‹ L'Irlande sociale, politique et religieuse (volume 5)Chapitre 53 sur 83 · QUATRIÈME PARTIE, CHAP. 11, SECT. III, § II. ugS · texte numérisé non relu

QUATRIÈME PARTIE, CHAP. 11, SECT. III, § II. ugS

pays; mais ils défendent obstinément la loi civile qui donné à cet aîné le droit de prendre , au décè^ de son père , la totalité de l'héritage, à l'exclusion de s^es frères, de ses sœurs, destinés à végéter dans la gène et dans le mépris public, tandis que Tétre privilégié vit au sein du luxe et des honneurs. Us comprcgidront que Ton ne remette pas exclusivement le gouvernement de la société entre les mains d'une petite oligarchie ; mais , une fois le privilège politique supprimé, ils voudront que cette petite oligarchie possède à elle seule la moitié do territoire anglais , et le conserve, à tout jamais en vertu des substitutions et d.es lois civiles qui rendent le sol, en quelque sortej inaliénable entre ses mains : c'est-à-dire qu en même temps qa*ils consentent à introduire Fégalité dans la société politique, ils sont bien résolus de maintenir l'inégalité dans la société civile.

Les 'whîgs créent ainsi dans leur tête", et ils travaillent à cbnstituer dans le pays, comnve deux zones distinctes, dans chacune desquelles ilsm^îttent en vigueur un principe différent de gouvernement, aussi dAnocrati'que pour Tune qu'aristocratique pour l'autre ; et comme s'il n'existait aucun lien intime entre le gouvernement d'un peyple et ses mœurs , ils ne paraissent pas soupçonner que la doctrine d'égalité admise dans l'État, puisse jamais tofrer dans la famille; et ils semblent croire^que la propriété restera le monopole d'un petit not|ibre après que les droits politiques seront devenus le partage de tous. Ce n'est point ici le lieu d'examiner jusqu'à quel point un pareil systèâie est logique, et si cette séparation artificielle de l'homme et du citoyen

2^4 QUE FERA l' ANGLETERRE? PARTI WHIG.

pourrait être durable ; mais il importait de constater cette théorie qui résume le système des whigs \eû plus avancés, parce qu'on y trouve une première solution de- la question posée plus haut.

Ne voit-on pas eh effet que, par la riature même de cette doctrine, les whigs anglais ne voudraient ni ne pourraient abolir les privil^es civils de l'aristocratie irlandaise , c'est-à-dire réformer les lois qmi maintiennent entre les mains de œïle-ci presque tout le sol ae l'Irlande? Et ne résulte- t-il pas aussi de cette théorie que si , à rîtison de leurs propres pirincipes, les whigs ne peuvent réformer les privilèges civils dfe Taristocràtie irlandaise , ils peuvent être conduits par ces mêmes principes à ^olir sqs privilèges* politiques?' La première de ces coiïM^ qiiohces est simple "et n a pas besoin d'être commentée ; elle établit clairement ce que^ dans un cas, lès whîgs ne peuvent absolument pas faire. La seconde, non moins manifeste , est plus compliquée ; car, en montrant comment, dans un autre cas, les whigs ont la puissance de faire beaucoup ^Be choses^ elle fait sentir la nécessité de rechercher quelles sont ces choses. Voyons donc quels changements les whigs pourraient introduire dans la société politique en irlaficle, et quels privilèges polîtic(ues de Taristocratie ils pourraient réformer.

Ce que ièd i^h'îgs peu^edfféfofmèf danf^ les privilèges polSti(|tieé Jç

l'aristocratie d*Irlâtide.

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