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3o6 QtJÉ F£RJL L'ANGLETERRE? — PHKti ttfittG.
gtlère rieii Mt(s de mieux qtte ce qu'ite profMMetit. La réforme des pouvoirs politiques que l'arigtocMtié d'Iriànde ^sràde dans les torporatîonâ kuiiicîplilesy èi de ceux qu'elle atalt autrefois dans la pâtfoifôe, est sans doute importante ; mais celle qui est surtout grâve^ celle sans laquelle toutes leâ autres setâlient il peu près vaines, c'est la réformé des pri^ viléges qui aj^artiennent à Faristocrsltie dans le comté. Cest dans le comté qu'il fimt atteindre l'tristoferatie, si l'on veut la frapper au Ccerur ; c'est là i|ue soQt 1^ juges de paix , c'est là que sont les gi*andi jmys : et il fatu 8utf*tout savoir quelles réformes lès v^higs peuvent exécuter dans le comté irlandais j si Yen veut posséder k mesuré exacte déleurpui^àil(f(; à attaquer l'aristocratie d'Irlande dans seiï pdtlvti^ pditiqttes.
Réformes que peuvent laire les whigs dans le comté.
On à montré plus haut, comment, pour abattre les pouvoirs pdli^ques de l'aristocratie d'Irlande ,* le premier soin à prendre serait de centraliser l'adt miniétration des comtés; la.premièJ*e question qui se présente^ est donc celle de savoir -si les ^liig^ pourraient exécuter cette centralisation.
C'est ici surtout, qull est nécessaire de distiiiguer les principes qui dirigent les whigs tlahs lé gouvernement de l'Angleterre, de ceux qu'ils appli* queht à l'administration de l'Irlande.
On aperçoit bien , en Angleterre , depuis que
QUimtÈaft PARTIE, GHAP. Il, SEGT. Ifl , § Ùi; 3o7
les whigs y domtitient, une certaine tendance vers la centralisation adiïrinistratiTe desr Maires pubti-^ quèâ. Cette tendance se montre nécéssairemeirt éà tout pays y où soit la démocratie, soit le pion* Toir absolu travaillent à s'établir; car comme l'an et l'atitre aspiretit à niveler les rangs , ils ont besoin d'un instrument d'égalité! Lors donc qil'dH iroit en Angleterre la démocratie se développer -j ori pieut compter que son progrès se manifestera pai* qdelque effort de centralisation. C'est ainsi que le bill de réforme de i83â est suivi de trois lois, dont Fune tend à centraliser l'administration des pau* vres (ij; la secoinle, le régime des prisons (a); la troisième , la tenue des registres de l'état civil (3) : k6s parement sociales dans leur objet , maiâ essentiellement politiques par les nouvelles formes d'ad» ministration qu'elles^introduisent dans l'État^ et que rpn doit peut-être, par cette raison, considérer comme la plus haute expression du monvemeht démocratique , imprimé à l'Angleterre par la révolu* tion dei83o.
* On se tromperait toutefois , si l'on voyait dans ces lois rien d'analogue à la centralisation , telle que nous la connaissons en France.
Chez nous, lorsqu'un pouvoir local, aristocratique 6u démocratique , provincial ou municipal, fest aboli ; cette destruction s'opère toiité au profit dti gouvernement central, qui prend pour lui seul l'autorité supprimée fet l'exerce sans peine pàf* l'un de ses innombrables agents.
Le gouvernement central ^ en Angleterre, qtîand il attaque l'aristocratie, ne procède pôiKt d'tttië fa-
3o8 QUE FERA l'aNGLETBRRE?— PARTI WHIG.
çon si nette et si absolue; il ne s'avance dans cette voie qu'avec une prudence extrême , et des réserves infinies; il ménage la puissance elle-même, qu'il veut dépouiller ; le jour où il brise un privilège de l'aristocratie , il ne l'enlève point tout entier à celleci , il lui en laisse un fragment y et faisant plusieurs parts du reste , il en prend timidement une pour lui-même , et remet les autres aux diverses classes de la société dont il a besoin de se concilier Tindulgence. Ainsi , pour citer un exemple , lorsque les whigs ont retiré à l'aristocratie l'administration exclusive de la loi des pauvres , ils ont d'abord , il est vrai y institué à Londres une commission centrale chargée de maintenir* dans toute l'Angleterre des principes uniformes de charité publique ; mais en même temps ils ont , pour l'exécution de la loi , créé dans les comtés des commissions locales , composées en partie des juges de paix , dont ils venaient d'abolir les pouvoirs , et en partie de citoyens , élus par le peuple dans des conditions de cens propres à faire sortir l'élection du sein des classes moyennes. . C'est assurément un phénomène, digne d'observation , que ce système de demi-ceAtralisation suivant lequel le pouvoir se resserre au centre , en même temps qu'il s'étend vers la circonférence; il semble que les deux principes ennemis, qu'on a vus plus haut se disputer l'empire , la centralisation normande et la liberté saxonne, aient fait leur paix, et que désormais elles s'unissent pour combattre leur adversaire commun , l'aristocratie, qui se trouve ainsi pressée entre le prince et le peuple ! Cette centriilisation tempérée, qui ne porte k