‹ L'Irlande sociale, politique et religieuse (volume 5)Chapitre 58 sur 83 · QUATRIÈME PARTIE, GHAP. II, SECT. III, § III. 3o · texte numérisé non relu

QUATRIÈME PARTIE, GHAP. II, SECT. III, § III. 3o

laisserait à peu près intact le vice principal de l'in- . s^itution attaquée ?

Mais ici les adversaires des whigs élèvent une objection grave : si l'on ne fait dépendre d'aucun cens l'exercice des droits de cité, il en résultera, disent-ils, que l'administration des villes municipales d'Irlande tombera tout entière entre les mains des catholiques, qui y seront en majorité, et qui, après avoir été opprimés, pourraient devenir oppresseurs à leur tour. Cette objection demande à être méditée , et elle aurait bien plus de poids encore qu'elle n'en a, si elle ne venait des tories , qui ont soutenu le monopole tant qu'ils en jouissaient , et n'ont l'idée de mettre un obstacle à la tyrannie que le jour où eHe leur échappe.

Du reste , soit que les whigs admettent tout ou partie du cens que les tories proposent , soit que ceux-ci fléchissent dans leur opposition au principe établi par les whigs , tout annonce que la réforme des corporations municipales d'Irlande s'accomplira cette année.

On pouvait , pour l'exécution de cette réforme , suivre deux voies différentes conduisant vers le Inême but. La première était d'attirer au centre du gouvernement les pouvoir!» politiques qu'on déplaçait ; la seconde, d'étendre ces pouvoirs en les remettant au peuple. Les whigs ont adopté le second moyen. Peut-etreeussent-ils plus sûrement^attaqué l'influence de l'aristocratie sur les corporations municipales en plaçant ces corps sous la main de l'autorité ceur traie ; mais , dès qu^il$ prenaient le parti d'atta* quer l'aristocratie par le peuple, ils ne pouvaient

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