‹ L'Irlande sociale, politique et religieuse (volume 5)Chapitre 7 sur 83 · DEUXIÈME PARTIE y CHAP. II 9 § I. I · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE y CHAP. II 9 § I. I

ments les plus contraires , mélangée de passions puritaines et papistes y d'utopies philosophiques et de fanatisme religieux, de libéralisme américain et de jacobinisme français ; reposant sur une seule base commune , la haine du joug anglais et Famour de l'indépendance : association généreuse , mais mal définie , incertaine dans ses pians , vacillante dans sa marche , travaillée par mille divisions intérieures, prompte à s'abuser sur sa force, et à caresser des illusions qui aboutirent à la fatale insurrection de

Avertis par ce terrible effort d'affranchissement, et s'armant contre le sujet rebelle des excès qu'il avait commis en s'égarant dans les voies inconnues delà liberté, les deux maîtres de l'Irlande oublièrent leur querelle mutuelle, et se rapprochèrent pour ne plus se séparer. L'union irlandaise Ae 1 800 fut bien moins l'union de l'Irlande à l'Angleterre que l'accord du parti anglais et de la faction protestante , qui , ne pouvant plus elle-même gouverner l'Irlande , se jetait dans les bras du maître dont elle avait vingt ans auparavant secoué le joug détesté , et remettait à celui-ci tous les instruments de pouvoir et de persécution, à la condition qa'ellerepl«n- , drait, cofnme par le passé, sa part de tyrannie.

Vingt ans d'oppression silencieuse furent le prix de ce pacte réciproque. Mais, pendant là guerre que s'étaient faite mutuellement ses maîtres , llrlande avait conquis trop de droits, et dans ses essais malheureux de délivrance , elle avait reçu trop d'u* tiles leçons pour rester perpétuellement muette et passive dans la servitude.

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