‹ L'Irlande sociale, politique et religieuse (volume 5)Chapitre 76 sur 83 · PA6B · texte numérisé non relu

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(i) Y. Etiquete de x83a. Lords Titbès, second report, p. 92^, et àUSSi Edinburgh Review, vol. LXIII , p. 1 79. x 836. ta théorie de l'Église anglicane est celle-ci : « It is for the gênerai good, in a country whefe absenfeîsm is so prévalent, to secUre the résidence of at least one country gentleman for the diffusion of chrifization throughout a parish.wheré hé cannot difluse religion. Y. id.

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.{t) Y. les enquêtes de i83a et notamment celle des lords. Tithes", second report, p. a6 ; et Gommons, second report, p. 7.

(a) Cette loi est appelée the Golboum aet, du nom du ministre qui l'a présentée.

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(i) Loi du 16 août i83a. — Lord Stantty's aef.

376 NOXKS.

(1) J/À da x4 août i833, întitalée An act to aller and amend the lawa relating to the temporalilies of the church in Ireland.

(a) C'est la loi du z5 août i838, intitalée an ad to abolish compositions for tithes in Ireland , and to substitute rent charges in lien thereoL I et II Tittoria, c. 109.

(i) George Lewis. Irish chnrch question. T. IrishPistuibancesy p. 38x.

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(i) En i8a5, la question fut représentée au parlement; mais le bill qui aTait pour objet de donner un salaire au clergé catholique d'Irlande ^ fat rejeté par la chambre dpskorda. T. Wyse catholic association,

(a) Cette déclaration a été rendue publique par la voie de la presse ; elle se trouve dans tous les journaux de janvier 1837. On peut la vonr notamment dans le Dublin* Evening post du 17 janvier de cette même année. On trouve à la date du 8 du même mois de la même année, une adresse d'O'Coonell aux électeurs de limerick, dans laquelle il s'oppose de tonte sa force an projet d'un salaire public pour le clergé irlandais, et déclare que pour son compte, il aimerait mieux mourir que de consentir à une pareille dégradation da culte catholique. <— Y. le même journal du la janvier 1837.

(3) On peut juger de la disposition véritable du clergé catholique envers les gouvernants et les lois, parce que disait Tévêque Doyle, en 18 38, devant un Comité de la chambre des lords :

« I ihink tbe law is a kind of émanation from God » through tbe agency of « man ; and I not only venerate the law as other men do, but I Inok upon « it as clothed with a kind of holiness. Than just law , there is nothing « more holy among human institutions. » DrDoyle, p. loi, i83a. Tiihes lords second report.

« A mes yeux, la loi est une sorte d*émanation de Dieu , dont l'homme « n'est que l'agent. Non seulement je professe pour la loi le respect dont « Tentoure le reste des hommes ; mais encore elle apparaît à mes yeux • comme une loi sacrée ; une loi juste me paraît la plus sainte des choses « parmi les choses les plus humaines. »

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(i) La loi du 1 5 août z838, qui commue les dîmes en rentes perpétaelles, après les avoir réduites d'un quart

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(i) Les évêques afferment à vil prix leurs biens, soit à leurs enfants , soit à leurs frères , ou autres proches , quelquefois ouvertement , le plus souvent au moyen de transactions frauduleuses. V. Enquête sur les dîmes. i83a,Titl)esinIreland. Second report, Gommons. N^ ^19^. Selon M. Biahonj, avocat disliirgué de Dublin , les biens d'église affermes lao^ooo 1. st., rapportent en réalité de 5oo à 600,000 liv. st„ boit aux occupants , soit aux familles de ceux-ci (id.). — Quant aux revenus apparents des terres ecclésiastiques, voir Ecdesiastical commission , 18 33. First Report, p. 43. — Sur le mode et la durée des baux donnés par l'Église à ses fermiers, Y. id., p. axa.

(i) Avant le bill de réforme , sur six cent cinquante-huit membres des communes, il y en avait trois cent sept élus par des bourgs pourris, dont la propriété appartenait à cent cinquante-quatre propriétaires.

(i) O'Connell à Edimbourg, en septembre ^835.

(3) En x835, quelques publications tendantes à l'abolition du droit d'aînesse et des substitutions ont paru à Londres , et y ont obtenu un assez grand succès ; Tune d'elles portait ce titre : Thoughts upon ehe Arîstocracy of England^ by Isaac Tomkins, i835. J'en ai sous les yeux la sixième édition. Une autre était intitulée : Letter to Isaac Tomkins and Peler Jeitkint on primogeniture^ by T. Winter bollom. Cette troisième : A Sketch of the aristocracy of England... L'une d» ces brochures était, à tort «u a raison, attribuée à lord Brougham.

