‹ L'Irlande sociale, politique et religieuseChapitre 212 sur 333 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

e ne sont que des partis en face d'un gouvernement qui st ou paraît être la vraie représentation du pays. Il en est utrement chez un peuple qui obéit à une autorité antinatiolale. En Irlande, où l'aristocratie est ennemie du peuple, lul ne résiste quand le gouvernement est fort; mais, le 3ur où l'opposition est libre d'éclater, l'hostilité est univerelle, et le pouvoir abandonné tombe dans l'isolement. Ce ont les opposants qui sont la nation, et le gouvernement ui est un parti. Ces opposants composent aujourd'hui la rande association irlandaise ^

Mais comment ce gouvernement peut-il maintenir son ction sur un peuple entier ligué contre lui? La difficulté st grande, et, pour en comprendre l'étendue, il est utile le connaître tout ce qu'il y a de démocratique dans l'assoialion nationale d'Irlande. Je crois devoir en exposer ici le lan et en indiquer le caractère.

Je ne sais si j'en ai bien saisi l'esprit et le sens; mais, en as d'erreur, je ne pourrai m'en prendre au secret et aux [lystères de cette association, dont tous les actes se pasent à la face du soleil, et sont ainsi livrés au jugement de ous.

Un comité central, séant à Dublin, et composé de membres dont le mode d'élection a varié suivant les circontances, représente l'association et prend toutes les mesues jugées utiles à la cause commune. Ce comité s'assemble égulièrement, examine les lois proposées au parlement, Bs discute, censure les actes du pouvoir et ses agents, •rend des résolutions, les publie, en un mot agit comme in vrai parlement, auquel il ne manque que le pouvoir égulier de faire des lois obligatoires pour tous. L'associaion a un journal qui publie ses actes et ses décrets (1).

* Tout ceci, vrai, lantque les tories sont au pouvoir, cesse de l'être uand les whigs gouvernent l'Irlande.

[Note de la septième édition i 802.

Comme tous les gouvernements établis, l'association re çoit un tribut en retour de la protection, qu'elle donne tribut dont la quotité varie, se perçoit suivant des forme diverses, mais finit toujours par être acquitté. En d825 l'impôt payé à l'association par chacun de ses membre était de deux sous par mois (un penny) (1), taxe légère mais suffisante pour établir un contrat d'autorité et d'c béissance entre le corps qui la perçoit et l'individu qui 1 paye. L'association avait des percepteurs qui levaient l'inpôt, d'autant mieux payé quil était volontaire. Aujourd'hu l'association ne va point chercher l'argent des contribue blés; ceux-ci le lui envoient dans la forme de souscription individuelles : changements dont les formes signifient pei mais sont nécessaires pour échapper aux lois par lesquelle de temps à autre le gouvernement attaque Tassociatior Ainsi, par exemple, dans l'origine les membres du comit central procédaient de l'élection du peuple entier; chaqu baronnie envoyait au chef-heu du comté un certain non bre d'électeurs qui nommaient un ou plusieurs députe pour représenter le comté dans le. comité central; ain; faisaient les trois cent cinquante baronnies et les trente deux comtés d'Irlande. De sorte que les meneurs de Tasse dation étaient au fond et même dans la forme les délégué du pa)s. Cette forme électorale, pratiquée en 1792, fi frappée comme inconstitutionnelle par un acte du parh ment (the convention act), ce qui n'empêcha pas qu'e 18H et en 1825 l'association n'employât le même mod pour le choix de ses représentants. Mais, en 1811, un décision du jury, et en 1825 une nouvelle loi du parlemei (appelée the algerine act) (2) ayant dissous le comité ci l'association et l'association elle-même comme illégale, il bien fallu recourir à une forme différente d'organisatior et aujourd'hui l'association n'a point de chefs apparen auxquels elle confère l'élection avec un mandat exprè Chaque réunion de l'association est comme un meetir

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