'est d'abord adoucie. C'est ce qui explique pourquoi les II. 19

a@j9 QUE Ff BA J.'4NG^ETPPBE ? —r ^^^^TJ JV^^O.

§} les wl^içs ayaiçnjt 4es ambitpiîs vulgaireç, ^ei;r jptér,êj: seraft, (}u^n4 ik tiennent le gouyernemjenti de traÎAer en JtoQgjaeur la réforme de l'Église d'Ir^ l^n^e ; car , ta^Jt ,qife cette Églisie sera debout jayec ;ses vîceç ^u ^4U^^ ^^/^ passions violentes qu'eljje excite, r^cçèç ,dp pouvoir sera bien fiifÊ.c}ie jaiuç ^r}e^, dont le i^qfff. seul insjj^ge rirlanjie, e]t ^.i^i pe po]U[rr:aiei^t fair,e leur p^ix avec ce pay^ que s'ils commençaient par y attaquer l'institution religi^euse dp^jt ils sont les soifliens obligés.

* Çepçpdapt^ en même temps qu*on voit JTÉglise d'irlapcje attaquée par les whigs, on comprend ^iep cpji'elle n'est pas l'objet auquel ceux-ci aimeraiep.l 4 appliquer leu^s principes réformateurs ; car .c'est le terrain de combat où ils se senteqft le ipoins à J'aise. S'ils Juttept d'abord contre l'Église, c'est qne, quand ils eptrent datos la carrière des rq^ormes, l'Église est Je prepiier adversaire qu'ils trouvent devant eux, et qu'il faut d'^ord vaincre, sous peine jde se retirer. La réforme de l'Église est donc bien moins un but qu'ils poiL^rsui\ient qu'un obstacle dont ils travaillent à*se délivrer.

Quelles réformes lès whigj&^yent faire dajis les privilèges civils de

*'ran3n|itti^^H[rlancle. «

Maintenant l'pbstaple religbusc étant écarté, quelles réformes peuvent-Us faire d^ns les pjriviléges civils et politiques de l'arisjocratie ?

QUATR^ME PARTIE, GHAP. II, «EGT. III ^ § II. HQI

G^te question présente des difficultés .dont on ya comprendre tout de suite la gravité.

Les whigs anglais sont certainement t^ès-ari$tocrates dans la plupart de leurs passions et de leurs principes, et pour justifier cette assertion , un seul fait suffit : ils gouvernent l'Angleterre depuis sept ans*

D*un autre côté, on est forcé de reconnaître cpi'ils fbnt beaucoup dé réformes, dont la portée, sinon le principe, est singulièrement démocratique. 'Ainsi, les grandes mesures qui ont été indiquées plus haat, la réforme parlementaire, la réforme municipale, la réforme des juges de paix (i), sont toutes l'ouvrage des whigç. Beaucoup d'acte^ favorables à la démocratie sont donc faits par les whigs, amis de l'aristocratie. !N'y â-t-il pas là une contradiction au moins apparente? En quoi donc sopt-ils démocrates? en quoi aristocrates ?

L'incohérence qui se présente ici dans ^e caractère des whigs anglais,' se dissipera siTon ppend le soin d^ distinguer dans leurs principes ceux suivairt lesquels ils "gouvernent la société civile, et ceux qu'ils appliquent à la société politique.

Sî Ton étudieles doctrines et les actes des whigs les plus voisiiis du radicalisme(a), on reccmnait qil'ilç iraieift jusqu'à sacrifier une pactte des privilèges politiques qui appartiennent Qn Angleterre à la grande propriété. Ils trouvent sans . doijte fbrt juste qu'il existe un dertain nombre d'hommes tenant du hasard de la naissanpe et du sort de la fortune le droit de gouverner leurs sejnblaBleS; juges de paix , parce qu'ils sont riches; législateurs, parce qu'ils sont lords.

aga qsé^fera l'anhleterrr? — pakti whig.

Cependant ils ne coDsidèrent pas comme inviolables l'institution de juges de paix et cette des lords.

Ainsi ils admettem que si la chambre des lords devenait un obstacle à des innovations jugées nécessaires, cette chambre devrait être non abolie, mais réformée et composée au moins en majorité d'hommes qui eussent conquis , soit par un grand mérite personnel, soit par une grande fortune, le droit de représenter dans le parlement une idée ou un intérêt.

Ils comprendraientaussi qu'un plus grandnomhre de citoyens fût appelé à prendre part aux affaires de l'Ëtat ; et en même temps qi^ils étendraient le cercle de la capacité électorale, ils accrolti^ieiU le nombre des fonctions publiques qui sont txinférées par l'élection populaire; ainsi ils ne serait ppint contraire à leufs principes d'organiser dans chaque comté lin conseil local, où des citoyens mandataires du peuple rempliraientles fonctions administratives ornent les juges de p£Ù*'( p): Leur ic, leir agrandissant Ja représen- 'appeler par l'élection les classes LStratv>n du pays, dont les grands rs ont le privilège et le monopole, dans ce corps de doctrines, une itique. ,

Mais les méqies. foraines qui souffrent que l'on établisse l'égalité dans h. société politique, ne piontrent plus la même tolérance quand il s'agit de régler la société civile. II? «é tiennent pas absolument à conserver en faveur d'un aiiié le droit héréditaire d'entrer au parlement et d'y faire des lois potu: le

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