(i)Eni837:il n'est pas tout-à-fait exact de dire que le bill qui tendait à abolir en Angleterre les church rates (ou taxes de fabriques) , fut rejeté ; car, en réalité , il fut adopté par la chambré des communes , à une majorité de 5 ou 6 voix ; mais, dans un pays où le gouvernement constitutionnel est compris , on trouva cette majorité si minime , que le ministère considéra le bill comme rejeté, et ne le porta point à la chambre des lords.

(i) On peut juger, par un seul exemple, de la répugnance qu'éprouvent les tories à faire aucun changement dans le gouvernement de l'Irlande. On a vu précédemment (introduction historique, p. 171), qu'en 1793 la loi qui interdisait le mariage entre les piotestauts et les catholiques, fut abolie. De là, sans doute, résultait la nécessité d'abroger les lois qui défendaient, sous

3^8 IfOTES.

peine de mort, ad prêtre catholique de célébrer un mariage entre catholiques et protestants. Cependant ces lois, tombées , il est ¥rai, en désuétude , sont restées intactes jusqu'en zS33, époque à faquelle une adndnistration whig les a formellement abolies. V. loi do 39 aoAt x833.

(x) Le principe fon^unental des éeoka MaBdaiaet, cKlit mnU mm ie t ^ wl qu'on y dttnne Pinstructien awi nAotts , indépendamment du culte profsaiè par ceux-ci. 11 est manifeste que, dan» un pays comme l'Irlande, l'exécutioa fidèle de ee prmcîpe est la condition n é eosoa ire de svceèt pour toute éeola ouverte, tout a la fois, aux protestants et aux catholiques ; mais il est Êicile de comprendre les difficultés que Ton rencontre dans la pratique. Il ne faut point ittflaencer les enfauts en faveur de tel ov tel culte , et cependant tout enseignement religieux ne saurait être banni dé l'école. Qae serait en effrt l'éducation sans la religion? — Mats si on entrefient les enfants de teligi^n» comment le faire sans tomber dans Técueil qu'avant tout il faut éviter? — C'est à vaincre ces deux obstacles que tendent tous les efforts du gouvernement whig. Et d'abord, comme garantie de iasineérité de Tinlention, il a placé à., la tète de la commission centrale qui dirige ces établissements , deux hommes éminents, chacun dans son parti, Pun protestant, Tatiire catholique, et qui doivent par leur caractère offrir des gages d'impartialité aut croyants de leur religion ; fun est le docteur Whatety , archevêque protes* tant de Dublin, l'autre, le docteur Murray , archevêque catholique^ le éac de Leinsfer , qui, est à la tére de la noblesse irlandaise, homme d'une grande sagesse et d'une grande modération , en fait aussf partie. Ensuite û est établi comme règle principale de l'inslitutron , qu'en aucun caa il ne sera donné aux enfants que l'instruction religieuse déterminée par leurs parents ou tuteurs ; et qu'à cet effet, un jour de la- semaine (en outre du dimanche) , les enfants des écoles seront m7s à la disposition, soit du tuteur, soit dn minis' tre, prêtre catholique on pasteur protestant, désignés par le tuteur de l'enfant ou par ses père et mère, afin de recevoir l'espèce d'instruction rellgieBSe qui leur convient. Les enfauts ne trouvent dans rétablissement même aucune instruction religieuse , à moins qu'on ait reçu de leurs père et mère, l'anto* risation Tormelle de leur donner celle qtil y est en vigueur; Au 3 1 maf x83#y ces écoles étaient an nombre de treize cents , dontenant plus de cent mille élèves de tontes les dénominations religieuses. Un des soii|s principaux du gouvernement est de fonder en ce moment des écoles normales d'enseignement ; car ce qui manque en l'Irlande à ces écoles, ce ne sont pas les élèves, mais les instituteurs. V. Reports of the commissioners of national éducatioli in Ireland for ihe years i834,iS35, iS36et 1837.— On ne saurait mieux se faire une idée ue l'esprit dans lequel les écoTes nationales dirlande sont

dirigées | qu'en lisant les discours prononcés sur ce sujet à la cBamBre des lords, par l'arclieTéqQe de Dublin (le docteur Whately), qui est tous les ans attaqué dans cette chambre par les orateurs du ()arti tory, et notamment, par lord Lyndurstetrévêque d'Exeter. T. notamment le discours prononcé parle docteur Whatelj,le 19 mars i833. Ceux qui voudraient approfondir ce sujet, et examiner non seulement ce que Ton fait en Irlande, mais encore cç que Ton devrait y faire dans Finférêt de l'éducation du peuple et des autres classes de la société, doivent lire Fouvrage très-remarquable publié sur ce sujet par M. Th. Wyse de Waterford , auteur de l'Histoire de V Association catholique . Cet ouvrage est intitulé Éducation reform. London, 1 8 36, liOPgiiiaii. Lq disfioura prononcé sur le piême si^t « par M. Wyse ^ dans la ebambre ^ oami«unest i« (^ HMÛ i^^S, inéri^ également d'être con«ulté.

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(i) On vent parTer de la réforme opérée dans les powolFS des jsge» de paix, par \e poor law amendement act, le 14 août z834, qui, en eréaiit «se administration centrale de la loi des pauvres , a dépouillé les )uges de paix d'un grand nombre d'attributions, et n restreint singnltèrement eèKX de feurs pouvoirs qu'elle n*a pas détroits.

(a) ta pensée la plus avancée des whigs se peut voir daHs un écrit intitulé National Property and Prospects clf tke présent admimstrMion smd of their suçcesorSf qui a paru i835, et qui, quoique publié sans nom d'auteur, est notoirement émané de M. WSliam Nassau Senior, ex-professeur d'économie politique à Oxford, auteur d'un ouvrage extrêmement remarquable, intitulé Oiitlineoî the science ofpolitical ecooomy, i836, et aujourd'ui investi d'une des plus importantes fonctions de. la magistrature anglaise (master in chancery). M. Senior, quoique écrivant en son nom propre, était évidemment l'organe réel du ministère Melbourne ; et sa publication avait pour objet de pressentir et de préparer l'opinion publique sur les réformes qui é'aient dans la pensée des whigs. Or les principaux points qui sont établis dans Fœuvre de M. $enio|* , sont ceux-ci : jo que la cham'bre des communes est désormais Te pouvoir prépondérant dans FÉtat, et que la chambre des lords né doit plus être que la seconde chambre du parlement; a^ que si tachambfe des lords n'accepte point ce rôle secondaire , Te seul qu'elle puisse avoir , il faut de toute nécessité îa réformer ; et cette réforipe se peut faire en introduisant dans la chambre des lords un grand nçmbre de Tords noùimés I: vie ; 30 il faut absolument opérer de grandes réformes dans FËglise d'Angleterre et dans celle d'Irlande, et ne point s'arrêtef ail cri de FÉglise qui sé prétend dépoulQée q^ând on régie ses droits et ses revenus. Lés propriétés de l'Église

sont des propriétés nationales, dont l'Eut fait l'emploi qu'il juge le plus juste et le plus utile à la société-; 4® il faut réformer les corporations municipales d'Angleterre. On sait que ces corporations ont été réformées en i836. Gomme en i836 on s'attendait à une résistance de la chambre des lords an bill de réforme des corporations municipales d'Angleterre , il était déjà quf>stion, au sein du cabinet Whig , d'un projet de réforme de la cbambre des lords, dont les articles avaient déjà été esquissés.. • Mais, les lords aya&i cédé» ce projet n'a pas eu de suite,

(i) En x837 , un bill tendant à rétablissement do ces conseils locaux fîit préparé par M. Joseph Hume, sons le titre de Biil to ettabUsh eouneilsfor îhe better management of eounity nUtt, On croit tenir de très-bonne source que M. Hume, en présentant ce bill, agissait d'accord avec le ministère whig» sur l'appui duquel il croyait pouvoir compter ; et en effet, les ministres whigs ncToyaifnt dans ce projet de loi, qui dépouillait les juges de paix de l'admi-^ nistralion des comtés, pour la transporter à des magistrats élus, rien que de compatible avec leurs principes politiques. Mais la seule présentation de œ bill souleva de si grandes oppositions,dans la chambre des communes, dont tons les membres sont juges de paix, que les whigs n'ont pas osé soutenir ce projet de loi, qui était, il est vrai, conforme à leurs propres sentiments, mais qu'ils ne pouvaient défendre sans compromettre leur existence ministérielle.

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(1)11 j a eu sur cette question beaucoup de défections parmi les whigs, [qui cependant ne l'ont pas désertée en niasse. Yoici du reste quel a été , depuis x833 , le mouvement des majorités et des minorités sur cette question ; cm i833 , pour le scrutin secret, 106 voix contre 2x1 ;en i835, 146 pour et 3x9 contre; en i836, 88 pour, et 139 contre; en x 83 7, i55 pour, et 267 contre; enfin en i838, aoo pour, et 3x7 contre. On voit qu'il j a encore pour repousser la motion, un^ majorité de 1 1 7 voix. Le bill n'aurait quelques chances de succès que si le ministère whig l'adoptait. Du reste , il y a sur cette question de singulières variations d'opinion. Beaucoup de tories tendent à croire que le vote au scrutin secret ne nuirait en rien à l'influence de l'aristocratie, et aurait pour avantage de détruire celle du peuple qui aujourd'hui à une certaine action sur le vote public des électeurs. Par la même raison, beaucoup de radicaux qui étaient £ivorables à la motion, hésitent dans leurs sentiments. Il existe cependaut^sur ce sujet, quelques convictions constantes et inébranlables , à la tète desquelles il fiiut placer celle de M. George Grote»

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qui a pris en maîn la cause du scrutin secret (ballot) , et reproduit chaque année uue motion qui l'a pour objet Toiis les arguments que Ton peut présenter en faveur de cette réforme sont exposés avec beaucoup de talent dans les deux discours prononcés à la chambre des communes, par M. Grote, les 8 mars 1837 et i5 février z838.

PAGE Box.

(i) Ghurch rates abolis pour l'Irlande en x833.

(a ) Les whigs semblent pourtant enclins à faire revivre la paroisse et ses pouvoirs. Ainsi deux luis récentes de i833 et de i836 confient aux paroisses d'Irlande le soin de nommer chaque année des commissaires à Teffet de surveiller les cabarets où se vendent de la bierre et des liqueurs fortes, aussi bien que les personnes qui tiennent ces maisons. 3 et 4 W. lY. ch. lxvixi lect. XX ; 6 et 7 W. IV, c. xxxvin, sect« xixx.

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(i) La réforme des corporations municipales d'Angleterre s'est fiiite en x836.

PAGE 3o3.

(t) Les whigs admettent bien quelquefois comme les tories qu'on doit attacher la condition d'un cens à Texerdce des droits municipaux. Mais alors même qu'ils se rapprochent ainsi des tories, ils en sont encore séparés par la quotité du cens que les tories veulent élever beaucoup plus que les whigs. Ceux-ci estiment que l'on pourrait conférer les droits de cité à tous les individus payant un loyer, ou habitant une maison dont le loyer fût de la valeur de 5 liv. st. (xa5 fr.). — Les tories fixent au contraire à 10 I. st. (25o fr.), le minimum du cens municipal. Les arguments sur lesquels repose le système des tories se trouvent principalement dans les discours prononcés sur cette question à la chambre des communes, par sir Robert Peel, et à la chambre des, lords, par lord Lyndhurst.

(1) Août x834. ]8oor law amendment act. Il existe en Angleterre des paroisses où la taxe des pauvres était devenue si énorme, qu'elle avait dépassé le revenu des terres qui en avaient la charge , et que les propriétaires de ces terres et les fermiers avaient déserté leur domaines et leurs fennes, pour s'affranchir de ce fardeau. Les commissaires (for inquiring- into the

opération of the poor laws in England), citent la paroisse de Cholesbury en Berkshire, ou la taxe des pauvres s'éleva de lo 11 v. st., qui était son diîffire en 1801, à 367 liv. st. en i832, quoique la population fût restée presque stationnaire. (Y. third report of theirish poor law commissioners. x835, p. 6 . )

(a) Loi du 25 août i8.35.

(3) Loi de i836.

PâGE 5 10.

(1) II arrive à la vérité 4uel(|uefois aux wfaigs de ne pas centra^er même en Ii-iande autrement qulU né fObt en AUgteterre. Ainsi, parexeinple , laloi des pauvres, donnée cette ànuée même ^^ 1 8 3 8) à l'Irlande , repose sur le méoie système timide de centralisation ibixte qui sert de ba^e à la nouyelle loi des pauwes d^^gleterre ; c'est-à-dire qu'elle char^ le pouvoir central de di<^ riger,les classes moyenne et Supérieure d^exéctiier, et lé peapte de choisir uxe partie des agents d'exécution. Mais ii fattt reteonntîire ^u'en général léi whigs établissent en Irlande une autre sorte de centralisation qu'en Angleterre.

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